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Réunion du conseil national du FFS « Non au réferendum »El Watan, 3 septembre 2005 Le Front des forces socialistes (FFS) s’est exprimé officiellement contre la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ce parti, qui a vivement critiqué la mouture du projet présenté par le président Bouteflika, appelle au boycott du référendum du 29 septembre. La position a été adoptée, jeudi dernier, à l’issue de la session ordinaire du conseil national du FFS. « Le conseil national du FFS a décidé de boycotter activement le référendum sur la charte de Bouteflika », nous a déclaré hier Karim Tabbou, secrétaire national chargé de l’information au FFS. Dans ce but, la direction du parti a mis en place une commission qui se chargera de la confection d’une affiche nationale appelant les Algériens au boycott du référendum. Cette position a été prise, selon l’interlocuteur, après avoir analysé le contenu du texte de la charte. « Nous sommes en face d’un texte le plus pauvre de l’histoire de l’Algérie que la plate-forme d’El Kseur. Sur le plan intellectuel, ce texte consacre le mariage politique entre les islamistes armés et les militaires islamistes. C’est un texte qui garantira l’impunité à tous ceux qui se sont rendus coupables de crimes économiques, politiques et sociaux », a-t-il affirmé. L’interdiction de débats contradictoires autour de ce projet est, selon Karim Tabbou, « synonyme d’organisation du silence et d’oubli ». « C’est une charte qui fait trois victimes : l’Etat de droit en garantissant l’impunité ; la démocratie en imposant l’interdit et la mise à l’écart du politique ; la société en lui imposant la renonciation à ses droits et à sa liberté au profit du renforcement du régime », a-t-il souligné. Pour le FFS, « le texte de la charte n’appartient pas à Bouteflika, mais il est élaboré par la police scientifique ». « Le chef de l’Etat fait plus dans l’agitation croyant compenser son déficit politique et surtout compenser sa frustration à l’intérieur même du sérail. Il s’est vu contraint de défendre un texte élaboré par la police scientifique. La confusion dans son discours, en faisant des sauts dans le passé, et son incapacité à définir les lignes directrices du futur dévoile sa réalité », a ajouté Karim Tabbou. Pour lui, le contrat de Rome « est le contrat des politiques et la charte de Bouteflika est la charte de la police scientifique ». Karim Tabbou dira que « quelque soient les menaces proférées contre l’opposition, le parti poursuivra sa lutte et réclamera l’identification des criminels et assassins et leur introduction devant les tribunaux ». Madjid Makedhi |
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