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LE
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT
DE L’OTAN À ALGER
L’aboutissement d’un
long processus
L'Expression,
12 mai 2004
L’Algérie est désormais, un partenaire privilégié pour
l’Alliance atlantique. La menace terroriste qui n’épargne
pratiquement aucun pays, aussi «immunisé» soit-il,
demande davantage de coordination entre les Etats. La visite en Algérie
de M.Alessandro Minuto-Rizzo, secrétaire général
adjoint de l’Otan, «s’inscrit dans le cadre du dialogue
méditerranéen de l’Otan, auquel l’Algérie
prend part depuis mars 2000» indique un communiqué du ministère
des Affaires étrangères. Il est utile de rappeler, que
les relations bilatérales entre l’Algérie et l’Otan
ont connu diverses escales. Les premières manoeuvres navales conjointes
ont commencé dès 1998 et auxquelles avaient participé les
forces navales de la 6e flotte américaine basée en Méditerranée.
Quelques mois plus tard c’est une délégation de l’Otan,
dirigée par l’amiral Luigi Lillo qui va être reçue,
respectivement par le général de corps d’armée,
Mohamed Lamari et le colonel Mohamed Tahar Yala.
Des rencontres couronnées par la rencontre du président
Abdelaziz Bouteflika au siège de l’Otan, le 10 décembre
2002 avec le secrétaire général de l’organisation
Lord Robertson. A cette occasion, le chef de l’Etat a indiqué,
devant les cadres de la nation, qu’«en ouvrant un dialogue
avec l’Otan, l’Algérie recouvre son droit de cité dans
les affaires internationales». L’Algérie a aussi participé à une
série de rencontres tenues au siège de l’Otan au
titre de l’année 2003. Une rencontre bilatérale s’est
ainsi tenue le 7 mars 2003 au siège de l’organisation. Idem
pour la réunion du 14 mars de la même année qui a
permis aux experts participants de procéder à un échange
de vues sur le programme militaire du processus. A noter que le 16e sommet
de l’Otan, tenu les 22 et 23 novembre 2003, a ouvert de nouvelles
perspectives pour le développement du dialogue méditerranéen
de l’Otan. L’Algérie, en s’inscrivant dans l’Alliance
atlantique, s’est ainsi assurée une meilleure coopération
militaire de la part des Etats-Unis. Washington compte faire de l’Algérie
un partenaire de choix dans le cadre de la lutte antiterroriste. D’ailleurs
l’anéantissement au mois de février dernier dans
le Sud algérien d’un important groupe du Gspc dénote,
on ne peut plus clairement de la qualité de la coopération
entre les deux pays en matière de lutte antiterroriste. Par ailleurs,
aussi bien dans son rapport annuel 2002 que dans celui de l’année
dernière, le département de Colin Powell, qualifie l’Algérie
de locomotive dans le domaine de la lutte antiterroriste. Alger et Washington,
qui multiplient depuis quelques années des missions d’information
et de formation, sont désormais sur la même longueur d’onde
après des années d’expectative. La visite du secrétaire
général adjoint de l’Otan vient confirmer, encore
une fois, les bons rapports qu’entretient l’Algérie
avec cette organisation hautement stratégique. L’Algérie
qui s’apprête, par ailleurs, à ouvrir le chantier
de la professionnalisation de son armée, a besoin plus que jamais
des potentialités et de l’expérience de ses partenaires
de l’Alliance atlantique Nord pour s’adapter aux nouvelles
mutations opérées à travers le monde. Une des priorités
du programme du gouvernement adopté, hier, en conseil des ministres
et qui tend, également, à contribuer à «la
modernisation et à la professionnalisation du potentiel de défense
nationale ainsi qu’à la promotion de la place et des intérêts
de l’Algérie sur la scène internationale».
Arezki LOUNI
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