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Charte pour la paix et la réconciliation nationale La LADDH exige l’ouverture de débats téléviséspar N.K., Le Jeune Indépendant, 26 septembre 2005 Le nouveau président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), M. Hocine Zahouane, a déclaré, hier, que l’article 19 de l’ancien statut, retenu dans le second congrès, ne vise aucun parti politique. Me Zahouane, qui a tenté d’expliquer le comportement des militants du FFS, observé à l’issue des travaux du congrès, a rappelé que ledit article a été rédigé du temps du parti unique, en 1985, alors que plusieurs militants du FLN étaient adhérents à la ligue. L’article en question, faut-il le signaler, stipule que les fonctions gouvernementales et celles au sein des services de sécurité sont incompatibles avec les responsabilités de membre du comité directeur. Pour rappel, les militants du FFS avaient quitté la salle des travaux et condamné l’inexistence d’un débat autour du statut, notamment concernant l’article 19 devenu article 18. Les militants du FFS ont émis le vœu de voir le président de la ligue élu par le congrès, une doléance qui a été rejetée, a précisé Me Ben Issad, membre de l’exécutif. Il a ajouté que le congrès a opté pour le maintien de l’article en l’état, et ce, dans le but d’éviter toute confrontation entre militants. Ce qui laissera dire à son président que «la ligue n’acceptera jamais d’être entraînée dans des polémiques politiciennes». Evoquant la charte des droits de l’homme que la LADDH est en train d’élaborer, Me Zahouane a déclaré que celle-ci sera fin prête dans les jours à venir. Le président de la ligue a précisé, en substance, que ladite charte traduira leur ambition de s’inscrire dans la perspective de la refondation universelle, traitera des problèmes de la femme, en y apportant des critiques, et évoquera la question de l’exclusion économique. Dans ce sens, Me Zahouane a souligné que la LADDH possède un plan rigoureux pour le règlement définitif de la crise, qu’elle «souhaite exposer à la télévision». Cependant, a-t-il dit, un souhait qui ne semble pas pouvoir se réaliser, dans la mesure où l’ouverture de débats avec, également, des experts en la matière, est tacitement banni par l’Etat. «Est-ce que l’Etat est faible au point de refuser l’ouverture de débats ?», s’est-il interrogé. «Nous voudrions exposer aux Algériens les solutions idoines qui permettront de connaître toute la vérité sur la crise, de savoir comment la justice peut être rendue et comment faire réparation matérielle aux familles des victimes», a indiqué Me Zahouane. Il dira que la ligue a des solutions pour guérir et résorber les blessures en établissant, entre autres, un mémorandum pour la mémoire des victimes. Car la charte pour la paix et la réconciliation nationale, telle que présentée par le président Bouteflika, a ajouté Me Zahouane, ne pourra jamais ramener la paix. Revenant sur les résolutions du congrès, Me Ben Issaâd Nouredine a souligné que ces dernières tournent autour du statut et de l’aspect organique de la ligue, de la liberté individuelle, des droits de la femme et de l’enfant, des disparus et, enfin, du droit socio-économique. N. K. |
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