Election présidentielle: Autour de l'annonce d'une candidature

par Ghania Oukazi, Le Quotidien d'Oran, 14 février 2009

Ils commençaient à affluer dès la matinée vers la coupole du complexe olympique du 5 Juillet. Ils voulaient être sûrs de ne pas rater l'événement, l'annonce par Bouteflika de sa candidature à l'élection présidentielle du 9 avril prochain.

Le dispositif sécuritaire déployé aux alentours et à l'intérieur de la coupole était de circonstance. Le décor de l'événement était planté depuis au moins une semaine. Sur les arbres et placardés sur des espaces publicitaires, le portrait de Bouteflika avec le slogan «Pour une Algérie forte et sereine». L'intérieur de la coupole Mohamed Boudiaf était aussi tapissé de ce slogan avec un autre orné d'une colombe, affichant un site: WWW.Bouteflika 2009.com».

Les invités, hommes et femmes, commençaient à arriver vers 10h du matin alors que les invitations qui leur ont été adressées avaient comme heure de rendez-vous 13h. Ils arrivaient en même temps que les journalistes accrédités qui étaient venus récupérer leurs badges comme cela leur a été demandé. La salle commençait à se remplir jusqu'à ce qu'elle déborde. Ils sont venus de tous les coins du pays représentant toutes les organisations et associations existantes. Les élus APC et APW de toutes les communes et de toutes les wilayas du pays, étaient là. Toutes les corporations étaient représentées. Les artistes étaient aussi là. Ghaffour, Djamila la chanteuse kabyle qu'on n'avait pas revue depuis longtemps, Zahouania, El-Amari, et autres Menaï, acteurs, cinéastes...

Il y avait surtout ceux du pouvoir, ceux en service, en poste ou encore ceux qui en ont été éloignés... De hauts responsables de l'Etat, d'institutions publiques, les partis politiques, ceux de l'Alliance présidentielle, les députés, les membres du Conseil de la Nation. Parmi eux Mohamed Lamari, l'ancien général de corps d'armée, chef d'Etat major, habillé en civil, costume bleu foncé, chemise blanche à rayures bleues et cravate bleue marine rayée de blanc. Lamari qui était assis entre le président de l'APN, Abdelaziz Ziari et Belaïd Abdesselem que le président a cité lorsqu'il a annoncé le montant de son prochain programme quinquennal. «Belaïd Abdesselem, avait-il dit, avait eu une rentrée de 20 milliards de dollars et il a remercié Dieu, aujourd'hui j'annonce 150 milliards et il nous faut encore plus parce que nous vivons avec une génération qui demande toujours plus. Dieu nous en donnera davantage,» a-t-il dit. Mohamed Betchine, lui était assis main dans la main avec Yacef Saâdi. Il y avait plusieurs ministres même ceux qui ne sont pas dans les partis politiques comme Karim Djoudi des Finances. Mohamed Raouraoua fraîchement élu au bureau exécutif de la fédération africaine de football faisait lui aussi partie des convives. Il y a avait, faut-il le signaler, tous les présidents des grands clubs nationaux de football. Sidi Saïd n'a pas manqué à l'appel tout autant que son staff venu dans ses diversifications RND-FLN. Le secrétaire général de l'UGTA sortira de la salle avec une forte grippe. El-Hachemi Sahnouni, membre fondateur de l'ex-Fis, était assis aux premiers rangs, «les plus lourds» disent certaines personnalités. Coiffé d'une koufia rouge et blanc, barbe totalement blanchie, il était aux côtés de Abderrahmane Chibane, président de l'association des Ouléma. Louisa Hanoune du PT manquait à l'appel «ce qui est normal, nous dit-on, parce qu'elle est candidate.»

Les frères du président candidat sont venus en évidence, en force, accompagnés de leurs épouses et enfants. Saïd le plus en vue était à l'entrée du public par laquelle Bouteflika a accédé à la salle. Nacer, le secrétaire général du ministère de la formation professionnelle distribuait des casquettes aux enfants de la famille. Son fils portait un tee shirt bardé de «Bouteflika notre président» (en arabe) et tenait en main l'emblème national. Beaucoup de cadres des différents ministères étaient là notamment ceux qui se font appeler «conseillers». Toutes les tangentes de l'Administration publique et privée étaient représentées tout autant que l'ensemble des démembrements de l'Etat dans tous leurs revers. C'est dire que le doute n'est pas permis quant aux chances qu'a le candidat pour rempiler la présidentielle.

La boîte en plastique, les invités de marque et les mauvaises langues...

Il est 12h 30. La salle est presque pleine. «Chachra Laâbine El Baroud», chanté sous des rythmes de la danse Essaf, version Maghnia, est mise à fond la sono. Des youyous fusent, on tape dans les mains. L'ambiance est enclenchée dans une salle qui continuait de se remplir. Un personnel habillé comme les restaurateurs, distribue des boîtes en plastique avec dedans un sandwich à la viande froide, une pomme et une bouteille d'eau minérale, d'une certaine marque. Les mauvaises langues se demandent pourquoi cette marque et pas une autre. On s'amuse à imaginer le nombre de sandwichs distribués. Il en avait pour tout le monde. Du moins pour tous ceux qui étaient assis sur les gradins. Pour les autres, les invités du milieu, assis en bas, considérés de marque, on ne leur donnera pas la boîte en plastique. On apprendra que pour qu'ils puissent être présents en ce jour J, les artistes étaient logés à l'hôtel El-Aurassi les 11, 12 et 13 février.

Sur les airs d'une chanson kabyle, des jeunes filles placées en bas, se mettent à danser. L'ambiance chauffe. Des hôtesses habillées en pantalon noir et liquette blanche sont là à regarder les nombreuses allées et venues. L'organisation se voulait «moderne, grandiose», comme ça était promis. On ne connaîtra pas les sponsors de cette cérémonie aux mille couleurs avec une dominance de bleu. «Design italien,» dit-on. «Une telle organisation ne peut pas se faire sans que les moyens de l'Etat ne soient derrière,» lance-t-on.

De Abdelkader El-mali au «candidat indépendant»

Il est 13h et «Chachra Laâbine El baroud» reprend de plus belle. «Les danseuses» s'assirent l'une après l'autre. Les premières images d'un documentaire racontant le candidat sont projetées sur les écrans géants placés pour la circonstance. 1958, Abdelkader El-mali fait son apparition en premier. 1960, Bouteflika troque sa kachabia contre un manteau assis aux côtés de moudjahidine. Arrêt momentané de la projection du documentaire. «Nous avons besoin à plus d'organisation,» lance une voix au micro. Les hôtesses n'ont pas pris le soin de laisser les sièges de devant vides pour les personnalités de marque comme Belkhadem qui est arrivé à 13h45. Reprise de la projection. 1962, Bouteflika en tant que ministre de la Jeunesse et des Sports. Juin 1963, il est ministre des Affaires étrangères. Sa voix s'élève: «j'ai eu l'honneur d'être aux côtés de Houari Boumédiène, Djamal Abdenasser, j'ai eu l'honneur de discuter avec De Gaulle, Csawsisco, j'ai été ami d'Olof Palm... Discours de Boumédiène annonçant la nationalisation des hydrocarbures et les 51% des parts algériennes dans le capital de sociétés françaises. Son oraison funèbre prononcée par Bouteflika où il dit entre autres «je faisais mes adieux à un ami, à un frère mais je faisais aussi mes adieux à la politique...»

14h 25, Bouteflika, le président-candidat fait son entrée dans la salle. Une entrée inédite. Il arriva par la porte d'entrée du public et non pas par derrière le rideau de la scène. Il est seul, le pas alerte, l'oeil rieur et saluant de la main les invités sur son passage. Il monte sur scène sous les airs de «Bladi hia El-Djazaïr,» chantée par Cheb Mami. Il traverse la scène de bout en bout. L'assistance applaudit et les youyous fusent de partout. Il était habillé en costume gris foncé et rayures bleues, cravate bleu-nuit et chemise blanche.

Il prend un grand verre d'eau, met ses lunettes et commence son discours. «C'était en principe, mon ami et frère Saïd Abadou qui devait me présenter mais plein d'humilité qu'il est, il n'a pas osé le faire. Pour tout ce que l'organisation nationale des moudjahidine incarne comme symbole de la glorieuse Révolution de Novembre, cette révolution qui a été le creuset de notre union nationale sacrée, nul mieux que son secrétaire général ne pouvait être votre porte-parole unanime, représentants des partis politiques et des organisations nationales, membres de la société civile, dans ses diverses composantes et dans la continuité des générations,» commencera-t-il par dire avant de rentrer dans le vif du sujet. Comme si le président-candidat cherchait à être parrainé par les moudjahidine, lui, qui dans l'un de ses discours, avait demandé pourtant à ce qu'il soit mis fin à la légitimité historique comme faire-valoir...

Il discourra pendant quarante minutes avec une voix forte et de la précision dans le verbe. Ses engagements, la poursuite de la réconciliation nationale, le développement économique et social et les réformes de divers secteurs. Entre un propos et un autre, des voix s'élèvent de la salle «goulha, goulha» ou alors «ouhda thalitha... » «Allah Ouakbar... ». Il annoncera en fait, les grandes lignes de son programme électoral. Il s'est engagé à mener à terme son programme quinquennal actuellement en phase d'exécution et promet d'en lancer un nouveau pour les cinq ans à venir pour un montant de 150 milliards de dollars. Cette dernière promesse, il l'a voulue comme une mise au point à ceux qui pensent que l'Algérie devra se serrer la ceinture en ces temps de crise. L'autre mise au point de taille: «j'ai décidé de me présenter aux élections présidentielles d'avril prochain comme candidat indépendant.»

Bouteflika sortira de la salle par la même entrée, celle du public mais cette fois-ci accompagné de sa garde rapprochée. Fortes ovations, youyous, mêlés à «khalik lia ya bladi» suivi de «bladi hia El-Djazaïr», lâcher de ballons bleus et blancs qui éclataient l'un après l'autre au fur et à mesure qu'ils descendaient sur la foule. Des feux d'artifice virtuels ajoutaient à cet air de fête, un autre, celui d'une victoire assurée... «C'est exactement ce que nous voulions, sauf qu'à la fin, le gars de la lumière a mal géré son coup, il fallait qu'il baisse la lumière tout de suite au final, un peu... » a lâché un membre du staff de campagne de Bouteflika visiblement ému par la réussite de la cérémonie.


La mise au point de Bouteflika

par Ghania Oukazi

«Voilà pourquoi j'ai décidé, grâce à Dieu, de me présenter aux élections présidentielles d'avril prochain comme candidat indépendant», a tenu à préciser le président candidat à l'attention de ses invités.

La précision a sonné comme une mise au point que Bouteflika voulait faire pour étouffer dans l'oeuf les élucubrations de certains partis qui se sont appropriés sa candidature à la prochaine élection présidentielle. D'ailleurs, comme pour le montrer clairement, il avait pris le soin avant d'adresser «mes remerciements appuyés aux partis de l'alliance présidentielle, aux organisations et aux associations patronales qui ont relayé cet appel et l'ont traduit en prise de position clairement énoncée». Le président semble tenir d'une manière coriace à son indépendance des cercles du pouvoir. Il a même insinué qu'il n'a eu besoin d'eux que pour faire répercuter son ambition de briguer un troisième mandat présidentiel quand on l'entend remercier ceux «qui ont relayé cet appel et l'ont traduit en prise de position clairement énoncée».

Ce qui est étonnant, c'est qu'il ne s'est pas privé de rendre avec insistance hommage aux moudjahidine en expliquant que s'il avait refusé de se présenter pour une troisième fois à la présidentielle, «ce serait également une attitude difficile à assumer devant les moudjahidine encore en vie car nous appartenons à une génération qui croit toujours à la nécessité de concrétiser la plénitude du message du 1er novembre 1954». D'ailleurs, il regrettera qu'il n'ait pas été présenté par Saïd Abadou, secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine. Tout au début de son intervention, il marquera un air étonné parce qu'il avait vu qu'il était écrit: «J'ai été très sensible aux paroles de bienvenue de mon compagnon d'armes, le Commandant Si Saïd Abadou.» Une phrase qui n'a pas été rayée du discours écrit. Le refus de Abadou de se lever pour présenter Bouteflika n'a pas été expliqué. Le président candidat lui l'a vu comme «une grande humilité» de la part du concerné.

Ce subit intéressement aux moudjahidine et à leur parrainage de sa personne contredit la volonté de Bouteflika de tenir à être totalement «affranchi» de quelque partie que ce soit du pouvoir. S'il a accepté d'être candidat pour une troisième fois, en plus des moudjahidine qu'il ne voulait pas décevoir, c'est parce que, a-t-il justifié, «chacun comprendra qu'il m'est difficile de rester sourd à un appel aussi pressant car je serais alors en contradiction avec le serment qui m'a définitivement lié aux plus chers de mes compagnons, les glorieux chouhada de la Révolution du 1er novembre 1954». Et, dira-t-il, «ce serait aussi et surtout une attitude moralement pénible pour moi, envers le peuple qui m'a accordé sa confiance et son soutien à travers quatre suffrages universels, qu'il s'agisse des élections présidentielles de 1999 et de 2004 ou qu'il s'agisse des référendums sur la Concorde civile et la Réconciliation nationale».

Zeroual et Benflis à El Mouradia, intox ou ballon-sonde ?

Ainsi, explique-t-il, «ce faisant, j'aurais personnellement accompli mon devoir moral, laissant au peuple le soin de rendre souverainement et démocratiquement sa décision, à travers les élections d'avril prochain, dont la liberté et la transparence seront garanties». Un peuple à qui il demande de voter pour lui massivement parce, a-t-il lancé, «un président n'est président que s'il est élu par une majorité absolue».

Le président candidat a eu le privilège de commencer avant l'heure légale, donc avant tous les autres candidats, sa campagne électorale en soulignant que «si je bénéficie encore une fois de la confiance de notre peuple, je me propose de poursuivre les efforts déjà entamés». Il estime pour cela que «le chemin qui reste à parcourir est encore long si nous voulons mettre définitivement le pays à l'abri des crises et si nous voulons réellement garantir aux générations futures un développement et un bien-être à l'abri des événements».

Il fera en sorte de maintenir encore une fois en éveil, voire en haleine les foules en leur promettant d'avoir «durant les semaines qui nous séparent du scrutin l'occasion d'exposer de manière détaillée les voies et les moyens par lesquels je propose à la Nation la poursuite et la réconciliation de la voie entamée avec elle, pour elle depuis 1999». En plus des nombreux engagements qu'il a pris vis-à-vis de ses électeurs, Bouteflika promettra d'appliquer la disposition qu'il a introduite dans la Constitution à la faveur de la révision qu'il lui a fait subir récemment. «J'ai l'intention, a-t-il lancé, d'oeuvrer à la concrétisation des nouvelles dispositions constitutionnelles relatives à la promotion de la place de la femme dans les assemblées élues. La loi sera mise à contribution pour franchir les premiers pas dans cette direction.» Sa précision concernant l'indépendance de sa candidature conjuguée à sa promesse aux femmes, laisse entendre dans les milieux avertis que ceci permettra au président, pour ce qui est de la première précision, de former un nouveau gouvernement comme il l'entend sans avoir à composer obligatoirement avec les partis de l'alliance présidentielle.

Pour ce qui est de sa promesse aux femmes, l'on dit qu'il sera dans l'obligation de dissoudre le Parlement pour pouvoir les faire représenter au taux inscrit par ses soins dans la Constitution. Il devra aussi dans ce sens amender la loi électorale. Dans la forme, ce genre de recoupement pourrait s'avérer juste. Mais dans le fond, l'on sait que le président ne s'est jamais encombré des remarques des partis ou d'autres cercles qui le soutiennent. Tous les gouvernements ont été nommés par ses seuls soins et tous les chefs de gouvernement qui se sont succédé n'avaient pas le droit de contredire ses choix. Ils se sont tous contentés d'en approuver la composante sans pouvoir la commenter. Du moins officiellement.

Les rangs des courtisans se sont fortement renforcés en ce jour d'annonce de la candidature du président. L'on se rappelle qu'en 1999, une fois élu, Bouteflika avait lancé que «celui qui prétend avoir fait quelque chose pour moi, qu'il me dise combien cela lui a coûté, je suis prêt à le payer, je ne pourrais pas lui donner un poste ou autre chose».

La journée de jeudi ne s'était pas terminée sans qu'il soit distillé, de sources distinguées, une nouvelle quelque peu étonnante de par sa sensible faisabilité. «Le président a reçu mardi dernier l'ancien président Liamine Zeroual et l'ancien chef de gouvernement Ali Benflis», nous a-t-on dit d'un air persuadé de la véracité de l'information.


Le bilan du président

par G. O.

En annexe à son discours, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République a adjoint un bilan chiffré de ses réalisations durant ses deux mandats. Il a rappelé «la livraison de plus de un million et demi de logements dont près de 850 000 depuis le mois de janvier 2004 alors que plus de 500 000 autres logements sont actuellement en chantier, la réalisation de près de 4 000 écoles primaires, près de 2 000 collèges et plus de 550 lycées, l'ouverture de plus de 260 nouveaux établissements de formation professionnelle, la réalisation de plus de 600 000 places pédagogiques et de près de 300 000 places d'hébergement au profit de l'université qui dépasse désormais un million d'étudiants.» Il a ajouté que 19 établissements universitaires ont été promus en nouvelles universités». Le président a aussi rappelé «la mise en service de 33 hôpitaux et plus de 100 polycliniques, le raccordement de près de 1 100 000 foyers ruraux au réseau d'électricité (le taux actuel est de 98%), la réalisation de 39 nouveaux barrages en même temps que le démarrage effectif du programme de dessalement d'eau de mer, la linéaire des routes ayant fait l'objet de travaux ou de nouvelles créations est de 30 000 km avec 1522 ouvrages d'art, l'autoroute est-ouest en chantier qui est de 1216 km, la réalisation de 1511 km de nouvelles lignes de voies ferrées et de 11 nouveaux ports de pêche.» Sur les dix dernières années, Bouteflika dit avoir investi près de 250 milliards de dollars dont près de 160 d'investissements publics. De 30% en 1999, le chômage «a été ramené à 12% par le recrutement de près de 3 millions et demi de personnes en plus de 2 millions et demi autres créés par les divers dispositifs de lutte contre ce phénomène», a-t-il affirmé. Le pays a enregistré selon lui «une croissance moyenne de 5% environ avec des pointes de plus de 6% ces deux dernières années. Durant les cinq dernières années, le président a avancé la création de 120 000 PME. De la dette extérieure du pays, il ne reste à payer, selon lui, que «moins de 5 millions de dollars et la dette extérieure publique est inférieure à 500 millions de dollars.» «Les réserves de change totalisent aujourd'hui, a -t-il dit, 140 milliards de dollars. 4000 milliards se trouvent dans le fonds de régulation des recettes alors que la dette publique intérieure est aujourd'hui de près de 700 milliards de dinars.»

 
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Présidentielles 2009

 
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