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Référendum sur la paix et la réconciliation nationale Washington et Paris cautionnent la démarche de Bouteflikapar Zouaoui Mouloud, Le Jeune Indépendant, 1 octobre 2005 Les Etats-Unis et la France ont salué le référendum sur le projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale approuvé jeudi passé par une écrasante majorité des électeurs. A la veille de la tenue du scrutin, Washington soulignait, par la voix du porte-parole du département d’Etat Sean McCormack, qu’elle respectait «la décision du peuple algérien qui sortira des urnes de ce référendum». Selon le département d’Etat, «chaque pays doit trouver sa propre voie pour gérer ce genre de problèmes. C’est une voie particulière, et si le peuple algérien l’approuve, ce sera la meilleure pour l’Algérie». Toutefois, Washington relève l’absence de débats contradictoires au cours de la campagne d’explication du projet. «A notre avis, il aurait été important que tous les points de vue sur la question vitale de la réconciliation s’expriment publiquement», a affirmé M. McCormack. Allusion faite à la marginalisation par les médias publics des opposants au projet, notamment le FFS et le RCD. Les Etats-Unis avaient apporté leur soutien à la concorde civile en 1999 et avaient estimé alors que le rétablissement de la paix devait impliquer la participation de toutes les forces politiques. De son côté, la France a qualifié de «consultation démocratique» le scrutin proposé par le président Abdelaziz Bouteflika et qui a donné lieu, selon les résultats officiels, à une victoire aussi importante de la charte pour la paix et la réconciliation nationale que celle obtenue par la loi sur la concorde civile, le 16 septembre 1999. «Le peuple algérien vient d’approuver par référendum la charte pour la paix et la réconciliation nationale», a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, affirmant que la France saluait «cette consultation démocratique à laquelle ont participé les Algériens, tant dans leur pays qu’à l’étranger, en particulier en France». Rappelons qu’après l’approbation de la loi sur la concorde civile, le président français, Jacques Chirac, avait estimé qu’elle «constituait un pas décisif en direction de la paix». Z. M. |
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