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Tout
en liant la réussite de la réconciliation
nationale à celle des grands chantiers de réformes
Le
RND préfère laisser «mûrir» l'idée
d'amnistie générale
Par
Amar Rafa, La Tribune, 21 décembre 2004
«La réussite de la réconciliation nationale
est liée à celle des réformes», a indiqué hier
Seddik Chiheb, en sa qualité d'inspecteur général
et membre du bureau national du RND, lors d'un colloque sur «le
rôle du mouvement associatif dans la réconciliation nationale» organisé à l'initiative
du bureau de la wilaya d'Alger du parti, à l'hôtel Safir.Intervenant à cette
occasion, M. Chiheb a affirmé que «l'on ne peut parler d'amnistie
sans l'inclure dans le contexte de la réconciliation nationale,
sinon cette amnistie se transformera en une décision technique
verticale comme toute autre amnistie présidentielle». Après
avoir indiqué que l'idée de la réconciliation avait
fait l'objet de propositions de la part de personnalités et de
partis politiques, mais n'avait pas abouti faute d'un environnement adéquat,
l'orateur a exprimé sa conviction que la conjonction des réformes
est à même de créer d'abord l'environnement «psychique» pour
la réussite de la démarche, pour qu'intervienne ensuite
le rôle de la société civile, des partis politiques
et des moyens d'information. Il enchaînera en insistant sur la
nécessité de laisser mûrir l'idée de l'amnistie
nationale, réitérant son soutien à la démarche
du président de la République auquel il a rendu hommage
pour avoir su «convaincre les Algériens afin d'adhérer à la
démarche de la concorde civile et de concorde nationale».
Dans cet ordre d'idées, il énumérera les initiatives
qui ont prédestiné à la démarche de réconciliation
nationale, notamment la loi sur la rahma, la conférence de l'entente
nationale et la concorde civile. Lors de son intervention inaugurale,
le porte-parole du parti, Miloud Chorfi, a exprimé le soutien
de son parti à la démarche de réconciliation nationale,
et indiqué que la démarche de la réconciliation
nationale sur laquelle est basé le programme du président
de la République, plébiscité par le peuple algérien
le 8 avril dernier, constitue «une démarche nationale vitale
et une base solide pour une reconstruction nationale durable».
Il a laissé entendre que même si «le concept avait
suscité une polémique chez les uns et de la surenchère
et de l'interprétation politicienne chez d'autres, en vérité la
réconciliation nationale est une demande populaire insistante
qui devra primer sur ces surenchères». Si l'objectif recherché est «la
réconciliation des enfants de ce pays les uns avec les autres,
et de les réconcilier avec leur Etat, cela ne signifie pas l'abandon
par l'Etat de la lutte antiterroriste». A l'instar de son soutien
hier à la concorde civile, le RND soutient aujourd'hui la démarche
de la réconciliation nationale, dira-t-il, avant d'exprimer au
nom de sa formation, sa conviction quant à la «justesse
de cette demande nationale», la même qui l'a incité à «s'inscrire
dans la lutte pour la République». En ouvrant le débat
sur la question, le RND ne vise pas à se repositionner, indique-t-il,
ajoutant que son soutien au programme du président de la République
est synonyme de soutien à la réconciliation nationale.
Pour le RND, «ce concept signifie le redoublement des efforts pour
atteindre un développement susceptible de faire reculer le chômage
et fournir des opportunités au pays afin de participer à une
concurrence internationale impitoyable et à la réalisation
d'une politique sociale loin de toute marginalisation et d'exclusion».
M. Chorfi a mis l'accent sur la nécessité de bannir toute
forme de violence de la société, en estimant que la réconciliation
nationale est la base de la paix dans le pays.Pour sa part, la secrétaire
générale de l'UNFA, Nouria Hafsi, a longuement disserté sur
le rôle du mouvement associatif dans la réconciliation nationale
en faisant état d'un éveil de cet élément
de la société civile.
A. R.
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LA
RÉCONCILIATION NATIONALE D'APRÈS LE RND
"Pas au détriment
de la lutte contre le terrorisme" Le
Soir d'Algérie, 21 décembre
2004
Tout
en étant pour la réconciliation nationale,
le parti d'Ahmed Ouyahia insiste sur la nécessité de continuer
la lutte contre le terrorisme.
Meriem Ouyahia - Alger (Le soir) - En se sens, la réconciliation nationale
et le rôle du mouvement civil dans sa concrétisation a constitué le
thème d'une conférence régionale organisée par
le Rassemblement national démocratique (RND) et tenue hier à l'hôtel
Essafir. Une rencontre qui se veut être "le prélude à un
débat national autour de ce concept". L'équation entre réconciliation
nationale et lutte contre le terrorisme étant ainsi possible. C'est
ce qui ressort de l'allocution de M. Miloud Chorfi, porteparole de ce parti,
qui a énormément insisté sur les déclarations faites
autour de cette notion, notamment après la dernière sortie médiatique
du président République sur l'amnistie générale.
A ce propos, il dira : "La réconciliation nationale a suscité des
polémiques et des controverses pour les uns et des spéculations
politiciennes pour les autres. Une état de fait engendré par
des calculs et des penchants conjoncturels." Et d'enchaîner : "Cependant,
il ne faut pas perdre de vue que c'est une réclamation du peuple." Tout
en énumérant les bienfaits et objectifs de la réconciliation
nationale, tant sur le plan politique, économique que social, M. Miloud
Chorfi ajoutera que "même si la réconciliation nationale a pour
but de réconcilier les enfants du pays, il reste que l'Etat ne s'en
dégagera pas de la lutte contre le terrorisme". Et pour enlever tout équivoque
sur la position du RND par rapport à ce concept, le porte-parole du
parti de l'alliance présidentielle déclarera : "Comme le RND
a soutenu la concorde civile qui a donné des résultats positifs
en comparaison avec ceux des années de terrorisme, nous ne pouvons qu'exprimer
notre conviction que ce projet national sera bénéfique et véridique." Et
d'ajouter : "Si le RND a ouvert le débat autour de ce thème,
ce n'est pas pour avoir une place sur l'échiquier car notre position
est connue depuis longtemps." M. Miloud Chorfi conclura par donner la définition
de la réconciliation nationale, selon le RND, qui est de "fournir des
efforts pour réaliser un développement qui permettra de faire
baisser le taux de chômage et donner des chances au pays pour participer
dans la concurrence internationale". Cette rencontre a été également
animée par Mme Nouria Hafsi, membre du bureau national chargée
de la femme et présidente de l'Union nationale de la femme algérienne
(UNFA), et le président du groupe parlementaire du RND et membre du
bureau national, M. Essedik Chihab. Ce dernier a relevé l'apport important
de son parti, "malgré les critiques", aux différents programmes
et lois sur la réconciliation nationale tels que la loi sur la rahma.
Les participants ont appelé à l'organisation d'un débat
national sur la réconciliation nationale.
M. O.
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Réconciliation nationale et amnistie générale
Le
parti d'Ouyahia occupe le terrain
Par
Mourad Aït Oufella, Liberté, 21 décembre 2004 Miloud Chorfi et
Seddik Chihab ont rappelé, lors d'une conférence
tenue, hier, à Alger, le "caractère indissociable" des
deux concepts.
Le
RND poursuit la campagne d'explication et de vulgarisation du projet
de réconciliation et d'amnistie générale,
entamée il y a quelques jours.
Après les rencontres organisées à l'intérieur
du pays, le parti d'Ahmed Ouyahia est passé, hier après-midi, à la
vitesse supérieure en choisissant la capitale, pour sa symbolique, afin
de réussir un grand coup médiatique. Même si elle a été présentée
par les organisateurs comme une simple conférence entrant dans le cadre
du programme initialement tracé par le bureau national, il n'en demeure
pas moins que celle-ci est loin d'être une simple activité organique.
La qualité des conférenciers plaide en conséquence
: trois membres de l'instance exécutive, proches collaborateurs du secrétaire
général, le contexte national marqué par l'imminente annonce
de profonds changements par le chef de l'État, auquel il faut ajouter
l'intitulé de l'exposé "La réconciliation : processus
et consécration" font que cette rencontre revêt un cachet important
et stratégique.
Alors que les observateurs et l'opinion publique attendent de pied ferme Ahmed
Ouyahia, ce dernier a préféré envoyer des "éclaireurs" tâter
le terrain et maintenir ainsi le suspense concernant sa position jusqu'à la
mi-janvier prochain période choisie pour la tenue d'une session du conseil
national de son parti.
Au cours de la conférence, d'hier, le porte-parole du RND, Miloud Chorfi,
et le président du groupe parlementaire du parti au sein de la
Chambre haute, Seddik Chihab, sont venus rappeler le cadrage "imposé" par
le patron sur le thème de la réconciliation nationale. Les deux
animateurs sont restés fidèles à la terminologie usitée,
reprenant presque mot à mot l'argumentaire développé par Ouyahia
dans une communication lue lors de l'université d'été en
août dernier à Constantine. Premier à prendre la
parole, Chorfi a excellé dans son rappel du soutien du RND au programme
du président de la République, phrase qui revenait le plus lors
de la conférence d'hier.
Dans son exposé, le bras droit du secrétaire général
du RND a explicité la philosophie du parti sur le thème récurrent
de l'amnistie générale, maintes fois martelé par le chef
de l'État, en déclarant : "On ne peut concrétiser la réconciliation
nationale sans l'aboutissement d'autres réformes" ; réformes économiques,
judiciaires et administratives que Seddik Chihab considère aussi
importantes que la réconciliation nationale. Le conférencier
pousse l'analyse plus loin, en affirmant qu'on "ne peut pas parler de loi sur
l'amnistie générale sans l'insérer dans le cadre de la
réconciliation nationale, sinon cette amnistie va se transformer en décision
technique d'en haut comme tout autre amnistie présidentielle".
Il s'agit d'une ébauche de réflexion en "phase de maturation" quant à la
position du RND sur l'amnistie générale.
Il faut attendre, peut-être, les prochaines semaines, lors d'une des
sorties d'Ouyahia, pour comprendre la position définitive et sans ambiguïté de
ce parti sur un des dossiers les plus sensibles.
Le parti du Chef du gouvernement poursuit son offensive sur le terrain en attendant
de faire sortir la grosse artillerie, autrement dit son patron, profitant
de la situation interne du FLN, écartelé entre deux clans inconciliables
et de la brouille qui a touché les antennes de son autre partenaire
dans l'alliance présidentielle, le MSP en l'occurrence. Les deux partenaires
du RND, n'ayant toujours pas trouvé les fréquences qui leur conviennent,
laissent le parti d'Ouyahia jouer en solo sur le terrain.
Les sorties synchronisées des responsables du RND cette semaine, Maghlaoui
inspectant le chantier du métro d'Alger, Nouara Djaffar organisant une
rencontre sur la révision du code de la famille, l'autre dossier
délicat, et les conférences-débats à travers les
wilayas renseignent sur l'ambition et le rôle que veut jouer le RND durant
les prochains mois, voire les prochaines années.
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