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Zerhouni à propos de la charte Les 20 lois suivront la voie normaleLe Jour d'Algérie, 2 octobre 2005 S’exprimant hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, a estimé que «les Algériens ont compris le message, celui de ne pas oublier, mais de pardonner, d’où leur adhésion». En affirmant que «le peuple a fait part de son option pour la paix et la réconciliation nationale» et que le gouvernement et le Parlement auront désormais à traduire ce plébiscite en textes et lois, Yazid Zerhouni a levé un pan du doute qui persistait encore jusqu’à hier quant aux mécanismes d’élaboration de ces lois. Soulignant que l’Algérie a «suffisamment d’instruments pour traduire concrètement cette charte en lois et textes», le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales indiquera que «le gouvernement va se mettre au travail pour traduire concrètement ce choix à travers des lois et des textes réglementaires». Et d’ajouter: «L’Exécutif va étudier les questions qui seront de son ressort et le Parlement celles qui lui reviendront» et les résultats enregistrés expriment, selon lui, «un regain de confiance populaire dans les institutions de l’Etat». «Il s’agit désormais pour les pouvoirs publics d’avancer normalement dans cette voie originale et saine dans la mesure où elle se base sur l’adhésion du peuple algérien», dira-t-il pour souligner la nouvelle tâche qui incombe à l’Etat. Abordant le déroulement du scrutin en Kabylie et le faible taux de participation enregistré dans cette région, il affirmera que cela s’explique par «des considérations sociologiques ainsi que l’éparpillement de ses habitants». Le ministre qui a, lors de sa conférence de presse vendredi, accusé les élus révoqués d’être responsables des perturabations le jour du scrutin, a indiqué que les délégués du mouvement citoyen des archs ont, pour leur part, «essayé de se déployer pour appeler les citoyens à participer au référendum». Par ailleurs, ce faible taux de participation au référendum n’influera pas sur les prochaines élections partielles, étant donné que «les deux partis politiques qui ont appelé au boycott du scrutin référendaire ont déjà fait part de leur intention de prendre part à ces joutes électorales». Enfin, et rappelant les propos du Président de la République à propos du dossier du FIS dissous, Zerhouni a souligné que «l’interdiction pour ses responsables de retourner à l’exercice de la politique vient d’être confirmée par la volonté populaire». Boudjemaâ Medjkoun
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