Front Islamique du Salut Bureau Exécutif National

Un gouvernement pour l’effusion de sang et le despotisme et non pour la réconciliation

Communiqué No. 7 (traduction) Un gouvernement pour l’effusion de sang et le despotisme et non pour la réconciliation

5 RabiiThani 1425 H / 24 mai 2004

Dieu dit dans le Saint Coran : "Cependant, la manœuvre perfide n'enveloppe que ses propres auteurs.." (35:43).

Le programme de gouvernement présenté par Ahmed Ouyahia est dans la continuité de la tradition putschiste des services algériens qui font perdurer la crise que traverse le pays et n’envisagent d’autre moyen pour se maintenir au pouvoir qu’à travers le pourrissement de la situation algérienne. L’homme qui, dans le passé, a toujours œuvré pour faire avorter les tentatives de conciliation et de réforme, persiste encore dans cette voie sans issue et déclare explicitement qu’il entend soutenir les milices armées et qu’il refuse toute idée de conférence nationale qui examinerait les moyens de résolution du conflit. Il adopte ainsi, en toute vantardise, l ’ option de la confrontation et de l’effusion de sang et devra en assumer, lui et ceux qui sont derrière lui, militaires ou civils, toutes les conséquences.

Si M. Bouteflika qui a coopté Ouyahia n’est pas responsable du coup d’Etat de 1992, il porte en revanche la responsabilité de la résolution du conflit généré par cet acte ignoble. Et si M. Bouteflika ne se démarque pas clairement d’Ouyahia et de ses positions, alors ses engagements en faveur d’ une politique de réconciliation, aux contours d’ailleurs non définis, perdront toute leur crédibilité. En effet, le Front Islamique du Salut (FIS) considère le projet présenté par Ouyahia comme une déclaration de guerre et non comme une démarche de réconciliation, car il ne vise ni l’apaisement ni la consécration de la liberté et la justice, ni la libération du peuple de l ’ oppression et de la misère.

Pour le FIS, Ouyahia et ceux qui le soutiennent doivent savoir qu’il s’agit d’un Front qui incarne une cause juste et authentique. Tous les actes d’ infiltration, les campagnes de démonisation et de répression, et les crimes de liquidation physique et symbolique ne pourront arrêter ce parti dans sa quête de recouvrer ses droits, et ce grâce à la volonté inébranlable et l’ effort soutenu de ses hommes fidèles.

Certes Ouyahia et ses comparses finiront par disparaître, mais le FIS restera avec l’aide de Dieu. Il n’abandonnera jamais son droit à l’activité politique noble et à la défense du peuple et de ses valeurs sacrées et intérêts suprêmes.

Le FIS ne cessera d’œuvrer pour que l’Algérie recouvre la liberté et la justice et pour que le pouvoir effectif soit restitué au peuple opprimé. Il ne ménagera aucun effort pour démasquer les commanditaires et exécutants des crimes odieux perpétrés par les putschistes contre le peuple, tels que les horribles massacres, la torture sauvage institutionnalisée - et dont l’ é chelle est infiniment plus grande que celle pratiquée par l’occupant en Irak -, ainsi que le kidnapping et la disparition forcée de dizaines de milliers d’Algériens.

Quant à l’indécence de Ouyahia qui compte sur un contexte international favorable à sa politique d’éradication, il doit se rendre compte que le FIS l’a à l’œil et mobilisera toutes ses énergies pour démonter ses arguments fallacieux. D’ailleurs, la communauté internationale prend de plus en plus conscience que le véritable danger qui menace la paix et la sécurité internationales, n’est autre que ces régimes dictatoriaux qui oppriment leurs peuples et provoquent ainsi conflits armés et guerres civiles.

Le FIS n’est pas un dossier banal à traiter à la guise d’un pouvoir qui n’a d’autre souci que de liquider toute opposition crédible. Ce parti, bien ancré dans la société, n’est pas prêt au marchandage et à la duplicité aux dépens du peuple et de ses martyrs, veuves et orphelins.

Le FIS résistera avec fermeté, le temps qu’il faudra, en vue de restituer les droits et démasquer les criminels, avec la volonté et l’aide de Dieu, car nul droit ne se perd s’il est constamment revendiqué.

Le responsable du Bureau exécutif national par intérim

Dr. Mourad Dhina

 

 
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