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APRES
L'ARMEE, LES WALIS ET LES MAGISTRATS
Mouvement
chez les chefs de daïra
Le
Soir d'Algérie, 28 septembre 2004 Après le mouvement qui a touché le corps de l’armée,
les walis puis les magistrats, c’est au tour des chefs de daïra.
Pas moins de 245 parmi ces derniers seront en effet, concernés
par un mouvement déjà approuvé.
La liste nominative sera rendue publique très prochainement. Seront
appelés à quitter leurs postes, tous les responsables qui
auront passé plus de cinq années à la tête
d’une daïra. Tous ne seront cependant pas appelés à exercer
de nouveau la même fonction. En faisant cette annonce, le ministre
délégué chargé des Collectivités locales
ne fait que confirmer une tendance qui s’était dégagée
au lendemain des élections présidentielles. Sorti vainqueur
de la récente consultation populaire, Bouteflika a sitôt
fait de placer ses hommes aux postes clés. L’administration
qui n’est pas restée neutre face au duel Benflis- Bouteflika
a subi un nettoyage de fond. Le 8 août dernier, une première
décision qui n’a pas surpris les observateurs avertis est
tombée : Bouteflika, chef suprême des forces armées
et ministre de la Défense nationale, a nommé le général
Ahmed Gaïd Salah commandant des forces terrestres (CFT) au poste
de chef d’état-major de l’ANP en remplacement du général
de corps d'armée Mohamed Lamari. Officiellement, ce dernier aurait
demandé à être déchargé pour « raisons
de santé ». Ce que nul n’ignore, c’est qu’entre
les deux hommes, la tension était grandissante et la cohabitation
de plus en plus difficile. Ce changement à la tête de l’état-major
a été suivi d’autres nominations qui avaient pour
but avoué d’insuffler un souffle nouveau à l’ANP,
de la moderniser. Quelques semaines plus tard, c’était au
tour des walis. Résultat du mouvement décidé par
Bouteflika : 6 départs, 5 nouveaux promus et 22 permutations.
Si certains walis ont été sanctionnés en étant
radiés, d’autres ont, au contraire été récompensés.
En opérant de la sorte, le président de la République
plaçait à la tête des wilayas de jeunes cadres, à même
de fouetter une administration souvent accusée de tous les maux.
Dernier changement intervenu, celui qui a touché le secteur de
la justice. Des présidents de cour ont été mutés.
Le garde des Sceaux qui commentait récemment ce mouvement, a indiqué que
c’est dans un souci de récompenser les plus méritants
et de mettre en garde ceux qui auraient failli, que ce mouvement a été décidé.
Le premier magistrat du pays a, en effet, signé des décrets
présidentiels relatifs aux nominations et aux fins de fonction
de plusieurs présidents de cour et procureurs généraux.
C’est ainsi que Mme Henni a remplacé à la présidence
du Conseil d’Etat Mme Aberkane et que M. Benyoucef a été nommé procureur
général près la Cour suprême, en remplacement
de M.Saïd Benabderrahmane. Au niveau des cours, le mouvement a touché 25
institutions. Il a été, ainsi, mis fin aux fonctions de
onze présidents de cour et sept procureurs généraux
près les cours, qui ont été remplacés «par
des magistrats exerçant des fonctions spécifiques et ayant
prouvé leurs capacités à occuper des postes de responsabilité »,
explique le communiqué de la présidence. N.I
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