Des familles de disparus soutiennent Bouteflika

par Sofiane B. , Le Jeune Indépendant, 8 mai 2004


Un collectif des familles de disparus a envoyé une lettre de félicitations au président de la République, après son élection pour un second mandat, tout en lui demandant par la même occasion de continuer le travail initié. Ce groupe de familles soutient que sa réélection n’est que le résultat du travail qu’il a effectué depuis 1999, «dont les fruits se font sentir aujourd’hui».

Ils sont dans ce sens revenus sur le discours qu’avait tenu le président de la République, au cours duquel il avait dénoncé «les politiques irréfléchies qui ont mené le pays à cette situation». Ce groupe de familles qui se dit indépendant de l’association SOS disparus, qu’il qualifie «d’ancienne direction» dans un communiqué de presse rendu public hier, dit avoir toujours soutenu le Président avant et pendant la campagne électorale.

Il estime dans un autre lieu que le discours du Président lors du meeting de Relizane, au courant de l’année 2002, durant lequel il avait assuré que ce problème sera réglé d’une façon qui contentera les familles, était le déclic et la raison qui a poussé ses membres à mettre leur entière confiance en la personne de Bouteflika.

Pour rappel, le nombre de disparus en Algérie depuis la décennie 1990 avoisinerait 7 000 personnes, selon un chiffre officiel. Le président de la République a pris en charge ce dossier en installant, en septembre 2003, un mécanisme ad hoc au sein de la Commission nationale consultative de la promotion et de la protection des droits de l’homme (CNPPDH) présidé par Me Farouk Ksentini.

Ce dernier a déposé mercredi dernier son pré-rapport dans le but d’informer le président Bouteflika sur le travail et les résultats auxquels est arrivée la commission depuis son installation. Quant au rapport final, il sera remis au chef de l’Etat au mois de mars 2005, c’est-à-dire 18 mois après la mise en place de ce mécanisme ad hoc.

 

 
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