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PRÈS DE 200 TERRORITES DÉPOSENT
LES ARMES
Tous
les détails sur les redditions
L'Expression,
24 avril 2004
Elles ont été enregistrées à Jijel et des
pourparlers sont en cours à Skikda, Relizane et El Bayadh.
Comme nous l’avons signalé dans nos précédentes éditions,
les redditions se multiplient dans de nombreuses régions du pays.
Alors que 26 terroristes appartenant au GIA ont levé le
drapeau blanc à Texena, daïra d’El Aouana et à Mouzina,
commune de Sidi Maârouf, dans la wilaya de Jijel, des pourparlers
sont actuellement en cours à Skikda, Relizane et El Bayadh pour
la reddition de 178 éléments du Gspc, GIA, Katibet El Farouk
et le HDS, a-t-on appris jeudi, auprès de sources très
au fait de la situation sécuritaire.
En effet, 26 terroristes du GIA viennent de déposer de façon
définitive les armes à Texena et Mouzina, wilaya de Jijel.
Connue pour ses denses maquis, Texena a été le fief d’un
ex-gendarme, chef d’un groupe terroriste, notoirement connu. Ce
dernier refuse, selon nos sources, de se rendre, de crainte d’être
jugé pour ses nombreux actes terroristes, commis entre 1993 et
2001. Toujours dans la wilaya de Jijel, nos sources nous ont confié que
des pourparlers étaient en cours avec la participation des parents
des terroristes originaires de cette région. Il s’agit de
65 individus du GIA dont la reddition est attendue incessamment.
Cependant, il est à souligner que le tristement célèbre
Salah Zelbah, alias El Boulagré, pose problème. Il craint
pour sa personne et pour son égorgeur attitré, compte tenu
que ce dernier a exécuté pas moins d’une douzaine
de jeunes du service national. Ces assassinats ont été commis à Ouled
Chebaena, commune de Belhadef, distante de 40 km du chef-lieu de la wilaya
de Jijel. A Skikda, ils sont 53 terroristes du Gspc, à faire savoir
leur volonté de se rendre. Il s’agit des groupes activant
dans les maquis de Essayeh, Hadj Ali, El Boutha, Oum Eddour, Safsaf,
massif de Bissi et Zerobza relevant des daïras de Aïn Kechna,
Tamalous et Collo, situées respectivement à 70, 30 et 60
km de la wilaya de Skikda. Sur les 53 terroristes, 33 activaient sous
les ordres de l’émir Berrouche Tayeb, ex-élément
du GIA, ayant rallié le GSPC de Hassène Hattab. Nos sources
ont souligné, là aussi, que les parents de ces 33 terroristes
ont dû intervenir pour les convaincre de déposer les armes.
On croit savoir que ces éléments ne seraient pas directement
responsables de graves crimes, même du temps de Zitouni et de Zouabri.
Par ailleurs, ajoutent les mêmes sources, des redditions attendues à Boumerdès
ont été compromises par la réaction des irréductibles
qui n’ont pas hésité à assassiner des militaires,
la semaine dernière en faisant sauter des mines actionnées à distance.
Toujours dans le même contexte, il y a lieu de souligner que le
sinistre Sahraoui Nabil, proclamé émir national du Gspc
s’oppose, quant à lui, à toute reddition, contrairement à Hassen
Hattab qui avait négocié sa reddition en 2002, affirme-t-on
de bonnes sources.
En effet, débarrassé d’Okacha, Abderrazak El Para
et apparemment mis à l’écart avec quelques fidèles,
Hattab serait prêt à déposer les armes. De même
que la majorité de Katibet El Farouk, composée de 35 terroristes.
De sources concordantes, on apprend aussi que 25 terroristes, agissant
entre la forêt de Timixi à Relizane et les monts de Stamboul,
auraient fait connaître leur intention de se rendre avec la garantie
qu’ils seraient épargnés. Spécialisés
dans le racket et le vol de bétail, ovin et bovin, ces 25 terroristes
appartiendraient au HDS (Houmet daoua salafia). Ainsi, en plus des 26
terroristes qui se sont rendus à Jijel, ils sont au total 178
qui auraient l’intention de se rendre, avec toutefois des réserves
au sujet de certains irréductibles positionnés également
dans les maquis de Jijel. D’autres groupes, notamment à Jeneyène
Bourzgua «haut lieu» du terrorisme, dans la daïra de
Aïn Safra, wilaya d’El Bayadh, auraient pris contact avec
les services de sécurité dans l’intention de lever
le drapeau blanc. Selon nos sources, leur nombre varie entre 25 et 40
terroristes.
Ils appartiennent, selon toute vraisemblance, à des organisations
salafistes. Ils seraient des vétérans qui ont fait l’Afghanistan
et la Bosnie. Ils ont pris les armes contre l’Etat en 1993. Parmi
eux, il y aurait trois émirs dont les noms ne nous ont pas été communiqués.
Rappelons, néanmoins, que cette région était le
centre d’activités terroristes d’un certain El Bouchi,
originaire de Béchar, l’un des auteurs du massacre des 33
automobilistes en 2000, à Beni Ounif. Ce fut aussi
le fief de Saïd Mekhloufi. Sous toute réserve, nos sources
ont avancé que certaines forces occultes, activaient dans le sens
de l’échec des pourparlers du fait qu’elles touchent à leurs
intérêts!
Ikram GHIOUA
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