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MADANI MEZRAG AU QUOTIDIEN "EL AHDATH"
“El Para et Hassan Hattab vont être libérés”
Le Soir d'Algérie, 19 mars 2006
Dans un entretien accordé au quotidien El Ahdath, l’ex-Emir de l’AIS, Madani Mezrag, revient sur l’actualité politique et sécuritaire concernant notamment les dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale comme sur le sort des éléments armés se trouvant dans les maquis.
Ainsi, l’ex-émir n’a pas manqué de réitérer son soutien au président Bouteflika pour un troisième mandat de ce dernier. Il conditionne cependant cette possibilité par “une révision de la constitution et par la désignation d’un vice-président”. Il a déclaré, par ailleurs, que la composante actuelle du système “tend vers plus de sérieux avec l’accession des nationalistes au pouvoir et la chute des anciens lobbys”. Répondant aux questions du journaliste, il a soutenu que “les textes pour la paix et la réconciliation nationale entrés en vigueur sont à même de régler définitivement la crise qu’a connue le pays”. Revenant sur la question des hommes armés, il a évoqué la volonté de près de 1000 d’entre eux à quitter le maquis. Ces derniers représentent, selon l’ex-émir, “la force de frappe du groupe encore actif…” “J’insiste sur le fait que tous les hommes armés retrouveront leur place au sein de la société. Les groupes armés encore en activité ne possèdent aucun projet politique ou référence religieuse auxquels ils puissent se référer. Ce ne sont que des groupes cherchant une issue et une partie de cette solution leur est offerte par les dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.” Dans la foulée, Madani Mezrag a annoncé la libération prochaine de Abderrezak El Para. Il a précisé à ce propos au journal El Ahdath : “Des hommes comme El Para, qui ont combattu par conviction, savent qu’il y a un jour pour la guerre et un jour pour la paix, et les autorités vont le libérer prochainement vu l’influence qu’il a sur les groupes armés qui le considèrent comme un symbole. Sa libération contribuera à arrêter l’effusion de sang. Hassan Hattab va également bénéficier des dispositions de la charte. A la question du journaliste sur son rôle dans la sensibilisation des groupes armés à quitter les maquis, Madani Mezrak rappellera qu’il s’était engagé dans le processus dès le début et dans ses différentes étapes. “Nous soutenons les dispositions de la charte pour la paix surtout dans son volet social. Ainsi, des solutions ont été trouvées pour des familles démunies. Il y a également eu la libération des détenus et le règlement du problème des disparus dans son volet social… le contact avec les autorités et, nous faisons notre possible pour arrêter l’effusion de sang.” Pour ce qui est du cas des dirigeants de l’ex- FIS à l’étranger, Madani Mezrag maintiendra que les dispositions prises à leur encontre sont “humiliantes” du fait qu’il leur a été imposé “un mode qui ne sied qu’aux criminels ; ils ont été pourtant des cadres politiques. Après avoir été opprimés, ils ont fui vers l’étranger. Ils ont par la suite contribué au retour de la paix et de la stabilité... Ils n’accepteront jamais de retourner dans ces conditions”. A la fin de l’entretien accordé à El Ahdath, l’ex-émir ne manquera pas de préciser : “Nous bénéficions de tous nos droits politiques et civiques, et nous avons mille manières d’influer sur la scène politique à l’avenir.”
Synthèse F. Zohra B.
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Ordonnance portant mise en oeuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale
Redditions - Réconciliation - Amnistie
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