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Aucune reddition à Bouira ni à Chlef El Watan, 2 mai 2004 Une conclusion s’impose après l’enquête menée tous azimuts sur les redditions de ces derniers temps : depuis le mois de juin dernier, aucune reddition n’a été enregistrée dans la wilaya de Bouira. Les rumeurs qui
ont circulé ici et là sur de prétendues
redditions n’ont pas résisté à un examen sérieux.
Ainsi, à propos des fameux camps de toile érigés
pour «soi-disant accueillir des repentis», il s’avère
que les tentes dressées au sud de Kadiria, abritent non pas des
terroristes ayant déposé les armes, mais des militaires
engagés jour et nuit dans des opérations de ratissage. «Ce
qu’on a pris pour une tente abritant des repentis est en fait une
tente sanitaire avec son fanion frappé du Croissant-Rouge»,
raconte un Par A. D. et A. Y. ---------------- Fébrilité à Seraïdi Selon des sources dignes de foi, plusieurs dizaines de terroristes, une centaine selon les uns, beaucoup plus selon les autres, accompagnés de femmes et d'enfants se seraient rendus hier avec armes et bagages à la brigade de gendarmerie de Seraïdi. Interrogés, plusieurs habitants de la commune de Seraïdi ont affirmé avoir effectivement vu des individus armés et accompagnés de ce qui seraient leurs familles emprunter la route Annaba-Seraïdi. Les mêmes sources ont précisé avoir constaté que certains de ces individus brandissaient des drapeaux blancs. D'autres habitants, originaires de la localité de Aïn Barbar qu'ils avaient désertée à la suite des menaces de mort du groupe de terroristes écumant les monts de l'Edough, ont déclaré avoir identifié les individus armés qui les avaient rackettés. Du côté des services de sécurité que nous avons tenté de contacter pour de plus amples détails, l'on s'est limité à déclarer que la même information leur est parvenue sans pour autant l'infirmer ou la confirmer. Certains faits, tels la rumeur ayant circulé depuis plusieurs jours sur la place publique quant à des négociations entamées par Mebrek, l'émir, pour la reddition de son groupe armé, le renforcement des contrôles de sécurité sur les hauteurs de Seraïdi, les nombreux déplacements d'officiers supérieurs de l'ANP dans la zone, pourraient confirmer que ces négociations sur les conditions de cette reddition avaient été entamées au lendemain de la réélection d’Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République. Rappelons que Aïn Barbar, Berrahal, Oued El Aneb, Oued Rich, Chetaïbi, des localités et communes de la wilaya d’Annaba, avaient vécu durant plusieurs années dans la crainte des attaques et incursions sanglantes de ce groupe de terroristes dont le nombre avait été estimé à une vingtaine d'individus. Par A. Djabali
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www.algeria-watch.org
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