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Ahmed Attaf et d’autres ex-ministres animeront des meetings à Aïn Defla cette semaine

Par Madani Azzeddine, La Tribune, 26 février 2005

Le RND de la wilaya de Aïn Defla a célébré jeudi dernier le 8e anniversaire de la création du parti au niveau de la salle du cinéma «Dioui». Les militants du RND et plusieurs invités ont assisté à cette festivité qui a vu la participation du secrétaire général de l’UGTA. Dans son intervention, le responsable du RND à Aïn Defla a donné l’historique du parti dans cette wilaya avant la lecture de la lettre du secrétaire général du parti, M. Ahmed Ouyahia, adressée à l’occasion du 8e anniversaire. Par ailleurs, l’intervenant a annoncé que le RND est persuadé que la réconciliation nationale et l’amnistie générale sont une solution globale pour sortir le pays de la crise. Dans cette même rencontre, le secrétaire général de la wilaya a dit que les portes et toutes les portes du RND sont ouvertes pour les femmes dans cette wilaya et que le RND pourra même proposer des femmes à des postes de responsabilité dans l’avenir avant d’ajouter que, dans les prochains jours, des ministres et ex-ministres du RND animeront des meeting à Aïn Defla, parmi eux Ahmed Attaf.

M. A.

 


Meeting populaire jeudi dernier à Aïn Defla

Les citoyens soutiennent la réconciliation nationale et l’amnistie générale

Par Madani Azzeddine

Un grand meeting populaire a été organisé jeudi dernier au chef-lieu de la wilaya de Aïn Defla au niveau de la salle omnisports qui a abrité différentes tranches de la population venues des quatre coins de la wilaya pour exprimer leur soutien à la réconciliation nationale et à l’amnistie générale. Tôt dans la matinée de cette journée, un dispositif sécuritaire a été aperçu dans l’ensemble des rues qui mènent à la salle omnisports, avant le début du meeting. Une ambiance particulière a régné dans toute la ville au moment de l’arrivée des citoyens des autres communes. A l’intérieur de la salle, des banderoles du SNAPAP, de l’Union des étudiants libres et de l’Alliance présidentielle étaient affichées. Ces derniers étaient tous pour la mise en œuvre de la réconciliation nationale et l’amnistie générale. Vers 11h30, le wali de Aïn Defla, accompagné par une délégation, a fait son apparition dans la salle. Après avoir entendu un communiqué lu par un représentant des citoyens de la wilaya, il a reçu un second adressé au président de la République par les citoyens de la wilaya. Dans ce communiqué, il est fait état que tous les citoyens du territoire de la wilaya de Aïn Defla se sont regroupés dans cette salle pour apporter leur soutien à la démarche du Président pour l’application de la réconciliation nationale et de l’amnistie générale. Il y est mentionné que ce meeting permettra à tout le peuple algérien de savoir que les citoyens de Aïn Defla sont pour la réconciliation nationale, citant les raisons de leur soutien. La clôture du meeting a eu lieu dans une ambiance marquée par le baroud et des chansons patriotiques.

M. A.

 


Amnistie générale

A Constantine, Senani donne le ton

Par A. Lemili

Symptomatique, l’esclandre entre les organisateurs de la rencontre organisée au cours de l’après-midi de jeudi au sein de la maison de la culture Mohamed Laïd El Khalifa par l’Union nationale du mouvement associatif et de la société civile.Symptomatique des ambitions et de l’opportunisme des uns et des autres parmi les manœuvriers qui ne veulent s’inscrire dans le programme du Président que s’il y a matière à y gagner.Symptomatique parce qu’à leur corps défendant, les quelque deux cents personnes présentes ont vécu en «live» les propos guerriers tenus en coulisses par des protagonistes et répercutés involontairement à leur insu à travers les enceintes via un microphone dont le verrouillage a été négligé. Ce qui se disait ressemblait, à s’y méprendre, au partage d’un butin entre boucaniers.Briefé sur une situation qui avait échappé aux organisateurs, Benmohamed A., officiellement installé le jour même en qualité de secrétaire communal de l’union, s’excusera publiquement des propos incohérents mais pas innocents tenus par des personnes qui étaient venues négocier leur soutien aux chantiers politiques de Bouteflika, à savoir la réconciliation nationale, l’amnistie générale et la révision de la Constitution.Cela étant, faut-il mettre sur le compte de la pusillanimité, la sincérité, la spontanéité les discours des uns et des autres parmi lesquels le président de l’union, M. Senani Mohamed, Saadi Mohamed, avocat connu pour son culte de Boumediene, ou encore le Dr Rejdal, venu «expliquer le concept de l’amnistie générale» (sic !) pour s’égarer dans un laïus ésotérique, n’expliquant en fait rien. A. Attaf, vice-président de l’APC de Constantine, syndicaliste membre de la Fédération des pétroliers, à son tour, s’embourbera dans un discours qui n’était pas forcément en faveur de la politique présidentielle.L’ingénuité des interventions était telle qu’il devenait très peu évident qu’elles servent l’intérêt de celui pour qui (le Président) les organisateurs s’étaient juré d’être les champions. La contradiction était telle que les intervenants surprenaient l’assistance en magnifiant l’action politique de Houari Boumediene nationalisant les hydrocarbures, l’irréversibilité du retour des pieds-noirs et l’excommunication des harkis. Or, aujourd’hui, tout plaide pour le contraire, les hydrocarbures sont l’objet d’une loi qui fait s’écrouler bien des dogmes, les harkis comme les pieds-noirs sont dorénavant considérés comme étrangers au pays et peuvent y entrer en tant que tels s’ils en émettent le vœu, quitte pour cela à les inclure par ricochet dans le projet de réconciliation nationale.M. Senani a affirmé qu’il n’était pas un politique, cela semble couler de source, compte tenu de l’intervention passionnée qu’il fera, confirmant effectivement qu’il n’a pas la roublardise d’un homme politique rompu aux discours finement ciselés et durablement préparés. Senani n’avait pas besoin d’une claque pour enflammer la salle à certains moments de son discours, l’assistance applaudissait parce qu’il lui disait des mots qu’elle aurait aimé entendre depuis longtemps, des mots justes et trop beaux (pour être vrais) tels que : «Si la réconciliation nationale est incontournable, elle ne saurait être sans une équité sociale entre tous les citoyens dans le cadre d’un partage des richesses nationales, l’emploi pour tout Algérien en âge de travailler, un logement pour tout Algérien en exprimant le besoin […]» ou encore : «J’estimerai avoir accompli ma mission le jour où je verrai à l’occasion sur chaque balcon et à toute fenêtre arborer l’emblème national», et plus mélodramatique : «Je ne m’arrêterai que le jour où je verrai des Algériens verser des larmes en entendant l’hymne national.»Me Saadi, quant à lui, connu sur la place de Constantine pour avoir été requis pour défendre en sa qualité d’avocat Illich Ramirez, dit Carlos, l’ex-révolutionnaire ou terroriste, c’est selon, connu également pour son attachement à Boumediene, dira : «Il est difficile d’imaginer pour ceux qui l’ont vécu et fait pour le bien du pays et du peuple que la date du 19 juin soit désacralisée mais si la réconciliation passe par cette désacralisation, nous ne pouvons que l’accompagner même dans la douleur personnelle.»Le débat public par la suite relèvera tout simplement du surréalisme. Ainsi, pour certains représentants d’associations, la réconciliation nationale, entre autres, passerait par «une diminution des prix pratiqués par l’OPGI à l’endroit des milliers de familles évacuées des bidonvilles et aujourd’hui confrontées à des loyers de 2 000 DA/mois».Senani, affirmant avoir été «mandaté par le président de la République pour fédérer le mouvement associatif autour de l’amnistie générale, la réconciliation nationale et la révision constitutionnelle», a tenu à souligner que «cette rencontre était la première à être tenue dans le cadre d’un vaste programme national. Le choix de Constantine ne relève d’aucune exclusive, il répond toutefois au passé historique de la ville et des militants, toutes causes confondues, qui y sont nés».

A. L.


Meeting autour de la réconciliation nationale à Nedroma

Par Mohamed Medjahdi

Le 10 mars prochain, la ville de cheikh Ghaffour et ville natale du président de la République, à savoir Nedroma, abritera un meeting régional sur la réconciliation nationale qui regroupera, selon des sources crédibles, les wilayas d’Oran, Sidi Bel Abbès, Aïn Témouchent et Tlemcen. Nos sources rapportent que le secrétaire général de l’UNJA, Abdesselem Yazid, animera cette manifestation. Les observateurs affirment cependant que la wilaya de Tlemcen sera la première étape du Président en avril prochain dans le cadre de la campagne sur l’amnistie générale. Ainsi et lors de ce meeting, l’accent sera mis, nous signale-t-on, sur la nécessité d’impliquer toutes les personnes dans cette Algérie à agir, débattre, s’informer et réfléchir autour de la question.

M. M.


A l’initiative du mouvement de la société civile

Rencontre autour de la réconciliation nationale à Oran

Par Mohamed Ouanezar

Le thème de la réconciliation nationale et de l’amnistie générale commence à susciter un débat passionné au sein de la société algérienne. A Oran, depuis quelque temps déjà, le mouvement de la société civile pour le soutien de la réconciliation nationale commence à entreprendre des actions et des sorties sur le terrain «afin de sensibiliser autour du projet du président de la République». Dans ce cadre, on croit savoir que des séminaires et des rencontres d’envergure nationale seront organisées à Oran par le mouvement qui a déjà noté dans son agenda de travail une rencontre de wilaya suivie d’une rencontre nationale animée par des personnalités nationales et autres responsables politiques. Le thème de ces rencontres n’est autre que la réconciliation nationale et son corollaire, l’amnistie générale. Lors de cette rencontre qui a vu la participation de l’Organisation régionale des avocats, la Coordination nationale des enfants de chouhada, la Fédération nationale des parents d’élèves, etc, le président du mouvement, M. Tahar Abdelkader, a estimé qu’«il faudrait associer et impliquer les forces vives de la nation, car il y a des gens qui ne veulent pas le bien du pays. La réconciliation nationale est nécessaire pour la sortie de crise», a-t-il lancé avant d’ajouter que «le peuple a déjà avalisé le projet par deux fois, lors du référendum sur la concorde civile et lors de l’élection présidentielle d’avril 2004».

M. O.

   
www.algeria-watch.org