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festivités du 50e anniversaire du 1er novembre 1954 Le défilé militaire annulé El Watan, 28 octobre 2004 Alger a décidé de ne pas renouer avec les parades militaires. Le président Abdelaziz Bouteflika a finalement annulé le défilé prévu à l’occasion du 50e anniversaire du 1er Novembre 1954, pour ne retenir que les manifestations civiles. Dans un communiqué rendu public hier, la Présidence de la République a appelé les Algériens à témoigner « leur attachement à la paix et à une vie paisible dans leur pays et avec le reste du monde ». La Présidence a pris le soin de nier indirectement toute mésentente avec l’institution militaire, en estimant que le défilé militaire aurait permis aux Algériens d’exprimer leur « admiration et leur reconnaissance » à l’Armée nationale populaire pour la lutte qu’elle a menée et continue de mener contre le terrorisme. L’annulation sine die de cette manifestation, retenue dans le programme des festivités initiales, a trait à des considérations de relations internationales. Quelques heures avant la publication du communiqué, le président de la République a précisé, lors de son allocution à l’Assemblée populaire nationale (APN), hier, que cette annulation est motivée par le souci d’apaiser les tensions entre l’Algérie et son voisin marocain. La Présidence a précisé en effet dans son communiqué que le peuple algérien démontrera ainsi sa « maturité » en plaçant cet événement sous le signe « de la réconciliation nationale et de la paix, à l’intérieur, avec les voisins et dans le monde ». Par « voisins », il est clair qu’il s’agit du royaume chérifien qui a accusé récemment l’Algérie de masser des troupes sur les frontières algéro-marocaines. Pis, des bruits de Palais persistants ont répandu l’information selon laquelle l’Algérie fournirait toujours une assistance militaire au Front Polisario. Des accusations doublées d’une cabale médiatique et d’un intense lobbying. Les services du chef du gouvernement ont vite fait de répliquer à ces accusations en leur opposant un démenti officiel afin, ont-ils précisé, d’éviter aux peuples des deux pays une « inquiétude sans fondement » et prendre ainsi l’opinion internationale à témoin. Dans cette optique, le communiqué entend dédouaner l’Algerie de toute intention belliqueuse en mettant en avant une « doctrine » résolument pacifiste. A l’APN, le président Bouteflika a déclaré que « l’Algérie, qui reste fidèle à ses principes, rappelle une fois encore qu’elle n’a aucun avantage à tirer de cette question (sahraouie, ndlr) ». « Nous souhaitons voir la logique de la sagesse l’emporter sur celle de l’entêtement et de l’impasse qui ne profite à personne », a-t-il ajouté. Mieux, M. Bouteflika a lancé un appel au Maroc et au Front Polisario à faire prévaloir la politique de bon voisinage, de fraternité, de coopération et du dialogue dans le cadre des lois et principes des Nations unies. « L’Algérie n’est pas partie prenante dans le conflit et n’est pas concernée par la situation ; elle reste la plus soucieuse de la sécurité des peuples de la région maghrébine », a-t-il conclu. Hamiche Amar Célébration du 50ème anniversaire du 1er Novembre Bouteflika annule le défilé militaire
La Présidence de la République a rendu public, mercredi, le communiqué suivant: « Dans quelques jours, nous célébrerons le cinquantième anniversaire du 1er Novembre 1954. C’est notre fête nationale qui va revêtir, cette année, un caractère exceptionnel, car il va s’agir d’un cinquantenaire marquant dans notre Histoire. Il y a 50 ans, le peuple algérien décidait de conquérir sa liberté et son indépendance et c’est cet évènement déterminant pour notre vie et celle des générations à venir que nous voulons commémorer avec toute la ferveur qu’il mérite. C’est dans la fierté et l’émotion que nous célébrerons cet événement car, après les tragédies que nous avons vécues et les déchirements que nous avons subis, nous voulons faire de cette célébration l’occasion de réaffirmer l’expression de notre solidarité nationale et de notre attachement à notre patrie, de nous retrouver dans la communion des coeurs et des esprits, pour unir nos efforts dans la construction de cette Algérie digne et respectée par tous qui a été au centre de nos rêves et de nos aspirations. Ce sera aussi l’occasion de redire notre reconnaissance aux peuples qui, dans notre lutte de libération et, plus récemment encore, nous ont démontré leur sympathie et leur compréhension et apporté leur soutien et leur solidarité. Parce qu’il a enduré les pires souffrances et supporté les plus durs sacrifices, le peuple algérien veut, à l’occasion de sa fête nationale, réaffirmer son attachement à la paix, à la sécurité et à l’apaisement, aussi bien pour lui-même et en Algérie, mais également pour l’ensemble des peuples et dans le monde qui connaît, actuellement, un déchaînement de violence sans précédent. C’est l’occasion, également, pour le peuple algérien de proclamer sa volonté de contribuer à construire un espace commun de paix, de sécurité et de prospérité dans notre région du Maghreb, en encourageant et en poursuivant une politique de coopération, de fraternité et de bon voisinage, fondée sur la confiance réciproque et la levée des incompréhensions. Les manifestations prévues pour la célébration de ce 50ème anniversaire du 1er Novembre se devaient de répondre par leur éclat à l’importance que les Algériens veulent donner à un évènement qu’ils placent au centre de leur Histoire. Cette commémoration devait comporter également un défilé militaire pour renouer avec une tradition qui a été abandonnée depuis plus d’une décennie. Le Président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, a cependant décidé d’annuler ce défilé militaire, pour ne retenir, dans le programme des commémorations, que les manifestations civiles, appelant ainsi les Algériens à témoigner de cette manière leur attachement à la paix et à une vie paisible dans leur pays et avec le reste du monde. La parade militaire aurait certainement rempli de joie et de fierté l’ensemble des Algériens, qui auraient eu ainsi l’occasion d’exprimer leur admiration et leur reconnaissance à l’Armée Nationale Populaire, bouclier et fer de lance de l’Algérie, qu’ils n’ont pas vu défiler depuis plus d’une décennie, car elle était à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme. Ainsi, notre peuple démontrera la maturité qu’il a chèrement acquise au cours de sa lutte et de son histoire en plaçant ce 50ème anniversaire du 1er Novembre sous le signe de la Réconciliation nationale et de la Paix, à l’intérieur, avec les voisins et dans le monde». Malgré les réticences 20.000 étudiants optent pour le système LMD Malgré les réserves et les appréhensions émises par l’ensemble de la famille estudiantine, le processus de la restructuration du système de l’enseignement supérieur à travers la mise en oeuvre du système anglo-saxon (LMD) est déjà en place. De crainte d’être encore à la traîne des pays occidentaux, le ministère ne peut reculer. Pas plus tard qu’avant hier, le Conseil du gouvernement a adopté le projet du décret exécutif portant création du diplôme de bachelor ou système de formation universitaire (LMD), un enseignement qui garantit une meilleure insertion professionnelle des diplômés, selon ses initiateurs. Sur les 175.659 nouveaux bacheliers inscrits, 20.000 étudiants, soit 20% des nouveaux étudiants, ont opté pour le système de formation qu’offre une dizaine d’établissements à travers le territoire national sur les 58 établissements que compte le pays. Des instituts ou des établissements universitaires sélectionnés et jugés aptes à prendre en charge des nouveaux bacheliers à l’accès aux établissements d’enseignement et de formation supérieurs ont été invités à appliquer la circulaire ministérielle du 11 mai 2004. Il s’agit de l’université de Tlemcen, l’université des sciences et de technologie d’Oran, l’université de Mostaganem, de Constantine, de Annaba, d’Oum El-Bouaghi, de Bordj Bou Arreridj, de Boumerdès, de Béjaïa et de Blida. Le nouveau système sera généralisé à travers l’ensemble des établissements à la lumière des résultats. L’on apprend que ce système sera introduit à l’USTHB dès la prochaine rentrée universitaire 2005-2006, le cas également pour d’autres établissements qui se préparent afin d’appliquer cette nouvelle architecture d’enseignement. Si le texte de loi est déjà prêt et si le terrain est déjà préparé, les premiers concernés par cette réforme (enseignants et étudiants) restent sceptiques et craignent le pire. Le syndicat des enseignants du supérieur (CNES) affirme qu’il n’est pas évident que ce système serait applicable en Algérie. Les enseignants du CNES craignent que nos établissements ne connaissent les mêmes problèmes qui sévissent dans certaines universités en France ayant appliqué le système LMD. Rappelons qu’un maître de conférence à Rennes, M. Degouys Jacques, avait déjà soulevé les problèmes des facultés françaises ayant opté pour cette réforme, lors d’une des journées d’étude organisées par le Conseil national des enseignants du supérieur à l’université de Bouzaréah, il y a de cela 20 jours. Les responsables du CNES affirment que leur syndicat affichera sa position définitive quant à l’application de ce nouveau système lors de son conseil national prévu après l’Aïd. Ils affirment que le CNES a deux principes: un enseignement universitaire public qui doit être performant et que toute réforme dans le secteur doit passer par une large concertation et «ce qui n’est pas le cas», dira M. Cherbel Benachour, coordinateur national adjoint chargé de la région centre au sein du CNES. Ce ne sont pas seulement les enseignants qui rejettent cette réforme mais des étudiants eux-mêmes ont refusé cette formation. Le cas des étudiants des sciences de la terre de Constantine qui ont signé une pétition exprimant leur refus de suivre leur formation dans ce système. Les responsables de l’enseignement supérieur expliquent ce rejet par le fait qu’il y a eu des incompréhensions et qu’il y a eu une mauvaise volonté de la part de certains acteurs. Pour ce faire, les responsables du ministère indiquent qu’ils expliqueront davantage la nécessité de promouvoir ces formations en incitant les universités concernées par cette réforme à l’appliquer parfaitement pour donner le meilleur exemple aux prochains nouveaux bacheliers. M. Aziza
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