Suite à l’accord d’Alger entre Bamako et la rébellion au Kidal

Reprise des négociations entre le GSPC et le gouvernement autrichien

Par Kamel Mansari, Le Jeune Indépendant, 28 juillet 2008

Les ravisseurs des deux otages autrichiens Andreas Klober et Wolfgang Ebner, enlevés en février dernier dans le sud de la Tunisie, ont rompu tout contact avec les autorités autrichiennes, notamment avec les médiateurs présents au Mali depuis le début de la crise.

C’est ce qu’a affirmé, hier au Jeune indépendant, une source proche des familles des deux otages autrichiens, Kobler (44 ans), et Ebner (51 ans).
«Les ravisseurs ont rompu le contact avec les famille et aucune nouvelle n’est parvenue des ministères des Affaires étrangères ou du négociateur autrichien M. Anton Prohaska», a affirmé, à partir de la ville de Salzbourg (nord de l’Autriche), Michael Vogl, le porte-parole des familles des otages, également originaires de cette ville. «Depuis le contact téléphonique entre les ravisseurs et le fils d’Ebner, au début de juillet en cours, il n’y a pas eu de nouveau», regrettait M.Vogl contacté par téléphone, ajoutant que les familles espéraient une reprise des négociations entre les intermédiaires désignés par Vienne et les ravisseurs.
Une autre source au fait du dossier, basée également à Salzbourg, a indiqué au Jeune indépendant que les accrochages entre le gouvernement malien et les rebelles touareg ont paralysé les pourparlers engagés par M. Anton Prohaska, l’ancien ambassadeur d’Autriche à Paris qui se trouve depuis mars dernier à Bamako. L’accord conclu entre la rébellion touareg du nord du Mali et les autorités de Bamako, la semaine dernière à Alger, a redonné de l’espoir aux négociateurs et aux familles des otages quant à une reprise des contacts avec les ravisseurs.
«Le gouvernement souhaite que la rencontre d’Alger favorise une reprise des contacts car à chaque fois qu’il existait une avancée pour libérer Ebner et Kobler des combats éclatent à Kidal», a souligné la même source, déplorant l’assassinat, en avril dernier, de trois médiateurs touareg chargés de négocier avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat.
La semaine dernière, le fils d’Ebner avait affirmé, dans une conférence de presse tenue à Salzbourg, qu’il était difficile de ramener les deux otages en raison des combats dans le nord malien. Toutefois, la presse autrichienne avait accusé l’émissaire de Vienne à Bamako de faire «un mauvais travail» en tergiversant sur le paiement de la rançon de 5 millions d’euros exigée par les ravisseurs. En juillet, une source malienne proche des négociations avait fait savoir que l’un des otages, Wolfgang Ebner, était «très souffrant» et qu’il nécessitait une surveillance médicale. K. M.

   
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