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Boumerdès La mafia du sable aurait facilité les actes terroristespar A. T., Le Jeune Indépendant, 31 août 2005 Les derniers attentats commis par des terroristes dans la région de Boumerdès auraient été facilités grâce à l’appui de la mafia locale du sable, selon une source sécuritaire. Une connexion entre les pilleurs de sable friands d’insécurité et d’instabilité, et les réseaux de soutien aux terroristes du GSPC a été démontrée par des enquêtes poussées. Se basant sur des éléments de l’enquête menée par les services de sécurité, notre source indique que «le groupe armé qui avait attaqué une patrouille de gendarmerie a été sûrement appuyé par la mafia du sable qui a récupéré certains éléments du GSPC, non fichés, en bandits». D’autres sources soutiennent en revanche que l’attaque a été entièrement préparée et exécutée par le GSPC qui voulait défier les forces de sécurité en s’attaquant à des blindés sur un axe autoroutier. Malgré tout le dispositif mis en place pour la contrer, la mafia du sable continue de sévir dans la région de Boumerdès où 15 à 20 conducteurs de camions de sable volé sont quotidiennement interpellés par la gendarmerie. C’est ainsi que plus de 4 000 m3 de sable ont été saisis au cours des sept premiers mois de l’année. Ce résultat a été obtenu grâce à la couverture des routes secondaires et des passages secrets empruntés régulièrement par les trafiquants, qui ont été surpris par des barrages fixes. Le quadrillage des voies de passage a rendu presque impossible la poursuite du trafic. Selon une source proche du groupement de la gendarmerie de Boumerdès, «ce phénomène, assimilé à de la criminalité, porte atteinte à l’environnement tout en permettant à la «mafia» locale de se renforcer dans la région». De janvier à juillet, 211 personnes impliquées dans le trafic de sable ont été arrêtées et présentées devant la justice. La majorité est constituée de récidivistes ou de repris de justice impliqués dans d’autres affaires. Malgré l’interdiction d’extraction de sable de mer et de sable d’oued, soumise à autorisation exceptionnelle du wali, la mafia trouve toujours le moyen de détourner la surveillance en usant de vrais-faux documents délivrés par des sablières et des entreprises publiques autorisées. Le gain étant très important, la mafia du sable n’hésite pas à utiliser les méthodes des… terroristes pour desserrer l’étau. Trois gendarmes ont été victimes directement de pilleurs de sable qui fonçaient sur les barrages fixes. Dellys, Sidi-Daoud, Sahel Boubarek ou encore Corso et Boudouaou ont été le théâtre de ces agressions meurtrières. Même un colonel de la gendarmerie n’a pas échappé à la pression des pilleurs en échappant, miraculeusement, à Bordj-Menaïel, à un attentat à la bombe. Les séquelles sont à ce jour visibles au niveau de la jambe de l’officier supérieur. A. T. |
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www.algeria-watch.org
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