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Les partis en ont fait le thème de leurs sorties du week-end Réconciliation et amnistie générale, vers un consensusPar Abdelkrim Ghezali, La Tribune, Samedi 12 février 2005 Ce week-end a été caractérisé par une intense activité politique axée essentiellement sur des questions de l’heure, en l’occurrence la réconciliation nationale, l’amnistie générale et les réformes économiques. Ainsi, le MSP, le MDS et l’UDR ont réservé leurs sorties politiques respectives aux thèmes dominants que sont la réconciliation et l’amnistie générale. Une sorte de consensus est en train de prendre forme à travers les positions exprimées qui vont toutes dans le sens d’une adhésion à ces deux projets même si des nuances apparaissent entre les différentes formations. Pour le MSP, il y a lieu de distinguer entre la réconciliation nationale, qui demeure une valeur pérenne, et l’amnistie générale, qui n’est qu’un acte circonstanciel dont on ignore le contenu. Bouguerra Soltani ne s’y oppose pas a priori mais attend d’en connaître les tenants et aboutissants. Amara Benyounes, pour sa part, relève qu’il faut faire barrage aux islamistes qui seraient tentés de récupérer la dynamique de réconciliation nationale afin de transformer «leur défaite militaire en victoire politique». A propos de l ’amnistie générale, le leader de l’UDR appelle à un débat national libre parce que la question ne concerne pas uniquement les familles des victimes du terrorisme et celles des disparus mais concerne tout le peuple algérien. Enfin, et toujours au sujet de ces deux thèmes, la position la plus surprenante est celle du MDS qui est en train d’approfondir sa mue et son repositionnement politique, puisqu’il considère que la réconciliation nationale est une nécessité de sortie de crise même s’il l’inscrit dans un objectif et un moule démocratique. Pour l’amnistie générale, le MDS estime que si cette alternative s’avère utile, il n’en demeure pas moins que les victimes du terrorisme ont besoin de la vérité et de la justice pour faire leur deuil. Enfin, le PT fait exception ce week-end puisque son secrétariat politique a rejeté, dans une déclaration, l’avant-projet de loi sur les hydrocarbures, estimant qu’il dépouille la Sonatrach de ses prérogatives et le peuple de son patrimoine puisque, pour le PT, l’article 22 du projet de loi «abroge la décision souveraine de l’Etat algérien de nationaliser les hydrocarbures». A. G. |
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