La proposition est soumise à l'étude par l'état-major de l'armée

L'OTAN propose la participation de l'Algérie dans 200 manoeuvres militaires


Par : Anis Rahmani (de Bruxelles), El Khabar, 13 décembre 2004

L' état-major de l'ALN (Armée de libération nationale) est en train d'étudier des propositions faites aux autorités algériennes par les responsables de l'OTAN, dans le but de renforcer la coopération militaire et l'échange d'expériences entre les deux parties, notamment après la décision de l'OTAN, prise à l'issue du sommet d'Istanbul, en juin 2004, de promouvoir le dialogue avec les pays de la Méditerranée au rang de partenariat.

L'un des responsables de l'état-major international, au niveau du service de la coopération et de la sécurité régionale, le Colonel Clément a annoncé que l'OTAN a proposé à l'Algérie de participer à 200 activités militaires, à partir de janvier prochain jusqu'à fin 2005.

Colonel Clémente a déclaré que l'Algérie n'a, cependant, pas indiqué si elle compte participer à toutes les manoeuvres à venir, ou à un nombre limité seulement.

L'OTAN souhaite qu'un officier supérieur soit chargé par l'institution militaire algérienne d'assurer les contactes et la coordination, aux niveaux des bureaux de cette organisation, à Bruxelles, afin de booster la coopération militaire et sécuritaire entre les deux parties.

C'est la première fois que l'Algérie reçoit une pareille proposition pareille, inscrivant dans le contexte des tentatives de l'OTAN à retracer la carte militaire et sécuritaire de la rive sud de la Méditerranée, devant la recrudescence des "nouvelles menaces", tel que le terrorisme et le crime organisé.

Ces dossiers suscitent actuellement l'intérêt des pays de l'OTAN après le recul des grands dangers comme le contrôle par Etats Unis, le vraie générateur de l'OTAN, des différentes décision dans les plus importantes institutions internationales, tel que l'ONU, et l'échec de l'Union européenne à passer outre l'OTAN dans les traitements des menaces sécuritaires que coure la région, surtout avec la disparition du projet de la force européennes "Eurofor".

Affirmant leurs désirs quant à la participation de l'Algérie à la rencontre qui va réunir les experts de l'OTAN autour de la question du terrorisme, à partir de l'année prochaine, les responsables de l'organisation transatlantique ont exprimé leur désir à mettre leur expérience "à la disposition" de l'institution militaire en Algérie, pour contribuer dans la modernisation de celle- ci à travers une série d'initiatives, incluant notamment la modification de l'infrastructure actuelle de l'institution militaire algérienne "pour garantir une meilleur communication" avec le commandement de l'OTAN.

Dans ce contexte, l'OTAN compte accompagner la réhabilitation des forces armées algériennes et le redéploiement de ses effectifs avec un minimum de pertes matérielles, conformément à ce qui est appelé la théorie de "l'économie de défense". Car selon les responsables de l'OTAN, l'opération pourraient , qui s'étalera sur plus de vingt ans, pourrait coûter beaucoup d'argent à l'Algérie.

 

   
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