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Le
msp et l'amnistie générale
Les
réserves de Bouguerra Soltani
El
Watan, 25 décembre 2004
Nous ne sommes pas contre le principe de l'amnistie générale, mais
nous attendons de voir le contenu », c'est ce qu'a déclaré hier
Bouguerra Soltani à Oran, lors d'un point de presse organisé en
marge de l'ouverture de la première rencontre régionale des élus
MSP de neuf wilayas de l'Ouest sur : « La bonne gouvernance et
le développement local. »
Pour étayer son argumentaire, le président du MSP citera comme
exemple l'amendement apporté au code de la famille, notamment dans sa
disposition relative à la suppression du tuteur légal. Il dira à ce
propos : « Nous avons été les précurseurs
pour demander des amendements, mais pas n'importe lesquels. Nous ne pouvons accepter
des amendements antinomiques avec nos principes. Même s'ils sont adoptés
par les deux chambres, nous ne les appliquerons pas. S'ils veulent nous mettre
en prison qu'ils le fassent. » A ce sujet, il laissera entendre que
sa formation politique a présenté un mémorandum retraçant
la vision du MSP concernant le projet de loi portant amnistie générale
initiée par le Président Bouteflika. Tout au long de son intervention,
le leader du MSP soufflera le chaud et le froid. Tantôt il fustigera les
pratiques et la gestion passée des affaires de l'Etat, notamment les déséquilibres
de développement entre les différentes régions du pays,
tantôt il prônera la fin de l'amateurisme politique qui, selon lui,
a caractérisé la scène politique nationale depuis plus d'une
quinzaine d'années. Soltani usera avec habilité d'un discours « destiné à la
consommation interne » où le verbe fluide, les métaphores
et les diatribes ont été distillés à profusion. Un
discours où il traitera, tour à tour, de la notion de bonne gouvernance
et de la culture de l'Etat, de l'importance de l'implication effective des élus
locaux dans la gestion des collectivités locales avant d'ironiser par
cette image : « Un maire qui s'éclipse de sa commune le
jour de l'affichage des listes des logements n'est pas digne. » Il
insistera auprès de ses élus sur la nécessité d'initier
une nouvelle culture dans les affaires de l'Etat qui prenne en compte la justice
sociale et la juste répartition des richesses. Dans ce contexte, il expliquera
la politique d'« entrisme » du MSP par la participation
au « pouvoir » comme concept général de fonctionnement
de sa formation politique qui participe à la gestion de 38 collectivités
locales. Il insistera auprès de son auditoire sur la notion de « professionnalisme
politique » pour dire que la gestion des affaires publiques doit se
faire par des élus ayant opté pour une carrière politique.
Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, en sa qualité de secrétaire
général du secrétariat national des élus, dira qu'« il
est inconcevable qu'en 2004, certains élus au Parlement sont analphabètes ».
A.
S. Ahcène
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