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La décision a été prise en janvier dernier Les familles des terroristes abattus seront indemniséesEl Watan, 27 mai 2009 Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a décidé d’indemniser toutes les familles des terroristes abattus durant la décennie noire.
La majorité des dossiers des disparus, ajoute-t-il, a été également traitée. Sur les 6500 familles recensées, 6000 ont accepté les indemnités qui leur sont proposées. « Il ne reste que 400 à 500 familles qui les ont rejetées. Certaines d’entre elles insistent toujours sur leur droit à la justice et les autres n’ont pas eu les PV certifiant la disparition de leurs proches », estime-t-il. Revenant sur la question des travailleurs licenciés, l’orateur affirme que « leurs dossiers ont été étudiés ». « Il y a toutefois des cas où l’intégration de ces victimes dans le monde du travail était difficile à cause de l’absence des casiers judiciaires vierges. Ce problème sera réglé. Il y a de nouvelles dispositions qui vont annuler l’exigence de ce document pour l’accès à l’emploi », déclare-t-il. Des statuts particuliers pour Hattab et El Para ? Outre les dossiers liés à l’application de la charte, le traitement de ceux des autres catégories de victimes de la tragédie a aussi posé problème. En effet, les enfants nés dans les maquis, les femmes violées par les terroristes, les personnes emprisonnées au Sud et les militaires blessés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ont été occultés par la charte. Selon Merouane Azzi, la cellule a remis un rapport au président de la République pour la prise en charge de ces catégories. Saluant la décision du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, de prendre en charge les militaires blessés dans le cadre de la lutte antiterroriste, Merouane Azzi dément les informations selon lesquelles les repentis ont reçu des sommes d’argent. « Aucun repenti n’a été payé pour sa reddition. Ils ont bénéficié du filet social et des dispositifs de pré-emploi », soutient-il. Interrogé sur le statut de Hassan Hattab et de Abderrazak El Para, M. Azzi se montre évasif. Selon lui, ces deux chefs terroristes collaborent avec les services de sécurité. « Les autorités ont adopté deux stratégies : d’un côté, il y a la lutte contre les terroristes récalcitrants et de l’autre, elles tentent de les convaincre d’abandonner les activités terroristes », précise-t-il. Et d’ajouter : « Hassan Hattab a abandonné ses activités terroristes avant l’expiration du délai de la charte. Sa situation est à l’étude actuellement. Il revient aux hautes autorités du pays de trancher son cas », conclut-il.
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