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Libération des deux otages autrichiens Une rançon a-t-elle été versée au GSPC ?Par M. Abi, Le Jeune Indépendant, 2 novembre 2008
Les autorités autrichiennes ont-elles versé une rançon aux ravisseurs du couple autrichien dont la libération a été annoncée avant-hier ? La réponse serait oui si l’on en croit une source proche des négociateurs s’exprimant sous le couvert de l’anonymat au correspondant de l’AFP au Mali. «Je sais qu’il y a une rançon qui a été payée. Mais les choses ont été revues au rabais», selon cette source citée par l’AFP. Les ravisseurs «ont eu beaucoup moins qu’ils ne souhaitaient avoir », ajoute cette même source. Aucune indication n’a été, cependant, fournie sur le montant que les ravisseurs avaient exigé ni sur celui qu’ils auraient obtenu en contrepartie de la libération des deux otages. Wolfgang Ebner et Andrea Kloiber, deux touristes autrichiens, avaient été enlevés, le 22 février de l’année en cours, en Tunisie, selon les ravisseurs. Un communiqué attribué au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) avait revendiqué cet enlèvement. Les ravisseurs avaient, rappelle-t-on, exigé la libération de détenus islamistes, en Algérie et en Tunisie, en contrepartie de ce couple autrichien. L’Algérie avait apporté son soutien aux deux otages et à leurs familles, et déclaré qu’elle n’était pas concernée par cette affaire, étant donné que les deux otages ont été enlevés hors du territoire national et qu’ils se trouvaient, avec leurs ravisseurs, ailleurs. Ni l’Algérie ni la Tunisie, souveraineté oblige, n’étaient prêts à accepter de libérer des détenus islamistes pour satisfaire les exigences des ravisseurs. Ce dont l’Autriche est consciente. Des positions très claires qui refusent toutes les exigences des auteurs de cet enlèvement. Contrairement au flou qui entoure l’affaire du versement ou non de la rançon. «Il n’y a pas eu paiement de rançon. Nous avons respecté le droit international», a déclaré, quant à lui, Anton Prohaska, diplomate autrichien, envoyé en mission à Bamako il y a huit mois pour négocier la libération des deux touristes. Les ravisseurs auraient changé d’exigences, conscients qu’ils ne pourraient pas obtenir la libération de détenus terroristes en Algérie et en Tunisie, avait rapporté la presse autrichienne. «Une source proche du dossier», citée par des agences de presse, avait affirmé, l’été dernier, que les ravisseurs avaient, d’abord, demandé le paiement de 5 millions d’euros, comme rançon, avant de revoir leur «ambition» à la baisse et fixer cette rançon à 2 millions d’euros. Le précédent El Para Cette affaire rappelle, pas seulement par le montant de la rançon, l’enlèvement, dans le Sahara algérien, en 2003, de 32 touristes européens, par Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para, alors «émir» de la zone 5 du GSPC. Un groupe de ces otages avait été libéré grâce à une intervention de l’ANP. El Para avait, après ce revers, ordonné le déplacement des otages, toujours en détention, et les ravisseurs, vers le Mali. Des membres de katibet Tarek Ibn Ziad, créée par El Para, auparavant. |
Touristes enlevés dans le Sahara | ||||
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www.algeria-watch.org
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