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VERS UNE REDDITION DU GROUPE DE ABDEREZAK EL PARA 35 membres du GSPC regagnent le Mali Le Quotidien d'Oran, 12 mai 2004 Est-ce la fin du GSPC au Sahel ? A en croire des sources diplomatiques à Bamako, le groupe Salafiste est revenu au Mali dans une situation jugée « précaire » alors que l’ambassadeur d’Algérie au Mali vient d’évoquer la disponibilité du gouvernement à les laisser revenir s’ils se rendaient. Depuis l’opération du Tchad et la capture confirmée de Abderezak El para par le mouvement rebelle tchadien du MDJT, le sort des salafistes algériens réfugiés au Mali empire au fil des jours. Ainsi, nous avons appris, de sources diplomatiques, qu’un groupe de « 35 à 40 terroristes » du GSPC a regagné le nord du Mali depuis le Tchad, en traversant le Niger, et qu’il serait « aux abois ». Ces sources ajoutent que c’est un certain Abou Khalaoua, un des adjoints de Abderezak El Para qui est à leur tête et que ce groupe qui circule à bord de 4 «Toyota Station», est dans un « état lamentable ». Ces sources précisent que nombre d’entre eux sont grièvement blessés, amputés d’une jambe ou d’un bras, conséquences des affrontements très durs qu’ils ont eus avec l’armée tchadienne puis nigérienne. Ce groupe a été localisé à 200 km au sud de Bordj Badji Mokhtar, en territoire malien, pas loin de la localité de Tessalit dans un carrefour entre l’Algérie, le Mali et la Mauritanie. La visite, qu’a d’ailleurs effectuée l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Mohamed-Antar Daoud, dans la localité de Gao, lui a permis de recueillir d’autres éléments d’informations sur ces terroristes dont il n’a eu de cesse de dénoncer la présence en territoire malien. L’ambassadeur, qui a rencontré des Algériens installés à Gao, Tessalit, Bourem et Kidal, a profité de ce déplacement pour rencontrer le gouverneur de la région charnière de Gao, le colonel Mahamane Baba Toure auquel il a adressé un message fort du gouvernement algérien, le gouverneur de Gao ayant promis au diplomate algérien « la disponibilité du Mali à jouer un rôle positif contre les bandes criminelles et terroristes ». Mais ce déplacement a surtout permis à l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Mohamed Antar-Daoud, de réitérer les engagements de l’Algérie à concrétiser la concorde nationale en rappelant le discours du président Bouteflika. Une manière, probablement, de lancer une sorte de ballon de sonde en direction des ressortissants algériens installés au Mali qui ont toujours des contacts étroits avec le groupe du GSPC. Nos sources diplomatiques expliquent que l’intervention de l’ambassadeur algérien suppose que : « le GSPC n’a plus la latitude à activer au Mali ou dans le Sahel et qu’il serait plus judicieux pour les terroristes de se rendre en Algérie que d’être abattus dans le désert ». Car avec la capture de Amari Saïfi par le MDJT, l’argent de la rançon, extorqué aux Allemands en échange de la libération des otages européens, semble être volatilisé entre les achats d’armes et les récompenses offertes aux recrues et aux intermédiaires afin d’acheter la loyauté de certaines tribus maliennes et touarègues. Pour El Para, les choses sont, néanmoins, plus complexes. Détenu par un mouvement de rébellion (MDJT) qui n’est pas reconnu par l’Algérie, la disponibilité des rebelles tchadiens, à le remettre à un Etat qui le demanderait, demeure lettre morte. Officiellement recherché par Alger et Berlin, El Para pourrait être livré dans le cadre d’une convention internationale de lutte contre le terrorisme, sous l’égide des Nations Unies, si jamais les Américains s’en mêleraient. Mais on n’est pas encore là et il faudra probablement compter sur l’attitude de N’Djamena, dans cette affaire, qui ne voudrait pas, qu’un mouvement rebelle, qu’elle tente de faire passer pour « extrémiste », soit considéré par la communauté internationale comme fréquentable et coopératif. En tout cas, la tournée de l’ambassadeur d’Algérie au Mali semble avoir scellé les dernières incertitudes quant au démembrement du GSPC au Sahel. Mounir B.
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www.algeria-watch.org
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