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Amnistie
générale et amendement de la Constitution L e référendum autour de l'amnistie générale sera probablement organisé durant le deuxième semestre 2005 où l'on s'attelle à l'heure actuelle à l'étude des aspects juridiques de cette démarche, avons-nous appris de source digne de foi. Ceci permettra de concrétiser dans les meilleures conditions une démarche qualifiée d'épine dorsale et de principal cheval de bataille de Bouteflika ayant permis sa réélection pour un second mandat. Toutefois, le président de la République n'a toujours pas tranché, selon la même source, entre l'organisation d'un référendum, avec deux questions et où le peuple serait consulté à la fois sur l'amnistie générale et sur l'amendement de la Constitution, en même temps, ou bien séparer ces deux dossiers qui sont prévus tous les deux pour la même période. «Il est évident que dans le cas où il est opté pour un seul référendum, le citoyen exprimera son choix, aussi bien pour la Constitution que pour l'amnistie générale, le même jour mais dans deux urnes distinctes», tient à expliquer notre interlocuteur en précisant que «cette hypothèse est la plus probable». D'autant plus que, rappelons-le, les résultats des travaux du groupe de travail technique chargé de la révision de la Constitution ont déjà été transmis à Bouteflika durant le mois de septembre écoulé. Depuis son élection en avril 1999, le chef de l'Etat ne cesse de rappeler son intention d'amender la Constitution dans le sens d'une clarification des pouvoirs en Algérie. Ces deux grands chantiers lancés par le président de la République devraient permettre de clore le chapitre de la crise sanglante traversée par le pays, et d'»amorcer une autre étape caractérisée par l'édification d'une Algérie où régneront la paix et le développement économique et social». Pour ce qui est du choix de la période durant laquelle se tiendra le référendum, notre interlocuteur estime, entre autres, que le sommet arabe qu'abritera Alger au mois de mars prochain nécessite une drastique mobilisation des efforts de toutes les institutions pour la réussite de ce rendez-vous qui devrait améliorer encore plus l'image de l'Algérie sur la scène internationale. Une raison pour laquelle le référendum ne peut ni se préparer encore moins se tenir avant cette échéance. Passé le sommet arabe, le président de la République devrait sillonner les quatre coins du pays pour rallier les Algériens à sa démarche. La coalition présidentielle et les parlementaires devraient eux aussi entrer en scène pour ratisser large au sein de la population. L'idée de l'amnistie générale lancée lors du discours adressé par le président Bouteflika à la nation à l'occasion de la célébration du 50e anniversaire de la Révolution, n'a suscité aucune opposition notable. Le Président avait alors annoncé que «cette question ne sera évoquée que lorsque la société s'y sera préparée et que les plaies seront guéries». Bouteflika avait tenu à souligner être loin de «voir en sa victoire un chèque en blanc pour se passer de consulter la population sur les grandes questions concernant son devenir». S. H.
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