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Un repenti raconte son clavaire à El Khabar
Le consulat de l’Algérie à Bonn m’a trahi»
El Khabar, 22 août 2006
El Khabar a rencontré le jeune Ibrahim Boulbadaoui (35ans), qui a raconté en détails, son histoire et les entraves qu’il a affrontées au niveau de la justice algérienne malgré les garanties qu’il a obtenues, selon lui, de la part des autorités algériennes au niveau du consulat de Bonn, en Allemagne. Ibrahim a indiqué qu’il activait, depuis la fin de 1993, dans les rangs du Mouvement islamique armé (MIA) avec le chef Saïd Makhloufi, avant que les membres du mouvement ne joint le Groupe islamique armé (GIA) activant à Berraki, puis dans les montagnes de Bejaia.
Vers la fin de 1994, il a falsifié des passeports pour se rendre en Tunisie, avant de joindre la Libye. Il a revenu par la suite en Tunisie d’où il s’est enfuit, le 3 mars1997, vers l’Allemagne, qui a accepté sa demande de refuge politique. Il a resté là bas jusqu’à ce qu’il a contacté l’avocate Mokhtari Zahia, en 2004, pour consulter les affaires qu’on lui a attribuées. Il a été démontré qu’il est condamné à la peine de mort pour des crimes qu’il n’a pas commis, car qu’il résidait à l’étranger au moment où ces crimes eu lieu.
Ces condamnations se sont basées sur une fausse notification par certains éléments du GIA, qui ont été interrogés par les services de sécurité. Notre interlocuteur ajoute que son avocate lui a conseillé de patienter jusqu’à ce que la les lois découlant de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale soient mises en application ».
« J’ai alors décidé », dit-il, « de renter au pays et de se rendre (aux service de sécurité) après avoir consulté la sécurité allemande et les autorités algériennes au niveau du consulat de Bonn ». Brahim raconte qu’il n’a pas trouvé de difficultés avec les services de sécurité qu’ils l’ont interrogés à l’aéroport international d’Alger de Houari Boumédienne, le jour de son arrivé au pays, il y a une semaine .Cependant, il a rencontré des problèmes au niveau de la justice, lorsqu’il a été informé qu’il n’est pas concerné par les mesures stipulées dans les loi découlant de la réconciliation nationale.
« Le procureur général de la cour d’Alger voulait appliquer la loi sur moi bien que j’aie le droit de bénéficier de l’amnistie, parce que je n’ai pas commis les crimes dont je suis faussement accusées ». Ibrahim a exprimé son indignation quant au sort qu’il est réservé. « J’avais confiance en la loi de la réconciliation (nationale), je me suis rendu, ais ils m’ont trahis ».
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