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UNE DELEGATION DU MDN A WASHINGTON Le général-major Senhadji au PentagoneLe Quotidien d'Oran, 9 mai 2005 Le général-major Ahmed Senhadji, secrétaire général du ministère de la Défense nationale (MDN), se trouve depuis hier en visite officielle à Washington (Etats-Unis) à la tête d’une importante délégation de l’ANP. Une visite qui vise à intensifier le programme de formation des officiers algériens aux Etats-Unis. « Ne déstabilisez pas l’Algérie».C’est l’auteur d’une analyse intitulée ainsi, qui se trouve être l’ancien vice-président du Conseil national de sécurité américain, qui reçoit la délégation militaire algérienne. Peter W. Rodman est le sous-secrétaire américain à la Défense, chargé des affaires de sécurité nationale au département de Donald Rumsfeld. Considéré comme un faucon dans l’administration américaine, Rodman, qui s’occupe également du volet du terrorisme, a invité le général-major Ahmed Senhadji, secrétaire général du MDN, afin d’examiner, selon le communiqué de la Défense nationale, «les voies et moyens de développer la coopération militaire entre les deux pays». Ainsi, c’est la première délégation militaire algérienne qui se rend officiellement aux Etats-Unis dans le cadre de la coopération. Auparavant, plusieurs hauts officiers supérieurs de l’armée et des services secrets algériens s’étaient rendus aux Etats-Unis pour appuyer les efforts de l’administration américaine dans la lutte antiterroriste mondiale. Même si le communiqué ne le précise pas, il s’agira davantage des questions relatives aux programmes de formation qui constitueront le canevas des discussions. Des officiers algériens de différents corps d’armée se trouvent dans des académies et des écoles de guerre américaines, ces dernières années, dans le cadre d’un programme lancé par le colonel Hanen, ancien attaché militaire de l’ambassade US à Alger. Un programme ambitieux qui avait nécessité, selon des sources diplomatiques, la création d’un bureau spécialisé, le DIO (Department Defense Attachy Office), qui est en charge des militaires algériens se rendant aux Etats-Unis. Preuve que la coopération dans ce domaine a atteint sa vitesse de croisière. Le général-major Senhadji s’entretiendra avec de hauts cadres du Pentagone et évoquera les dossiers de coopération militaire avec le sous-secrétaire américain à la Défense, Peter W. Rodman, qui a la particularité d’être déjà venu à Alger en janvier 2003. A l’époque, il avait été reçu par le président Bouteflika ainsi que par l’ancien chef d’état-major de l’ANP, le général Mohamed Lamari. Le MDN avait alors sorti la «grosse artillerie», puisque Rodman a eu des entretiens avec plusieurs généraux-majors, dont le directeur de la fabrication militaire, le chef du département approvisionnement, le directeur des relations extérieures et de la coopération de l’état-major de l’ANP, ainsi que le général chef du département organisation et logistique de l’état-major de l’ANP. Ce programme était piloté du côté algérien par l’ancien DREC, le général major Sassi. Il est fort probable que la délégation algérienne évoquera avec les militaires américains la question de la lutte antiterroriste. Jusqu’à présent, même si les Etats-Unis n’ont pas livré d’armes dites «offensives» à l’armée algérienne, le Pentagone est disposé à fournir des équipements d’assistance électronique, de transmission et du matériel de vision nocturne nécessaires à la lutte, notamment dans le Sahara, où Algériens et Américains craignent une implantation durable des foyers salafistes du GSPC en liaison avec l’organisation Al-Qaïda. Pour intensifier cette assistance, qui est également passée par les visites successives des généraux Lamari, puis Ahmed Gaïd Salah, actuel CEM/ANP à Stuttgart, à la base américaine de l’EUCOM, et des réunions avec le général Charles Wald, le patron du programme Pan-Sahel, la délégation algérienne aura face à elle un inconditionnel de l’aide militaire pour l’Algérie. Le sous-secrétaire d’Etat à la Défense a été parmi les officiels américains qui ont prôné une ligne de rupture avec les mouvements islamistes extrémistes bien avant le 11 septembre 2001. Il avait déclaré, dans une de ses analyses sur la situation en Algérie, que «les Américains ont eu une mauvaise analyse et une stratégie d’erreur en tentant de concilier gouvernement algérien et opposition islamiste (...). Nous préférons tous, bien sûr, une politique civile à une politique militaire et personne ne veut que la scène algérienne se réduise à la violence, mais les intérêts américains auraient été sévèrement endommagés si les islamistes avaient gagné en Algérie (...)». Une prédiction qui date de 1996, qui lui a donné raison. Mounir B. |
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www.algeria-watch.org
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