| |
|
ENTRETIEN
: SAID SADI AU "SOIR D'ALGERIE"
«Bouteflika sait que son bilan est désastreux»
Propos
recueillis par nacer Belhadjoudja, Le Soir d'Algérie, 19 janvier
2003
Le Soir : Il est pour le moins nécessaire de commencer cet entretien
par la situation en Kabylie qui, faut-il le rappeler, a amené votre
parti il y a bientôt deux ans à claquer la porte du gouvernement.
Saïd Sadi : La crise de Kabylie soulève le problème
fondamental de la nature de l’Etat et des libertés face à
un régime archaïque. Pour des raisons plus conjoncturelles,
je pense qu’elle va perdurer parce que le pouvoir, ou plus exactement
le duo Bouteflika- Zerhouni y a intérêt. Je ne dis pas qu’ils
sont les seuls à vouloir que la crise dure mais, en ce qui les
concerne, leurs intérêts dans cette affaire sont évidents.
Et quels sont,
selon vous, ces intérêts ?
Il y a deux raisons qui se vérifient à chaque fois que la
candidature de Bouteflika se précise. Le premier élément
est arithmétique . Bouteflika sait que le gisement électoral
kabyle et, audelà, les voix de tous ceux qui ont dénoncé
sa politique dans cette région, lui seront inaccessibles . Pour
éviter que son ou ses concurrents n’engrangent ces voix,
il se doit d’entretenir la tension et la répression de sorte
à provoquer le rejet d u scrutin. Il lui faut donc neutraliser
un électorat où seuls ses adversaires pourraient mobiliser.
La deuxième raison est politique, mais elle est toujours en relation
avec 2004. Tous les hommes en poste qui postulent à un autre mandat
voient leur candidature conditionnée par leur bilan et leur projet.
Or, Bouteflika sait que son bilan est désastreux et il n’a
pas ou ne veut pas avouer de projet. Entretenir le bourbier kabyle permet
de faire diversion et d’éviter ou, du moins, de brouiller
le débat sur ces deux sujets. Quitte à jouer du régionalisme,
du népotisme, de la corruption, de l’antikabylisme, quitte
à mettre en péril la cohésion nationale. Le vrai
problème est de trouver des formes de luttes qui affectent moins
les populations qui ont été d’un civisme exemplaire.
Des voix s’élèvent
pour accuser le RCD d’être derrière la radicalisation
du mouvement citoyen, ce qui bloque, selon elles, tout processus de dialogue.
Que leur répondezvous ? Rien. Pourquoi rien ?
Parce que nous n’avons pas à nous justifier devant des gens
qui, depuis trente ans, auraient dû avoir, au moins, la décence
de changer d’argument. En 1980, nous étions des agitateurs
qui déstabilisaient la Révolution, puis nous avons parasité
l’harmonie nationale en important les «valeurs étrangères
des droits de l’homme ». Aujourd’hui, il faudrait, entre
autres, être contre les populations et renoncer à exiger
le jugement de 120 crimes pour être de bons citoyens. Ces accusations
attestent que le pouvoir est aspiré par le vertige totalitaire
des années 1970. C’est pathétique, mais cet aveuglement
narcissique met la Nation devant des périls politiques et institutionnels
qu’elle n’a, à mon avis, jamais connus.
Est-ce que, pour
dépasser cette impasse en Kabylie, il ne faut pas penser à
une troisième voie ?
Mais pourquoi une voie spécifique pour la Kabylie ? Cette troisième
voie en Kabylie est un sas où se testent des personnes en instance
de recasement politique indépendamment de toutes positions et objectifs.
C’est une vieille lune qui réapparaît, hélas,
à chaque fois que coule une goutte de sang dans cette région.
Il faut une troisième voie pour l’Algérie ; c’est
la mobilisation de la majorité patriotique autour de la refondation
nationale. Elle est incontournable pour toute la nation coincée
entre l’islamisme et la menace du retour de l’hégémonie
politico-syndicale.
Pourriez-vous
être plus clair ?
Les islamistes changent de sponsor mais pas de projet. L’ex-parti
unique, recouplé à l’UGTA, semble gagné par
une euphorie qui les coupe de toute réalité, oubliant que
pour l’écrasante majorité des Algériens, ils
sont à l’origine de la crise. Si le régime enferme
le pays dans ce binôme et si la suffisance actuelle demeure, nous
sommes menacés par ce que j’appelle ‘’le syndrome
de Biskra’’.
Ce serait quoi,
selon vous, ce syndrome ?
La municipalité de Biskra est tombée entre les mains des
islamistes parce que le courant conservateur de l’ex-parti unique,
grisé par son avance aux législatives, s’est comporté
comme si le pays était revenu aux années 1970. L’arrogance
et la tentation hégémonique aveuglent les clientèles
du sérail qui se persuadent que leur parti peut être l’alternative
à son propre échec. Le résultat est que l’étouffement
des libertés, le refus illégal et obstiné, opposé
aux autres forces sociales et politiques de s’organiser, a provoqué
l’abstention - il y a eu moins de 20% de participation à
Biskra - et l’inévitable vote - sanction. Le risque est que
ce qui se passe aujourd’hui à Biskra se projette sur l’ensemble
du pays en 2004. Voilà ce que j’appelle le syndrome de Biskra.
Cela peut nous mener à un 1991 bis, dans des conditions autrement
plus dangereuses. Voilà le résultat d’une politique
réduite à l’intrigue et à la manœuvre.
Ce serait à
ce point grave ? Cet homme - et vous ne pouvez pas échapper à
la remarque de vos adversaires -, vous l’avez soutenu.
Nos adversaires sont dans leur rôle en voulant nous confiner dans
une mission de contestation éternelle. J’ai rencontré
récemment un charmant monsieur dans une ville du Sud qui s’étonnait,
avec une troublante naïveté, que le RCD soit rentré
au gouvernement. Il avait été… trois fois ministre.
Plus sérieusement, et au risque de répéter des évidences,
nous avons soutenu un programme inspiré des résolutions
du combat républicain pour lequel notre Rassemblement a apporté
et apporte beaucoup et qui annonçait, on l’oublie un peu
vite aujourd’hui, une chance inouïe pour le pays. Vous savez,
dans le Tiers-Monde, il y a deux précautions dont il ne faut jamais
se départir : le rappel des positions qui fondent votre combat
et l’association de l’opinion publique à tout contrat.
Une fois ceci posé, il ne faut pas avoir peur de l’exercice
du pouvoir même s’il faut savoir que l’on n’est
jamais assez averti de l’usage et de l’abus qui peuvent être
faits d’une délégation. Et làdessus, le RCD
a tiré bien des leçons. Mais d’une manière
générale, un homme politique ne naît pas bon ou mauvais
; il peut évoluer en bien ou en mal. Pour revenir au début
de votre question : oui, c’est très grave. Jamais l’Algérie
n’a été à ce point menacée par le cynisme,
l’irresponsabilité et, ce n’est pas suffisamment souligné,
par l’incompétence de ses dirigeants. Le gâchis fait
d’une situation politico-économique exceptionnellement favorable
et l’attaque lancée contre Abane révèlent,
brutalement, une volonté délibérée de priver
l’Algérie d’un nouveau destin. Audelà des misérables
règlements de comptes du passé, il faut bien savoir que
dans cette attaque contre Abane, l’histoire est convoquée
pour assassiner l’avenir.
Selon vous, donc,
Ben Bella n’a pas commis l’agression contre Abane de son propre
chef ?
Ceux qui connaissent Ben Bella, disent tous qu’il est souvent pressé
d’aller au-devant de ce qu’il croit être attendu par
l’opinion publique ou les puissants du moment. N’oubliez pas
qu’il a lancé son insulte contre Abane sur la chaîne
El Jazeera au moment où les potentats qui suivent ce média
sont l’objet de toutes sortes de courtisanerie dans notre pays.
De plus, l’agression d’un symbole comme Abane n’a rencontré
ni désaveu ni condamnation de ceux dont c’est la mission
de protéger les mythes fondateurs de la Nation, et Abane en est
l’un des plus importants. Au contraire, on a remarqué une
sollicitude tout à fait ostentatoire envers Ben Bella depuis son
forfait. Si on ajoute le soutien des anciens de la wilaya V, on a fait
le tour de ce qui s’annonce comme une stratégie de mobilisations
tribales contre l’Algérie républicaine telle que définie
à la Soummam sous les autorités d’Abane et de Ben
M’hidi.
En ce début de 2003, nous assistons à une recrudescence
des actes terroristes. Certains estiment que c’est là la
conséquence tragique de la politique de concorde civile suivie
par Bouteflika, alors que d’autres croient que cette thèse
ne suffit pas, à elle seule, à expliquer un tel désastre.
Quel est votre point de vue ?
Permettez-moi un rappel. La situation est suffisamment embrouillée
pour ne pas en rajouter avec des approximations. Cela va faire la huitième
fois que je donne, dans la presse nationale, la lecture du texte portant
concorde civile : dépôt d’armes sans conditions, jugement
des auteurs de crimes de sang et de viols, nonréhabilitation du
FIS. La recrudescence du terrorisme est due à la non-application
de ces dispositions. Maintenant, on peut s’interroger sur la question
de savoir si cette non-application est due au refus d’assumer les
sanctions de la loi contre de futurs alliés ou si elle vient d’un
tempérament velléitaire qui a mené Bouteflika à
renier tous ses engagements. Personnellement, je pense qu’il y a
les deux : le calcul qui veut ménager le courant islamiste et l’incapacité
à mener à terme un chantier. Le fait est que l’Algérie
est revenue à la case départ avec une compromission installée
au sommet de l’Etat, une société épuisée
et des institutions plus fragilisées que jamais.Tant que le combat
politique contre l’intégrisme n’est pas assumé,
il faut, hélas, savoir que le sang coulera encore.
Selon vous, les divergences apparues entre la Présidence et
l’institution militaire l’été dernier sont-elles
de nature clanique ou renvoient-elles, plutôt, à une vision
diamétralement opposée sur le projet de société
?
Votre question est en elle-même une réponse. Si les discours
reflétaient effectivement la vie publique, nous n’en serions
pas réduits à devoir décoder des “visions diamétralement
opposées’’. Seule la suite des événements
peut apporter une réponse à votre interrogation.
Vous n’aimez pas cette propension du courant démocratique
à l’autoflagellation. Pourtant, il est aisé de constater
qu’il est au mieux en stand-by, au pire comme tétanisé
par l’évolution de la situation. A mesure qu’approche
l’échéance de 2004, la lisibilité politique
se brouille.
Le brouillage de la lisibilité politique est national. Un chef
d’étatmajor occupe la télévision pour dénoncer
l’intégrisme avec lequel compose le président de la
République. Un chef du gouvernement dénonce la restructuration
de Sonatrach proposée par son ministre de l’Energie. Un ministre
des Affaires étrangères prévoit l’adhésion
de son pays au Commonwealth, sitôt le chef d’Etat revenu d’une
invitation d’un sommet de la francophonie, et la liste des turbulences
n’est pas exhaustive. Les citoyens comme nos partenaires étrangers
cherchent, en vain, le cap que veut prendre l’Exécutif. Bien
malin celui qui peut dire comment peuvent évoluer les choses d’ici
à 2004. La seule donnée visible, c’est la répression
du courant démocratique. Manœuvres, arbitraires et provocations
en Kabylie, enlèvements et tortures de militants démocrates,
médias publics transformés en agences d’agit-prop
du chef, refus illégal de donner les agréments aux associations
démocrates, interdiction de manifester, voilà les règles
du jeu qui nous sont imposées. Malgré cela, les démocrates
se battent quotidiennement. Et sur tous les fronts.
Nombreux sont
ceux qui pensent que Bouteflika n’hésitera pas à solliciter
un deuxième mandat. Qu’en pensez-vous ?
Dans l’absolu, tout Algérien jouissant de ses droits civiques
peut se porter candidat. S’agissant d’un président
en exercice qui postule à un deuxième mandat, il ne peut
échapper à sa situation. Les Algériens devront l’attendre
sur son bilan et son projet. On vient d’en parler, le bilan est,
hélas, vite fait. Le projet d’alliance avec l’islamisme
ne peut être avoué. On risque d’aller vers une sollicitation
d’un chèque en blanc. Il semble que quelques courtisans ont
préparé le principal slogan de la campagne qui consiste
à dire en substance : “J’ai rempli les caisses de l’Etat,
mais l’incompétence de certains et l’adversité
des autres ont empêché la capitalisation de mon action’’.
C’est le bon pacha face aux méchants vizirs. Ces conseillers
oublient simplement de dire que la hausse du prix des hydrocarbures dépend
d’une conjoncture qui nous échappe. Ce que l’on peut
affirmer, c’est que les puissances occidentales, enrôlées
bien malgré elles dans cette candidature, gardent prudemment leurs
distances, échaudées qu’elles ont été
par des revirements aussi spectaculaires qu’imprévus. Cela
dit, nous devons bien savoir que l’élection de 2004 sera
ce que les Algériens en feront et que nos partenaires étrangers
composeront avec celui qui occupera la fonction présidentielle.
On a beaucoup
de peine à estimer la perception que les autres gouvernements ont
de notre pays, chacun s’évertuant à parler à
leur place. Quels échos vous reviennent et que vous disent vos
vis-à-vis étrangers quand vous les rencontrez ?
N’étant pas en charge de responsabilités d’Etat,
je dis les choses comme je les sens et, en retour, j’attends de
mes interlocuteurs qu’ils s’expriment clairement. A commencer
par nos voisins avec lesquels nous sommes condamnés à construire
notre région avant que d’autres ne le fassent à notre
place. D’une façon générale, nos amis étrangers
sont peinés par la situation que subit notre pays. Ils s’amusent
ou se désolent des manipulations dont ils sont l’objet dans
les joutes politiques internes puisque, faute de communication et repères
internes crédibles, chacun essaie de se prévaloir de leur
soutien pour s’imposer aux autres. Pour l’instant, notre pays
est vécu comme l’une des nations les plus instables et ils
ne sont pas nombreux ceux qui font des projections sur le long terme.
Cela a naturellement des incidences sur le plan économique et politique.
Nous ne sommes pas pris au sérieux sur la scène mondiale
malgré un activisme permanent. Je crois pouvoir dire que le décalage
tiers-mondiste dans lequel on s’enferme nous isole et nous infantilise
dans la communauté internationale.
Et pourquoi n’arrivons-nous
pas à convaincre de notre capacité ou, du moins, de notre
volonté en tant que peuple à nous assumer dans le monde
d’aujourd’hui ?
Mais dans le monde d’aujourd’hui, les volontés des
peuples sont exprimées par ceux qui sont supposés les représenter.
Or, dans notre pays, tout se passe comme si la vie s’était
arrêtée aux années 1970 où le sacrifice de
la guerre de Libération autorisait toutes les fantaisies. Cette
diplomatie d’enfants gâtés a vécu. En dépit
de cela, le slogan tient toujours lieu de message et la ruse, de stratégie.
Nous sommes à la veille de bouleversements historiques majeurs.
La chute de Saddam Hussein est inéluctable. Dans le pire des cas,
les USA, risquant l’enlisement, vont renforcer la chaîne des
autoritarismes qui sévissent sur le monde musulman avec les dérives
intégristes que l’on imagine. A l’inverse, et si les
dégâts ne sont pas trop lourds, les Américains, ayant
renoncé à la stratégie du «containment»
depuis le 11 septembre, disent vouloir faire de l’Irak une aire
de construction démocratique, un peu comme ils ont procédé
avec le Japon après 1945. Je ne dis pas que tel scénario
va l’emporter sur tel autre. Mais je dis qu’en tant que pays
concerné par tout ce qui touche à l’islam, nous ne
pouvons pas ne pas anticiper sur des situations de ce genre. Vos partenaires
évaluent votre crédibilité selon votre capacité
à comprendre les enjeux importants et à vous adapter devant
les grands mouvements contemporains. Or, pour l’extérieur,
on ne donne aucun signe à vouloir intégrer le fait que le
monde change et que, nous aussi, nous avons saisi que dans certains cas,
il n’y a pas d’autre choix que de nous en accommoder. Quelle
analyse avons-nous fait des dernières élections en Turquie,
par exemple ? Avons-nous essayé de voir que le fait d’avoir
surinvesti le soldat au détriment du citoyen a mis le pouvoir turc
entre les mains des islamistes 70 ans après Atatürk ? La politique
étrangère n’a pas vocation à brouiller la scène
nationale ou à impressionner ses compatriotes. Cela s’appelle
de la manipulation et discrédite fatalement l’auteur de ce
genre de manœuvres. Avec le coût que l’on devine pour
le pays. La refondation nationale implique aussi une voix et une image
de l’Algérie, qui conjuguent les mutations nationales avec
des évolutions mondiales sans précédent.
Pour clore cet
entretien, il est difficile de ne pas aborder cette question qui taraude
beaucoup d’esprits sans qu’elle trouve pour autant de réponse
: comment le RCD compte-t-il se redéployer pour récupérer
le capital sympathie dont il bénéficiait auprès de
larges couches de la société ?
Le RCD a sa place et sa mission. Il l’assume en permanence et où
qu’il se trouve. Les émotions, qu’il faut savoir saisir
et prendre en compte, ne doivent pas handicaper la constance des positions
et la vision stratégique. Notre projet de refondation nationale,
hier décrié, fait consensus, voire l’unanimité
dans le camp républicain. L’essentiel est là. La convention
nationale organisée à Tipasa s’est tenue le 31 octobre
; c’est-à-dire après les élections. Il n’y
avait ni siège ni promotion en jeu. La présence de 117 personnalités
invitées et des 320 cadres du parti montre que la sympathie comme
l’adhésion militante ne sont pas dictées par des intérêts
conjoncturels. Connaissez-vous beaucoup de partis algériens qui
mobilisent, au lendemain d’élections boycottées, leurs
cadres et sympathisants à 70 km d’Alger pour débattre
du devenir de la nation ? Le projet du RCD est partagé par l’essentiel
des forces patriotiques. Il reste à trouver les mécanismes
de sa prise en charge pour le faire passer de l’état de proposition
à celui d’alternative. Dans les toutes prochaines semaines,
les actes de la convention nationale, complétés par la proclamation
du premier Novembre et la plate-forme de la Soummam, seront publiés
pour être soumis à débat pour enrichissement avant
de procéder, probablement l’été prochain, à
la mise en place du cadre qui permettra de fédérer celles
et ceux qui ont su se sacrifier ensemble et qui doivent penser, maintenant,
à peser solidairement sur l’échiquier politique. Il
serait utile que les autres formations se réclamant de la démocratie,
chacune à la mesure de ses moyens, s’occupent à sensibiliser
les espaces qui lui sont accessibles pour apporter leur contribution à
la construction de ce grand rassemblement républicain qui existe
dans la société et qui doit se concrétiser sur la
scène politique. Notre courant a ses repères : la proclamation
du 1er Novembre et la plate-forme de la Soummam ; il a son parcours dans
la résistance patriotique ; il a son projet : le parachèvement
de la guerre de Libération par un Etat démocratique et social.
N. B. |
|
|