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Ali Benhadj à la rescousse par Fayçal N. , Le jeune Indépendant, 26 avril 2004 « Sans nous, sans notre médiation, aucune reddition n’aura lieu.» Ces propos ont été tenus par l’ex-»émir» de l’AIS dans la région d’Aïn Defla, Kouache Torki, connu sous le nom de l’»émir» Lyès, lors du meeting du candidat Abdelaziz Bouteflika à Aïn Defla, deux jours avant la clôture de la campagne électorale. Comme ils témoignent de la participation de l’ex-FIS dans la nouvelle donne relative aux tractations allant dans le sens de la reddition des groupes armés sévissant dans les wilayas de Chlef et Aïn Defla. Par ailleurs, on n’est pas parvenu à confirmer les persistantes informations faisant état de l’implantation de camps de terroristes prêts à se rendre, annoncée dans diverses régions. Pour les sbires de l’»émir» Souane, le camp serait dans la région de Tarik-Ibn Ziad, au sud de la wilaya d’Aïn Defla, frontière avec la wilaya de Tissemsilt. Des citoyens de la région nous ont informés y avoir vu le drapeau blanc et avancent que la trêve dure depuis le mois de ramadan dernier. En effet, nous dit-on, aucun acte terroriste n’a été commis durant cette période de tractations entre les autorités et les groupes terroristes. Il y a lieu de rappeler qu’il y a deux mois, Ali Benhadj, l’ex-numéro deux du FIS, s’était rendu à Chlef où il a rencontré, durant plusieurs heures l’»émir» local Benaïcha, dans la demeure de ce dernier, au douar Gouasmia. Vendredi dernier, Ali Benhadj s’est rendu à Aïn Defla pour s’entretenir avec l’ex-»émir» de l’AIS Lyès. Il a même accompli la prière du vendredi à la mosquée El-Khadra de la ville et la prière d’el-asr dans une autre mosquée. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour discuter, affirme-t-on, des modalités pour finaliser l’opération de reddition du groupe de l’»émir» Souane et de celui d’El-Afghani qui sévit dans la région de Beni Bouateb où une trentaine d’éléments seraient sur le point de déposer leurs armes. Côté officiel, tous les responsables contactés refusent d’infirmer ou de confirmer les informations relatives à ces éventuelles redditions ou contacts.Cependant, non loin du Mont Manora, à Aïn Sultan, on nous a annoncé la présence d’un camp de repentis. Des riverains et des bergers approchés nous ont fait part de mouvements d’éléments armés sans qu’aucune attaque ait eu lieu dans cette région. A Oued Djemaâ, au pied du djebel Louh, selon des informations non confirmées, on annonce la présence du camp de l’»émir» Souane avec une quarantaine d’éléments. Les responsables de l’APC nous ont fait part de l’éventualité de la présence de ce groupe, sans la confirmer. «On en a entendu parler comme vous, mais on n’a rien vu, sauf que l’accalmie qui prévaut depuis des mois tend à conforter la thèse du dépôt des armes», nous a dit un garde communal en faction devant le siège de l’APC. Pour la population, rumeur ou réalité, l’essentiel est que la paix revienne, que la réconciliation nationale réussisse. Concernant la venue d’Ali Benhadj à Aïn Defla, l’ex-»émir» Lyès nous a laissé entendre que «le déplacement de ce dernier était pour la bonne cause». Pour lui, l’empreinte de l’ex-FIS est latente et il déplore, à cet effet, le harcèlement des services de sécurité qui se manifeste par des interpellations d’Ali Benhadj. La population de la région d’Aïn Defla reste en tout cas dans l’attente d’une décision politique pour que tous les terroristes déposent leurs armes. F. N.
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www.algeria-watch.org
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