|
|||||
ALGÉRIE-ITALIE Ciampi appuie Bouteflika El Watan, 26 juin 2004 Au-delà des discours de circonstance, les paroles de M. Carlo Azeglio Ciampi, à l'issue de l'entretien qu'il a eu avec M. Bouteflika, se voulaient un véritable témoignage de respect envers l'homme et de complicité avec son pays. «Le président Bouteflika est une personnalité sage
et respectée ; c'est un ami de l'Italie et de l'Europe»,
a affirmé le responsable italien devant la presse au palais Quirinale
de la Présidence italienne. Contraint par ses médecins à une
convalescence rigoureuse, après s'être fracturé la
clavicule, le mois dernier, le chef de l'Etat italien a fait un réel
effort pour recevoir son homologue algérien, arrachant une dérogation
exceptionnelle à son service du protocole. A part l'inauguration
de la Journée de l'Afrique, le président italien a annulé tous
ses engagements et n'a consenti à rencontrer aucune personnalité,
depuis plus d'un mois, selon ce que nous ont confié ses proches
collaborateurs. Contrairement à sa première visite officielle
en Italie, en 1999, cette fois M. Bouteflika, accompagné des ministres
des Affaires étrangères, de l'Energie et des Finances,
et de l'ambassadeur d'Algérie à Rome, M. Mokhtar Reguieg,
a réduit son séjour à 24 heures pour honorer l'invitation
de son hôte italien qu'il a rencontré en fin d'après-midi.
Les chefs d'Etat des deux pays méditerranéens ont débattu
de questions internationales, comme le conflit au Moyen-Orient, souhaitant
la reprise des négociations entre les autorités palestiniennes
et israéliennes. La situation en Irak a fait également
partie de la discussion, et les points de vue des deux interlocuteurs
ont convergé sur la nécessité de permettre à l'Onu
de s'engager activement sur le terrain. Concernant la coopération
bilatérale, Ciampi a affirmé que «les relations entre
l'Algérie et l'Italie se sont renforcées dans tous les
secteurs : du commerce à la collaboration culturelle». Félicitant
Bouteflika pour «la consolidation de la démocratie en Algérie»,
il a affirmé être convaincu que «le déroulement
serein des récentes élections présidentielles confirme
que les pays arabes sont capables de développer des processus
de réformes». Le responsable italien a expliqué,
en outre, que le gouvernement de son pays œuvrera pour favoriser
l'investissement des entreprises italiennes en Algérie afin de
créer des produits en Algérie, par une main-d'œuvre
locale, qui seront exportés vers le marché européen.
Pour sa part, le président algérien a mis l'accent, dans
son intervention, sur la nécessité d'un dialogue entre
les cultures et les civilisations et a rappelé que «les
deux partenaires n'ont pas encore tiré profit de toutes les potentialités
qu'offrent les deux pays». Au terme de son séjour romain,
le chef de l'Etat a rencontré en début de soirée
le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, lors d'un dîner à Villa
Madama, sur les hauteurs de la capitale Par Nacéra
Benali
|
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||