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| Dans le discours d'ouverture du congrès prononcé par Belkhadem Réconciliation nationale et amnistie générale, credo du FLN
Par Amar Rafa, La Tribune, 31 janvier 2005 Tant attendu, et après maints reports, le 8e congrès bis du FLN s'est ouvert hier dans la sérénité et le calme, contrairement aux prédictions les plus pessimistes qui l'ont qualifié de celui de tous les dérapages. Ouvert sous le slogan «réconciliation, unité et continuité», ce congrès de mise en conformité avec les lois a été marqué par l'absence du président de la République, en voyage à l'étranger. L'ouverture solennelle, qui a été faite par Abdelaziz Belkhadem en sa qualité de coordonnateur général du parti, s'est effectuée peu après 14h, avec la participation de 2 700 congressistes et de nombreuses personnalités en qualité d'invités, dont des membres du gouvernement. Ont assisté à ce congrès d'anciennes figures du FLN telles que Saïd Messaoudene, Mohamed Salah Yahiaoui et Boualem Benhamouda, ainsi que des chefs de partis, notamment le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, Bouguerra Soltani du MSP, Louisa Hanoune (PT) et des organisations, à l'instar de Sidi-Saïd (UGTA), le secrétaire général de l'ONEC et, enfin, des représentants du corps diplomatique. Après la mise en place des délégués, quelque peu retardée par l'arrivée tardive de certaines délégations, Abdelaziz Belkhadem proposera la composante du bureau du congrès, laquelle a été approuvée à main levée. Il s'agit des personnalités dont les noms suivent : Boualem Bessaïeh, Salah Goudjil, Abdelkrim Abada, Abderrazak Bouhara, Abdelkader Hadjar, Mohamed Cherif Kharroubi, Layachi Daadoua, Hadj Ahmed, Meftali Yamina, Mahboubi. Il a mis en exergue les efforts de réconciliation des militants du parti, dont le congrès en est l'aboutissement. Il s'adressera aux congressistes en leur indiquant : «Vous êtes l'émanation des espoirs des militants vers la réconciliation des rangs.» Une réconciliation, a-t-il dit, dont profiteront l'Alliance présidentielle dans le sens de l'approfondissement des pratiques et tous les Algériens. Après avoir indiqué que «le FLN est un parti populaire au profit de ses militants de base», il a salué les efforts de ceux qui ont rejoint le parti dans la réunification. «Un objectif recherché depuis longtemps et que vous avez imposé à la réalité», a-t-il ajouté. En soulignant la nécessité de la réunification, dans la concrétisation des objectifs du parti, notamment la mise en ouvre du programme présidentiel, dont la priorité est donnée à la libération des énergies, aux grands chantiers de réformes. Suite à cela, il s'est adressé à ceux qui hésitent entre l'ouverture et l'autarcie : «Nous réaffirmons notre détermination à soutenir l'amnistie et la concorde générale.» Aux militants du parti, il dira : «Vous serez aux premières lignes pour la défense de ces projets», en ajoutant : «Notre chemin est encore long pour réaliser une société moderne et l'Etat de droit.»Enfin, il a mis l'accent «sur l'effort consenti avec d'autres forces au sein de la société en vue d'aboutir à la cohésion de la société et à concrétiser des objectifs communs et de réalisations nouvelles au profit de tous les militants du FLN et de l'Algérie». Les personnalités les plus en vue du parti, à l'instar du ministre Kara Mohamed Seghir, n'ont pas manqué l'occasion de multiplier les déclarations à la presse, affirmant la consécration de leurs efforts. «C'est l'aboutissement de deux années de travail inlassable, mais aussi le début d'une ère nouvelle», dira-t-il en substance.Il enchaînera en relevant que certains «nous en veulent presque d'avoir proposé un conseil national», pour préciser que «ce conseil, qui regroupera près de 400 personnes, doit réunir les 3 générations du FLN. La rencontre des 3 générations. Ce n'est plus la culture d'appareil qui est mise en avant, le conseil national doit, au contraire, permettre aux générations nouvelles de s'exprimer». Il ajoutera : «Au temps de la mondialisation, il y a toujours des gens qui parlent comme si l'on était encore en 1962.»Pour sa part, Si Afif Abdelhamid exprimera sa totale satisfaction en ce sens que «tous les enfants du FLN étaient représentés au sein du congrès rassembleur».S'exprimant au sujet de la nouvelle instance, qui sera créée au niveau du parti, notamment le conseil national, Amar Saïdani, membre du comité des Cinq et actuel président de l'APN, a affirmé que cette instance n'est pas destinée à remplacer le comité central du FLN mais elle dispose de prérogatives plus larges pour trancher les plus importantes questions et les dossiers notamment économiques, politiques etc. Le secrétaire général est élu par le comité exécutif qui comprend 95 membres, laissant entendre par ailleurs que le comité central sera appelé à se transformer en comité exécutif. A. R.
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