|
|||||
|
AMNISTIE GÉNÉRALE Le soutien conditionné de DjaballahL'Expression, 23 mai 2005 Le président du mouvement El Islah a annoncé son soutien indéfectible à la démarche du président de la République. Il a toutefois précisé au cours d’une conférence de presse qu’il avait présidé à l’hôtel El Izza de Maghnia, après son entrevue avec l’ancien président de la République Ahmed Ben Bella, qu’«il reste à en comprendre le contenu pour y adhérer pleinement. Mais pour le principe, nous souscrivons à la démarche», a-t-il souligné. M.Djaballah a précisé que sa rencontre avec Ahmed Ben Bella ne visait en aucun cas la création d’un pôle pour le soutien à la réconciliation nationale et l’amnistie générale. «Nous avons discuté de questions d’ordre général et nous avons évoqué le sujet mais sans jamais prendre des engagements ou approfondir le débat», dira-t-il en annonçant que les contacts avec l’ancien président de la République «ne datent pas d’aujourd’hui, depuis le déclenchement de la crise, les voies du dialogue n’ont jamais été rompues», a-t-il assuré. Le premier responsable du mouvement El Islah a mis en garde contre la volonté de certains qui risquent de galvauder la démarche ou de la faire dévier de son processus normal. «Il faut attendre que le président de la République en précise les contours pour envisager des regroupements stratégiques ou partisans et ceux qui s’agitent aujourd’hui se recrutent même parmi ceux qui sont connus pour être les défenseurs du tout sécuritaire», dira-t-il. Il a en outre précisé que la voie de sortie de la crise passe par la réconciliation de tous les Algériens pour tourner une page douloureuse de notre histoire contemporaine. Evoquant les rumeurs qui ont annoncé une rencontre entre lui et Aït Ahmed, M.Djaballah démentira une telle entrevue précisant que si l’intérêt de la nation le dictait, elle pourrait se tenir sans aucun inconvénient. «Notre souci est de prospecter toutes les voies de sortie de la crise et en tant que parti national, nous ne faillirons pas et nous aborderons toutes les discussions possibles pour ce faire», a-t-il précisé. Il démentira également les rumeurs faisant état de la création d’un pôle partisan autour de la personnalité de l’ancien chef de l’Etat pour le soutien de la démarche de la réconciliation nationale. Nous n’avons pas eu vent d’une telle démarche, «mais toutes les initiatives sont bonnes, à condition qu’elles s’inscrivent dans l’intérêt du peuple et de la nation», dira-t-il. B. HOUARI |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||