|
|||||
La CNEC parle du dossier des disparusLe Quotidien d'Oran, 15 mars 2005 Préparant la conférence nationale de la CNEC, M. Khaled Bounedjma a organisé hier à la villa d’hôtes de la wilaya de Relizane une conférence de presse dans laquelle il est longuement revenu sur la voie référendaire choisie par le président de la République pour asseoir la loi sur l’amnistie générale, un président «légal et légaliste», précise-t-il, faisant allusion aux quelques opposants et autres réticents à la future loi. Critiquant vivement les incohérences de la coalition présidentielle, le secrétaire national de la CNEC a tiré à boulets rouges sur les ONG de défense des droits de l’homme qui «exploitent» et «rentabilisent» le dossier des disparus pour entraver le processus de réconciliation nationale. M. Bounedjma s’est adressé au mouvement associatif local, l’invitant à combattre ceux qui ont «terni l’image de marque du pays, conviant toutes sortes d’ONG sur le sol algérien sous le couvert de la défense des droits de l’homme». Selon lui, «la politique extérieure et la diplomatie algérienne ont largement convaincu l’opinion internationale d’une incontournable amnistie générale soumise à l’approbation du peuple algérien souverain». M. Bounedjma a invité le même mouvement associatif à collaborer en vue de la conférence nationale de la CNEC prévue à Relizane à partir du 30 mars prochain, précédée de la célébration du 19 Mars à Aflou, halte programmée dans son agenda également. L’autre point culminant du discours de M. Bounedjma a été sa lutte pour abolir le recours par les justiciables notamment auprès des tribunaux administratifs au Conseil d’Etat, d’où des lenteurs préjudiciables pour le citoyen, même s’il reconnaît que la Cour suprême, ultime instance judiciaire nationale, accuse elle aussi des retards immenses dans le traitement des affaires qui lui sont soumises. Benelhadj Djelloul B. |
|||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||