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RELATIONS ALGERO-RUSSES L’économique, le militaire et la visite de Poutine à AlgerLe Quotidien d'Oran, 25 mai 2005 L’ambassadeur russe à Alger, M. Vladimir Titenko, s’est exprimé hier au cours du forum du journal arabophone «El Moustaqbal» sur les liens politiques et économiques qui unissent la Russie et l’Algérie. Tout au long de son intervention, M. Titenko s’en est strictement tenu aux questions diplomatiques. Il évitera soigneusement d’évoquer les sujets qui fâchent. Pour le diplomate russe, notre pays représente un partenaire stratégique en matière de lutte contre le terrorisme et de coopération économique. La visite du président algérien en Russie et celles de nombreuses personnalités russes en Algérie attestent, selon lui, de la solidité des relations entre les deux pays. Cependant, le volume des échanges commerciaux estimé à 400 millions de dollars reste bien en deçà de ses aspirations. «Ce chiffre ne reflète pas les capacités des deux pays. Nous espérons atteindre prochainement les 2 milliards de dollars», affirme l’ambassadeur russe dans une langue arabe impeccable. Pour consolider la coopération économique entre les deux pays, une commission mixte algéro-russe devra se réunir prochainement à Moscou pour étudier ce dossier. Le retard enregistré dans la tenue de cette réunion est dû, selon M. Titenko, au fait que le remaniement ministériel algérien ait quelque peu bouleversé la donne et que le représentant algérien qui devra participer aux discussions ne soit pas encore nommé. «Du côté russe, souligne M. Titenko, nous sommes prêts à organiser cette réunion en juillet». Les échanges commerciaux entre les deux pays se résument, pour le moment, aux hydrocarbures. Mais cela ne saurait durer, selon l’ambassadeur de Russie en Algérie. Une nouvelle convention bilatérale de transport aérien et terrestre des marchandises verra bientôt le jour, a-t-il révélé. En revanche, l’ambassadeur russe ne soufflera mot sur la dette algérienne en Russie enjoignant aux journalistes de recourir au ministère des Finances pour avoir plus de détails sur la question. Les données dont il dispose, justifie-t-il, étant assez imprécises, il ne peut pas se prononcer sur le sujet. Il soutiendra vaguement qu’il est possible qu’une convention pour l’annulation de la dette soit signée avant la visite du président russe, Vladimir Poutine, en Algérie. «Mais il se peut, ajoute-t-il aussitôt, qu’il n’en est rien». L’ambassadeur de Russie en Algérie se montrera tout aussi vague sur le contrat d’acquisition d’armements qu’envisagerait l’Algérie de signer pour un montant global de 500 millions de dollars. Le sujet étant strictement «confidentiel», M. Titenko se contentera de dire que «la Russie accorde des armes à tous les pays à condition qu’ils respectent les conventions internationales». En tout cas, la coopération militaire entre Alger et Moscou existe réellement. Le nombre de militaires algériens formés en Russie avoisinerait, selon M. Titenko, les 5.400. Concernant la visite du président russe en Algérie, M. Titenko n’a pas souhaité avancer une date précise. «Ni Alger ni Moscou ne peuvent se prononcer sur le sujet», a-t-il martelé. Il enchaîne en disant qu’il n’y a pas de grands différends entre les deux pays d’autant, estime-t-il, que l’Algérie et la Russie partagent les mêmes positions sur l’Irak et le conflit du Moyen-Orient. «Je pense, en outre, que l’expérience algérienne en matière de terrorisme serait très profitable pour la Russie», indique M. Titenko. Une coopération d’autant plus avantageuse pour la Russie que de nombreux terroristes algériens ont rallié la cause tchétchène. Mais là encore, le représentant de la Russie en Algérie affirme qu’il ne connaît pas le nombre de jeunes Algériens qui combattent les forces russes en Tchétchénie. «Il est sûr que le nombre a baissé ces derniers temps après les opérations militaires russes en Tchétchénie. De plus, les terroristes qui combattent aujourd’hui les forces russes peuvent choisir demain de se battre en Irak contre les Américains», affirme le représentant de la Russie en regrettant qu’il «n’y ait pas de convention gouvernementale sur cette question». Amel Blidi |
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www.algeria-watch.org
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