|
|||||
La déclaration d’El ParaAlgérienews, 9.5.09 Al Hamdou lillahi Seul, et prières et salutations au dernier des prophètes, Mohamed Ben Abdillah, Imam de la Ouma… J’ai pris connaissance de l’appel de mon frère, ami et compagnon Abou Hamza Hassan Hattab, concernant la situation et l’état dans lequel est plongé le Groupe salafiste pour la prédication et le combat, sous l’émirat de Droukdal…. une situation et une stratégie abjectes qui justifieraient le sang des musulmans dans des lieux publics, sans aucune distinction entre petits et grands, entre un homme et une femme, en posant des bombes sous prétexte de cibler les institutions du pouvoir. Je me suis arrêté aussi au Verset Coranique 25 de la sourate El Fath, et une partie de Khotbat El Wadaa, cités par Abou Hamza Hassan Hattab dans sa déclaration, et là, j’ai décidé de joindre ma voix à la sienne, et clamé sincèrement haut et fort cet appel. Ceux qui me connaissent et connaissent ma détermination savent très bien que ce n’est pas une position de circonstance derrière laquelle j’accours pour des ambitions terrestres et éphémères, mais plutôt dictée par une conviction profonde, après une analyse objective de la situation. Je regrette tout ce que j’ai fait, et je me repens à Dieu le Tout Puissant, et je le prie de bien vouloir guider mes frères dans le chemin du bien. Il faut reconnaître que les groupes qui ont déposé les armes, et à leur tête mon frère Hassan Hattab, ont été plus perspicaces et plus lucides que nous, car ils ont placé les intérêts du peuple algérien, au-dessus de tout autre considération. J’ai l’impression que les frères qui sont toujours au maquis, même s’ils tardent à déposer leurs armes, peuvent se rattraper car il n’est jamais trop tard. A ce sujet, je leur dis que le musulman sage doit impérativement se remettre en cause, et s’interroger si les actions commises relèvent du Djihad, le Djihad qu’approuve Dieu. Celui que notre prophète, que le salut soit sur Lui, a conseillé à ses disciples. La vérité, c’est que ces actions n’ont aucune relation avec le Djihad et encore moins avec l’islam, elles sont plutôt à mettre dans le registre des crimes et de la fitna. Nous avons, mon frère Hassan Hattab et moi, averti à maintes reprises nos frères de ces déviations, le jour où nous avons décidé de nous retirer du GIA en 1996. Ce jour là, nous avons condamné toutes les actions criminelles commises contre le peuple, et nous avons pris une position que nous avons jugée juste vis-à-vis de la direction du GIA. A partir de là, nous les avons combattus et éliminé leur présence définitivement de toute la deuxième région. Après cela, il y a eu la création du GSPC le 3 juin 1999 dans les Aurès, à sa tête l’émir Abou Mousaab Abdel Madjid Dichou, qui m’a confié la cinquième région. Il a été tué deux mois plus tard. Nous nous sommes rencontrés dans les monts de Batna, et avons désigné mon frère Hassan Hattab émir du GSPC. A l’époque, nous avons constaté que le groupe avait besoin d’une stratégie de gestion, afin qu’elle ne dévie pas comme cela s’est passé avec le GIA. Nous avons rédigé un nombre de clauses dans la charte du groupe, nous nous y sommes conformés ainsi que toute personne ayant rejoint l’organisation. Parmi elles, une clause stipule que le GSPC est convaincu que le peuple algérien est un peuple musulman, et que de ce fait, son sang est haram ainsi que son bien, et qu’il n’est pas permis de dire qu’une personne d’Ahl El Kibla était hérétique. Cette décision a engendré des débats houleux au sein du groupe, mais elle a été maintenue, et est devenue une garantie de paix pour les civils, nous l’avons même publiée sur internet. Après que Droukdel ait pris la direction du GSPC en 2004, il a violé cette charte en assassinant des civils sans distinction. Il ne reste des membres fondateurs du GSPC que trois personnes vivantes : Hassan Hattab, son émir, Abderezak, son adjoint, et Abou Zakaria le médecin de la Djamaa. Quant à Droukdel, à l’époque de la création du GSPC, il n’était qu’un simple djoundi qui travaillait dans un atelier d’armes à Khemis El Khechna. J’invite mes frères du GSPC à craindre Dieu et à laisser en paix le peuple et le pays. Je vous invite à vous ressaisir et à laisser tomber ce que vous faites, et je vous conseille vivement et sérieusement à penser à déposer les armes, et à retrouver vos familles… Sachez mes frères, que celui d’entre vous qui cherche la vérité et la justice doit savoir que le vrai musulman c’est celui qui s’arrête aux frontières “Houdoud” de Dieu, Le Tout Puissant… Il ne peut y avoir obéissance à un être créé dans la désobéissance du Créateur… Tuer des civils innocents et désarmés, c’est la méthode des “Khawarridj”, ce que je réprouve et me dissocie de ces actes ignobles qui n’ont rien à voir avec la religion. Depuis l’exclusion de Hassan Hattab de l’émirat de la Djamaa, je n’ai jamais reconnu celle-ci, et j’ai même entamé des contacts avec des Katibates pour les inciter à ne pas la reconnaître. Je m’adresse maintenant aux jeunes qui ont l’intention de rejoindre les maquis… Je leur dis de faire très attention à tout ce qui est publié sur Internet… des discours contenus dans des CD et qui légitiment l’effusion du sang des musulmans sous la bannière du Djihad… En dernier, j’aimerai s’adresser à mes frères à l’étranger, et à leur tête, Abdelhamid Abou Zayd et Abdelhak Abou Khabab, qu’ils aient peur de Dieu, et qu’ils renoncent aux kidnappings de touristes étrangers… Cela ne peut en aucun cas être utile à notre religion, mais au contraire, cela servira uniquement les ennemis de notre religion… J’ai été le premier à le faire, et je le regrette amèrement, parce que ce n’est pas juste, et pas conforme à la Charia, et il n’a rien à voir avec le Djihad. Je l’ai écrit le dimanche, 5 Safar, 1430 Hidjri. Abou Haydara Abderezak Amari El Awrassi, adjoint de l’émir du Groupe Salafiste pour la prédication et le combat, Ex-émir de la cinquième région. |
El Para approuve et rallie Hattab (AN, 09.05.09) "Al-Qaida au Maghreb", ou la très étrange histoire du GSPC algérien (F. Gèze et S. Mellah, 22.09.07) Algérie 2003 : l’affaire des « otages du Sahara », décryptage d’une manipulation (S. Mellah, 22.09.07) |
||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||