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60 % DES BUDGETS DES APC NE SONT PAS CONSOMMÉS ANNABA Les populations ne voient rien venirL'Expression, 28 Novembre 2007 Les crédits débloqués par la wilaya pour l’exercice 2007 sont de l’ordre de 2.279.958.000DA. Au moment où les quelque 700.000 habitants de la wilaya de Annaba, répartis sur 12 communes, endurent les pires conditions de vie, le programme de développement local (PCD) affiche une stagnation inexpliquée. Et ce, en dépit des forts budgets débloqués, en comparaison avec les années précédentes, où les enveloppes financières étaient moins conséquentes mais consommées jusqu’au dernier centime. Wahida BAHRI BÉJAÏA Des blocages bureaucratiques à l’origine28 Novembre 2007 Des enveloppes consommées à hauteur de 42,5% L’opposition parle de centaines de projets inscrits pour la wilaya pas ne pouvant démarrer faute d’assiettes foncières. «La consommation des budgets alloués à la wilaya de Béjaïa ne dépasse pas les 40%», avait déclaré récemment, un responsable du Front de libération nationale. Un véritable pavé dans la mare. Intervenant en pleine campagne électorale pour les locales, cette déclaration vise l’équipe majoritaire, en l’occurrence, le Front des forces socialistes, un parti qui a toujours pris les rênes de l’APW depuis l’avènement du pluralisme politique. Arezki SLIMANI CONSTANTINE Les «séquelles» d’une mauvaise gestion28 Novembre 2007 Les dernières élections sont un souvenir assez vivace dans la mémoire des Constantinois. Et personne n’a d’affiché son optimisme pour celles qui auront lieu demain. La défiance politique est la cause du rejet, de la déception et surtout de la méfiance. L’opinion publique locale s’interroge, sur la légitimité des élus sortants. Ces élections apporteront-elles un plus au quotidien des citoyens? On aura remarqué tout au long de cette campagne très «timide» que les Algériens ne sont pas intéressés par la politique, ni par les partis qui ont manqué à leur devoir. Les Algériens ont compris avec beaucoup de regret que les pouvoirs publics sont totalement inopérants. Malgré la bonne volonté de l’Etat, le niveau local reste piégé dans un contexte quelque peu médiocre. L’enveloppe de 120 milliards de centimes, mise à la disposition des élus locaux, n’aura donc pas suffi pour l’aménagement urbain de la ville de Constantine et ses 13 communes. Derrière eux, les élus sortants, qui se sont servis parfois à outrance, en profitant de certaines perspectives, comme les voyages à l’étranger dans le cadre du jumelage, auront laissé un arrière-goût amer aux Constantinois. Des promesses non tenues et des projets inachevés à l’image du parking à étages pour le coût de cinq milliards de centimes, l’aménagement de la brèche pour trois milliards de centimes ou encore les sous terrains pour un milliard de centimes. Depuis 2005, aucun bidonville n’a fait l’objet de délocalisation. Si ce n’était que ça! Que dire de l’état civil? Ces ser-vices, mémoires de la ville, n’ont jamais été aussi mal tenus, que durant le précédent mandat. Constantine c’est aussi la ville des trottoirs refaits à plusieurs reprises et, contre toute attente, après que le boulevard Belouizdad ait été ´´retapé´´ celui de Boudjeriou est resté en l’état. La mauvaise gestion est, en effet, le maître mot à Constantine. Dans le secteur de l’habitat, le problème se pose à chaque fois. Des retards dans la construction, dans les relogements mais aussi dans la programmation des listes des bénéficiaires. Ajoutons à cela le projet du tramway qui est à la traîne alors que les travaux étaient programmés en début de cette année. Tout est bloqué dans cette ville, même sur le plan de l’investissement et du tourisme. D’aucuns n’arrivent à expliquer réellement le phénomène du sous-développement de Constantine dont l’image ne cesse de se dégrader. Et l’on s’interroge, si les budgets alloués à certains projets, qui n’ont pas vu le jour, resteront au niveau du Trésor. Ikram GHIOUA TIZI OUZOU 850 milliards bloqués!28 Novembre 2007 Une cagnotte de 850 milliards de centimes destinés au programme de développement dans la commune de Tizi Ouzou serait toujours bloquée dans les caisses de l’Etat. C’est ce qu’a affirmé à L’Expression le maire sortant de la commune du chef-lieu de wilaya, M.Mustapha Si Salah. «850 milliards de centimes alloués à la localité pour le développement de la ville sont bloqués par l’administration. C’est inadmissible», martèle-t-il, d’autant plus que la ville des Genêts figure parmi les communes où le chômage et la délinquance prennent des proportions alarmantes. Hafid AZZOUZI ORAN Les raisons des retards28 Novembre 2007 Oran s’est transformée en un immense bourg, et derrière le Front de mer, il y a le front de la misère et de l’indigence. Deux décennies de disette et de vacances ont conduit El Bahia vers des dérives aussi graves qu’irrémédiables. Des déviations qui résultent de retombées aux séquelles aujourd’hui difficilement réparables. Les conséquences sont donc très graves et les autorités locales tentent tant bien que mal de prendre le taureau par les cornes. Oran a été, pendant la tragédie nationale «un refuge» pour les personnes «vulnérables» qui ont fui les zones instables. Ainsi, en une dizaine d’années, l’image pittoresque qu’offrait autrefois Oran, a totalement été défigurée par la prolifération des bidonvilles et l’habitat précaire. Oran s’est transformée en un immense bourg, et derrière le Front de mer, il y a le front de la misère et de l’indigence. Aujourd’hui, des sommes faramineuses sont débloquées en vue de corriger les conséquences du laxisme et du laisser-aller qui ont caractérisé un passé récent. La wilaya d’Oran, qui regroupe 26 communes, est habitée par une population qui avoisine 1,5 million d’âmes. Aussi, la deuxième métropole du pays est, depuis quelques années, devenue la destination des investisseurs étrangers et nationaux. C’est pourquoi le développement local constitue l’un des véritables casse-têtes des autorités locales. La wilaya d’Oran a, depuis peu de temps, lancé des projets de développement d’envergure. Des projets qui peuvent redonner à El Bahia son image d’autan. Ces derniers ont, principalement trait à l’éradication des bidonvilles et la résorption de l’habitat précaire: réalisation des écoles et bitumage des routes etc. Des projets pharaoniques, dit-on à Oran. Sans compter l’inscription des futurs complexes olympiques et du pôle universitaire de Bir El Djir, la salle semi-olympique de Boutlélis et le tramway. Des budgets colossaux sont réservés à cet effet. Seulement la problématique qui reste toujours posée est que ces budgets ne sont pas consommés à temps. C’est une lancinante question à laquelle sont sérieusement confrontées les autorités locales. Ce défaut de consommation du budget a été l’axe principal de la campagne électorale. Plusieurs partis politiques candidats n’ont pas cessé de crier à la corruption. «Ils sont allés jusqu’à décrier l’état actuel de ces développements». C’est pourquoi il apparait nettement que, malgré l’injection de ces milliards, le citoyen se sentira toujours marginalisé. Le relogement des familles du quartier Les Planteurs en a été l’exemple concret. Au total, 9000 familles devaient être relogées en 2003. Un dossier très chaud qu’aucun des responsables locaux n’a daigné résoudre. Le dossier est à la traîne depuis 2001. Période durant laquelle a été résolu, lors de la conférence internationale de lutte contre la pauvreté, la prise en charge de 9000 familles du quartier Les Planteurs. Un projet qui a été financièrement soutenu par la Banque mondiale. Depuis le mois d’août à ce jour, seules 2000 familles ont été recasées. 6000 autres attendent toujours leur tour. Un véritable dilemme. Le montage financier de l’opération est achevé, tandis que les familles continuent d’espérer depuis, que leur calvaire voie un jour la fin. Seulement aux dernières informations, le manque d’assiettes a nettement stoppé cette démarche. «L’injection de plusieurs milliards de dinars dans des projets de développement ne serait ni concluante ni agissante si des mesures d’accompagnement urgentes tardent à venir», a déclaré un ex-élu à L’APW d’Oran. Pour sa part, le wali d’Oran, M.Tahar Sekrane, a estimé que les budgets sont consommés à temps. Cependant, selon ce dernier, «les lenteurs sont imputables au concours de plusieurs facteurs». Il citera en ce sens, les exemples des appels d’offres qui sont dans la plupart des cas infructueux. Et ce dernier d’ajouter que les études des marchés prennent de longs délais. A ces aléas s’ajoutent les résiliations nombreuses des marchés, a signalé le wali d’Oran. Les mêmes déclarations ont été répercutées par le secrétaire général de l’APC d’Oran, M.Fekha Benaoumeur. Ce dernier signalera que, malgré l’ordonnancement des marchés ces derniers «restent parfois sans preneur». Dans ce chapitre bien nommé, notre interlocuteur notera que ce sont ces facteurs qui laissent dire que «les budgets ne sont pas consommés à temps, mais en réalité, les projets sont inscrits et leurs budgets sont alloués». A. WAHIB |
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