|
|||||
|
La prière de l’absent et 11 autres dispositions formulées à Bouteflikapar Mohamed Khelaf, Le Jeune Indépendant, 21 mars 2006 Plusieurs associations algériennes regroupant des familles de disparus ont proposé au président de la République un ensemble de mesures dont la prière de l’absent. Celle-ci serait dite dans un esprit fidèle à celui de la réconciliation, et serait prononcée en même temps à travers l’ensemble du territoire national à la mémoire de l’ensemble des victimes de la tragédie nationale. Onze autres propositions ont été formulées au président Bouteflika par l’Organisation pour la défense des victimes de la tragédie nationale, le comité de l’union des familles des disparus (CUFD) ainsi que l’Alliance des familles des disparus (AFD), qui se sont constitués en alliance. Dans un communiqué rendu public, samedi dernier, lesdites organisations interpellent M. Bouteflika sur plusieurs questions relatives aux textes d’application de la charte pour la paix et la réconciliation nationale dont l’ordonnance de mise en œuvre a été adoptée hier par le Conseil de la nation. Elles proposent en effet, l’ouverture de bureaux spéciaux au niveau des tribunaux pour faciliter et accélérer les procédures de traitement des dossiers des victimes de la tragédie nationale. Elles veulent également l’ouverture de centres provisoires dans l’ensemble des wilayas, au niveau des APC et des daïras, afin de sensibiliser les personnes concernées. Les signataires du document veulent éviter aux bénéficiaires des dispositions de la charte de se rendre aux sièges de la gendarmerie ou de la police. Ils proposent que des convocations leur soient envoyées pour récupérer les actes de décès et autres décisions administratives. Les mêmes organisations demandent par ailleurs l’identification des personnes enterrées sous X à la faveur de l’ouverture des archives de la gendarmerie et de la police. En effet, la procédure en cas de décès suspects est l’ouverture ordonnée par le parquet d’une information judiciaire qui aboutit au strict minimum : un rapport du médecin légiste accompagné de photos de la personne décédée. Dans le même contexte, le président de la République est interpellé sur la nécessité de préserver les cimetières où les victimes de la tragédie nationale ont été enterrées. En outre, les signataires du document s’interrogent sur le devenir des enfants nés dans les maquis. Ils s’interrogent également sur le devenir des personnes ayant trouvé la mort dans les prisons en 1994 et 1995 ainsi que sur celui des évadés des établissements pénitentiaires. Les ONG demandent l’intégration des personnes repenties et celles libérées de prison dans le milieu professionnel. Les associations veulent également que le président Bouteflika revoie à la hausse les indemnisations des familles des disparus. D’autres propositions sont également formulées, notamment celle liée au devenir des personnes fichées par la police et qui rencontrent encore des difficultés pour se faire délivrer des pièces administratives ou quitter le territoire national. M. K. |
Redditions - Réconciliation - Amnistie | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||