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ABOUDJERRA SOLTANI L'A ANNONCE HIER

«Le 8 avril 2005 marquera le début de l’amnistie générale»

Le Soir d'Algérie, 28 février 2005

L’appel formulé hier par le président du Mouvement de la société pour la paix à l’occasion de sa conférence-débat au forum de son journal Enabaa dépasse le contexte d’un vœu pour atteindre celui d’une confidence dont Aboudjerra Soltani voulait avoir la primeur pour l’annoncer.
La date soumise par Aboudjerra Soltani constituera le début effectif de la mise en application de l’amnistie générale dont les contours seront définis bien avant par le président Bouteflika. «L’amnistie doit se faire sans exclusion ou marginalisation. C’est une nouvelle page qui s’ouvrira pour le militantisme professionnel » a souligné le président du MSP qui insista sur la nécessité de «faire la différence entre réconciliation et amnistie générale». La première constitue, selon le conférencier, un débat pluriel qui peut durer jusqu’à 20 ans quant à la seconde (l’amnistie), limitée par le temps, concerne une catégorie spécifique de personnes et ne peut être durable. La vision d’amnistie pour la formation islamiste a atteint également ceux «qui veulent bien rendre les biens publics dilapidés» suggéra Soltani en affirmant qu’ «il faut libérer le pays de l'autorité des barons et répartir d’une manière équitable les biens sur le peuple». Le président du MSP, intervenant avant sa rencontre avec ses homologues de l’alliance présidentielle, a voulu les devancer en s’exprimant sur les résultats d’une année de coalition. «Cette alliance a permis la réactivation du champ politique en entier et l’adoption d’une nouvelle stratégie d’action plus professionnelle de la part des partenaires de la coalition et des autres partenaires sociaux» a-t-il ajouté. Cependant, Aboudjerra Soltani, lors de son intervention, avait soumis les exigences de sa formation «loin de toutes considérations syndicales». «Nous ne sommes pas là pour défendre les intérêts des travailleurs» estime-t-il avant de déclarer que leur but est celui de conserver le droit du peuple algérien à une vie meilleure et prospère étant donné «l’aisance financière estimée à 43 milliards de dollars». Ces revendications gravitent autour de la libéralisation de l’économie nationale de l’emprise du holding. «Que les choses soient claires en ce qui concerne les entreprises privatisables, celles en partenariat et celles qui restent sous le régime public». Aboudjerra Soltani exige également la révision du projet de la commune et de la wilaya en préparation. «Il faut que le projet garantisse l’équité des droits de tous les élus locaux avec l’effacement des dettes pour les communes». Il faudrait aussi profiter de l’aisance financière en progression et la baisse de la dette extérieure qui a atteint 21,5 % et la reconversion de cette dette en projets d’investissement.
Ilhem Tir

   
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