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SON RETOUR REPORTE A UNE DATE ULTERIEURE Anouar Haddam ne rentrera pas ce samediLe Quotidien d'Oran, 26 octobre 2005 Le retour de l’ancien président de la délégation parlementaire du FIS dissous à l’étranger, Anouar Haddam, qui devait prendre l’avion de Washington, aujourd’hui mercredi, pour rentrer sur Alger, samedi 29 octobre, est compromis. Dans un communiqué de presse transmis hier en fin d’après-midi à notre rédaction, Anouar Haddam informe qu’(il) a été contacté le dimanche 23 octobre à sept heures et demie du matin par un responsable à l’ambassade algérienne à Washington qui dit représenter un «organe officiel au pouvoir algérien» pour (lui) annoncer la décision de ses supérieurs d’annuler son retour au pays. «Cela sans qu’il avance le moindre argument objectif et convaincant de ce soudain recul de la part des autorités». «Devant la surprise de la situation, continue Haddam, j’ai pris l’initiative de contacter les parties qui m’avaient invité à retourner au pays afin de demander de plus amples explications. Mes interlocuteurs m’ont affirmé, après qu’ils eurent entrepris des contacts et consultations, que, pour des considérations liées à ces fameux «équilibres nationaux», il est nécessaire de reporter à une date ultérieure la décision de mon retour, et m’ont demandé de leur laisser plus de temps». «Malgré la déception, la tristesse et le choc que m’a causés ce revirement de la position des autorités au sujet de mon retour au pays, poursuit-il, j’exprime encore une fois ma détermination à revendiquer mon droit au retour en Algérie dès que les conditions le permettront pour que je puisse contribuer aux côtés des autres courants et personnalités nationales à mettre en avant le projet de la réconciliation qui conduira, grâce à Dieu, tout le peuple algérien vers la réussite». Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN et représentant personnel du président de la République, a reconnu, lors de l’émission «Questions de l’heure» diffusée, avant-hier lundi, par la Chaîne 3, avoir été en contact avec des ex-dirigeants du FIS dissous qui se trouvent à l’étranger. Mais il a souligné leur avoir précisé qu’il ne sera pas question de revenir à la case départ, c’est-à-dire au début des années 90. Interrogé sur le retour en Algérie de Anouar Haddam annoncé par l’intéressé lui-même pour le samedi 29 octobre, M. Belkhadem s’est contenté de déclarer: «S’il rentre le 29, je ne suis pas au courant !». Questionné également sur les déclarations qu’a tenues Anouar Haddam à propos de l’attentat du boulevard Amirouche à Alger en 1995, M. Belkhadem a répondu ne pas savoir ce que ce dernier a déclaré. «Tout ce que je peux dire, c’est que pour les personnes ayant été condamnées par contumace, et Haddam en fait partie, la charte de la réconciliation nationale dit qu’il est possible de les gracier». Estimant nécessaire de clarifier les choses pour que les gens prennent leurs responsabilités, M. Belkhadem a expliqué la raison essentielle qui a motivé ses contacts avec ces ex-responsables du FIS dissous qui se trouvent à l’étranger: «Si celui-ci rentre, il n’est pas exclu que celui-là qui a encore l’arme à la main dans le maquis puisse la déposer et rentrer». «Le paysage politique est ce qu’il est maintenant. Il faut travailler avec ce qui existe maintenant», a-t-il conclu. Amine Bouali |
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