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CommuniquéHier, j’ai été convié par les autorités algériennes à une rencontre avec un ministre mandaté par le président Abdelaziz Bouteflika en vue d’engager un « dialogue sur le projet de réconciliation et de paix soumis par le président Bouteflika », selon les dires du contact. Après avoir examiné la question, tenant compte du fait qu’en principe la porte du débat et de la discussion doit rester ouverte et sachant que jusqu’au jour d’aujourd’hui je n’ai entrepris aucun contact avec une quelconque autorité officielle du pouvoir algérien depuis le coup d’Etat de janvier 1992, j’ai pris la décision de décliner la rencontre, et ce pour les raisons suivantes : · Si le but de cette rencontre est l’échange des points de vue sur la charte de M. Bouteflika, je ne vois pas l’utilité d’un tel échange vu que cette charte n’est pas soumise au débat et est non modifiable. J’estime par ailleurs que cette charte constitue un projet dangereux pour l’avenir de l’Algérie car elle falsifie la vérité, et innocente, voire glorifie, des parties notoirement connues pour avoir commis des crimes monstrueux contre le peuple algérien. En outre, ce projet de charte, qui ne traite ni des causes de la crise ni de ses conséquences, consacre l’atteinte aux libertés et la violation de droits fondamentaux du citoyen algérien. Enfin, cette charte a été unanimement rejetée par les organisations internationales des droits de l’homme. Concernant le référendum du 29 septembre 2005, je dirai que : · Ce projet a été établi sans consultation de la classe politique (ni la coalition, ni l’opposition) ; il ignore la nature politique de la crise algérienne. Il n’engage ainsi que celui qui l’a rédigé et je ne vois donc aucun sens au référendum. Ce qui se déroule aujourd’hui en Algérie ne peut prétendre être au niveau des aspirations du peuple pour une solution définitive et juste à la crise politique. Le pouvoir algérien doit retrouver la raison. Le peuple algérien recouvrera ses pleins droits avec la volonté de Dieu, car nul droit ne se perd s’il a un revendicateur. Et certes, Dieu apportera après la difficulté, l’aisance. Dr Mourad Dhina |
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