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SOMOUD Quelle réconciliation? Le Quotidien d'Oran, 6 mai 2004 L’association des victimes enlevées par les groupes islamistes armés, «Somoud», a appelé, dans un communiqué, les plus hautes autorités du pays à s’exprimer clairement sur le sens donné au concept de la réconciliation. «Est-ce la réconciliation juste, avec vérité, justice et réparation ? Ou, celle de l’impunité et de l’étouffement des cris des victimes ?» s’interrogent les rédacteurs de ce document. L’association «Somoud» se dit «inquiète de la signification qu’on veut attribuer au terme réconciliation». S’il s’agit du sens où le terme reflète une situation dans laquelle «deux ou plusieurs parties sont en conflit pour une raison ou pour une autre, se réconcilient, avec ou sans intervention d’une partie neutre, par le dialogue et le rapprochement des points de vue pour dissiper l’objet de discorde (...), nous sommes les premiers à appeler à la réconciliation entre les enfants du pays», déclare Somoud. Cette dernière estime, cependant, que «le conflit qui était, jusqu’à 1992, d’ordre politique, aurait pu être résolu par cette forme de réconciliation entre les politiques». Hélas, ajoute l’association, le conflit n’est plus d’ordre politique, car il y a eu 200.000 victimes du terrorisme, 10.000 autres dans les charniers et des milliers d’orphelins innocents et des milliers de veuves et de veufs. «A ce stade, il n’est plus question de réconciliation mais de vérité et justice. Les victimes du terrorisme n’avaient aucune responsabilité dans la genèse des massacres. Elles ont parfaitement le droit de réclamer justice et réparation morale et matérielle», estime Somoud. H. Barti
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www.algeria-watch.org
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