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LE GENERAL MAJOR GAÏD SALAH AUJOURD'HUI A BRUXELLES Vers une adhésion de l'Algérie à l'OTAN Le Quotidien d'Oran, 17 novembre 2004 Le général major Gaïd Salah est attendu, aujourd'hui, à Bruxelles où il se rendra au siège de l'OTAN. La visite de cet officier supérieur a ceci de particulier: qu'elle constitue sa première vraie grande sortie à l'étranger et une de ses missions diplomatiques les plus importantes depuis qu'il a succédé, voici peu de mois, au général major Mohamed Lamari. Et depuis qu'il a pris ses fonctions à la tête de l'état-major des forces armées algériennes. Pour lui, qui a pratiquement assisté à toutes les grandes transformations de notre jeune armée, depuis l'époque glorieuse de l'ALN à nos jours, son déplacement à Bruxelles constitue, à coup sûr, une consécration personnelle et l'aboutissement d'une carrière très longue et très riche. Pour l'ANP, la présence, aujourd'hui, au siège de l'OTAN de son chef d'état-major est presque une péripétie ordinaire et une initiative à mettre sur le compte d'une relation sans doute encore brève -l'Algérie a rejoint le dialogue méditerranéen en 2000- mais très prometteuse. Et ce, au point que certains observateurs n'excluent pas une prochaine adhésion, pure et simple, de notre pays à cette organisation regroupant la force militaire la plus puissante au monde, à commencer par celle des Etats-Unis. Cette perspective n'est, peut-être, pas pour les toutes prochaines années. Mais les paramètres politiques et militaires en vigueur actuellement et l'option stratégique pour laquelle l'Algérie semble opter, aujourd'hui, -un rapprochement avec Washington et une coopération globale visant la sécurité et la lutte antiterroriste en Méditerranée et dans d'autres régions du monde- la rendent inéluctable en tout cas. La visite effectuée par le président de la République au siège de l'OTAN, le 10 décembre 2002 a, en quelque sorte, établi une logique politique dont la valeur a été de rendre évidente la coopération militaire avec l'Alliance de l'Atlantique Nord et son renforcement en termes de formation pour les officiers algériens, de participation aux manoeuvres, ateliers et autres domaines d'échange dans le domaine militaire et de défense. Autre logique qui a davantage entériné la volonté politique algérienne: le Sommet de Prague en novembre 2003. Ce sommet a été, pour Alger, le signal qu'une coopération avec l'OTAN peut se transformer en partenariat stratégique sinon en adhésion. Lors de sa tenue, l'Algérie a proposé un certain nombre de sujets de consultation et de coopération et ont été pratiquement tous acceptés en tant que tels. Rappelons que la dernière participation de l'Algérie au dialogue avec l'OTAN a concerné les parlementaires des commissions de défense à l'APN et au Sénat. Deux députés et deux sénateurs se sont rendus, en octobre dernier, à Nouakchott. La capitale mauritanienne avait alors abrité un séminaire sur la sécurité en Méditerranée. K. H.
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