| |
|
REDDITIONS
Benhdjar
conditionne sa participation
L'Expression,
05 mai 2004
L’ex-émir de la Ligue islamique pour la daâwa et le
djihad, Sid-Ali Benhdjar, nie toute participation aux tractations avec
les groupes armés. Il pose ses conditions pour contribuer à la
démarche des autorités. Ambiguë est la position adoptée
jusqu’ici par l’émir de la Lidd, vis-à-vis
de l’opération «reddition bis».
Réputé être l’un des fervents défenseurs
de la généralisation de la loi amnistiante et plaidant
toujours pour le parachèvement du processus enclenché avant
janvier 2000, Sid-Ali Benhdjar conditionne sa participation à toute
entreprise visant à nouer le contact avec le principal chef terroriste
de la région, Abdelkader Souane, par l’application d’abord
des clauses de l’accord secret signé avec les autorités
et, ensuite la satisfaction de certaines revendications à caractère
socioprofessionnel, en direction des éléments repentis
appartenant à son groupe.
Dans certaines déclarations faites à la presse, ces derniers
jours, Benhdjar se démarque et nie toute implication dans cette
initiative. Il réfute un quelconque rôle qu’il aurait
joué afin de persuader son ancien compagnon d’arme à rentrer
dans le droit chemin.
L’indifférence qu’affiche Benhdjar dénote un
certain scepticisme quant à l’issue de ces tractations,
en ayant toujours à l’esprit la suite réservée à l’accord
de janvier 2000, et sachant l’attachement de Souane à n’accepter
aucune concession qui le présenterait comme le grand perdant en
fin de compte, alors qu’il tient à aboutir à une «solution
négociée».
L’attitude de Benhdjar s’explique donc par le fait qu’il
n’est pas associé aux tractations, écarté au
profit des autres chefs et émirs de l’ex-AIS, et certains
dignitaires de la région, ou encore par méfiance à l’égard
des autorités.
|
|
|