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Journée
internationale des droits de l'homme
Bouteflika : « Toute
critique est la bienvenue »
El
Watan, 11 décembre 2004
A
la faveur du dernier amendement du code pénal, nous avons qualifié de
crime la torture sous toutes ses formes après en avoir donné une
définition précise.
La torture est
une pratique abjecte d'une époque, qui avilit le
bourreau autant que sa victime, et doit être combattue et bannie à jamais »,
a déclaré le président de la République. Dans
un message adressé jeudi dernier, à l'occasion de la célébration
du 56e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de
l'homme, Bouteflika précisera : « De l'avis de l'ensemble
des observateurs nationaux et étrangers, y compris les plus hostiles à notre
endroit, la situation des droits de l'homme dans notre pays ne cesse de
s'améliorer. Mais nous sommes conscients de nos limites, notamment
en ce qui concerne l'exercice effectif des droits où beaucoup reste
encore à faire. » C'est pourquoi, indiquera-t-il, « nous
demeurons ouverts à toute critique objective, d'où qu'elle
vienne, et réceptifs à toute suggestion pertinente, quelle
que soit son origine, car nous avons l'ambition de compter parmi les nations
où les droits de l'homme sont le mieux respectés, par conviction
et sans contrainte ». Le chef de l'Etat ne manquera pas, toutefois,
de relever que « l'Algérie est parmi les rares pays qui
ont ratifié la quasi-totalité des conventions internationales
relatives aux droits de l'homme, comme elle peut être fière
de sa législation qui, en matière de protection des droits
de l'homme, n'a rien à envier aux nations les plus développées ».
Sur le dossier des disparus, le mécanisme ad hoc au sein de la Commission
nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme
(CNCPPDH), dont les travaux seront achevés au mois de mars 2005,
devra présenter, révèlera Bouteflika, « des
recommandations répondant aux attentes des familles des disparus
et à la confiance des pouvoirs publics ». Cela lui permettra
de considérer qu'« en dépit de ces insuffisances
relevées, nous restons convaincus du rôle prépondérant de la
Commission dans son domaine d'action et nous fondons beaucoup d'espoirs
sur sa mission de veille, car elle doit être en alerte permanente
pour dénoncer toute atteinte aux droits de l'homme ».
L'occasion aussi pour le chef de l'Etat de rappeler : « Nous
avons lancé le chantier de la révision du Code de la famille
pour corriger le statut légal de la femme, qui doit accéder à l'égalité avec
l'homme, dans le respect de nos valeurs spirituelles. » Pour
lui, d'une façon générale, « toutes les
réformes que nous avons initiées depuis notre accession à la
magistrature suprême en 1999 ont pour finalité la consolidation
de l'Etat de droit, garant des droits et libertés individuelles
et collectives ».
S.
E. Belabès |
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