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JACKI SELEBI FAVORABLE A L'AMNISTIE «L'Algérie peut diriger Interpol» Le Quotidien d'Oran, 27 novembre 2004 Le président d'Interpol, le Sud-Africain Jacki Selebi, a achevé, jeudi, sa visite à Alger après avoir assisté à la cérémonie de destruction des mines antipersonnel à Hassi Bahbah, aux côtés du président de la République, et rencontré le ministre de l'Intérieur Noureddine Zerhouni. Au terme de son passage à Alger, il a visité, une dernière fois, l'Ecole de police de Châteauneuf, aux côtés, cette fois, du DGSN, Ali Tounsi et a animé une conférence de presse au cours de laquelle, il a déclaré que l'Algérie «pourra un jour diriger Interpol». Le chef de la police internationale argumente son idée par le progrès technique réalisé par la police judiciaire et scientifique algérienne, mais aussi par l'existence d'hommes capables d'assurer cette mission. L'ex-chef de la police sud africaine se souvient aussi de l'aide précieuse de l'Algérie, lors de son élection, le 8 octobre 2004, à la tête d'Interpol. Au cours de cette conférence de presse, M. Selebi s'est dit également favorable à la proposition du Président Bouteflika sur l'amnistie. Le responsable d'Interpol donne l'exemple de l'Afrique du Sud, qui après plusieurs années de violence a pu garantir la paix et faire son retour en force sur la scène internationale. Toujours concernant l'affaire Khalifa et le mandat d'arrêt international lancé contre le premier responsable impliqué dans ce scandale politico-financier, le chef d'Interpol a répété ce qu'il avait déjà déclaré lors de son passage au siège de la police judiciaire, à savoir que les négociations avec la police anglaise se poursuivent pour essayer de trouver une solution à ce problème. Pour ce qui est du nombre des arrestations réalisées par Interpol, le chef de la police internationale a préféré éviter le langage des chiffres et se contenter du discours pour indiquer que «les banques de données rassemblées par Interpol ont contribué à l'arrestation de personnes recherchées». S'agissant de la coopération dans le domaine du renseignement le président d'Interpol M. jacki Selebi a indiqué, qu'avant le 11 septembre «les Européens n'étaient pas favorables à la coopération avec les pays africains mais depuis, de nombreux pays touchés par le terrorisme comme l'Algérie ont aidé dans la lutte internationale contre le terrorisme». Enfin, l'un des points d'orgue de la conférence de presse du patron d'Interpol, aura été de reconnaître les violations des droits de l'Homme dans la lutte internationale contre le terrorisme. Sans citer de pays précis M. Selebi évoque le traitement affligé à certains prisonniers de Guantanamo. Salim Bey
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www.algeria-watch.org
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