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Il a estimé que l’amnistie pourrait ne pas être générale Farouk Ksentini : «C’est la meilleure façon de rompre avec la violence» par Nassima Oulebsir, Le Jeune Indépendant, 4 novembre 2004 Affichant son optimisme par rapport à la «volonté» affichée par le président de la République, notre interlocuteur a pris l’exemple des autres pays dans le monde ayant «recouru au même procédé lorsqu’ils ont voulu sortir de leur violence interne». Ainsi, l’Algérie ne peut pas, a-t-il poursuivi, «échapper à ce phénomène», car il s’agit d’une solution pour mettre fin à tous nos conflits, pour «tourner la page des conséquences de la décennie noire», a indiqué M. Ksentini. Le président de la CNCPPDH a insisté sur le fait que les Algériens, notamment les politiciens, «ne doivent pas interpréter négativement ce genre de démarche». Même si rien n’a été encore décidé, M. Ksentini a affiché «son accord sur le principe», tel que proposé par le président Bouteflika. Il convient de souligner que plusieurs parties brandissent déjà leur refus catégorique de la proposition de recourir à l’amnistie générale. Dans le même contexte, interrogé sur d’éventuelles «conséquences négatives qui pourraient survenir» si jamais la proposition du Président venait à être concrétisée, notre interlocuteur a répondu : «aucune». Il a expliqué que l’amnistie générale ne peut être mise en œuvre sans l’aval du peuple. «Le peuple aura l’opportunité d’examiner et de réfléchir», poursuit notre interlocuteur. Il convient de rappeler que M. Abdelaziz Bouteflika a expliqué, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la révolution de Novembre 1954 que seul le peuple tranchera cette question. Il convient de noter, dans la même lancée, que les différentes associations de victimes de terrorisme et SOS disparus sont unanimes à dire «non» à l’amnistie générale. «Tous les coupables doivent être jugés», selon ces organisations. A ce sujet, même si M. Ksentini affirme ne pas être au courant des détails de l’amnistie, il a annoncé qu’elle pourrait probablement «ne pas être générale». Car, selon lui, le Président peut pencher pour une amnistie sélective selon laquelle certaines infractions ne pourraient pas bénéficier de l’amnistie. Il a enfin coupé court à toutes les spéculations selon lesquelles les harkis bénéficieront de l’amnistie. «Leurs crimes sont imprescriptibles, puisque 10 ans après le crime l’Etat est dans l’impossibilité de les poursuivre en justice», a déclaré M. Farouk Ksentini. N. O.
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