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L’affaire des otages autrichiens suscite des interrogations Manipulation et enjeux géostratégiques pour le contrôle du SahelPar Abdelkrim Ghezali , La Tribune,18 Mars 2008 L’enlèvement des touristes autrichiens est en soi un drame humain pour les deux otages et pour leur famille. Le premier niveau de lecture de cette autre affaire d’otages révèle le GSPC qui a réussi à avoir des ramifications dans les régions du Maghreb et sahélo-saharienne. Si l’implantation du GSPC dans les cinq pays du Maghreb s’explique subjectivement et objectivement, son prolongement dans le Sahel demeure, quant à lui, énigmatique. D’autant plus que l’espace sahélo-saharien n’offre, à première vue, aucune utilité stratégique pour le GSPC qui n’arrive pas à avoir la mainmise dans son espace «naturel», l’Algérie. L’étau qui se resserre de plus en plus autour des fiefs du GSPC dans les maquis du Nord et des Hauts Plateaux n’explique pas à lui seul l’implantation du groupe terroriste dans le grand Sahara qui ne lui offre pas l’abri et les moyens de survie nécessaires, sans de puissantes alliances locales et sans protection garantie par une puissance quelconque, même officieuse. Autrement, comment expliquer cette mobilité avec laquelle les groupes armés du GSPC et ceux des Touareg rebelles du Mali et du Niger qui ont d’ailleurs fait jonction, se déplacent à travers un terrain nu et désertique et menacent la stabilité des pays riverains, notamment le Mali, le Niger, l’Algérie et la Mauritanie. L’Algérie qui rejette, à juste titre, toute responsabilité quant à la sécurité des deux touristes autrichiens, dans la mesure où ils ont été enlevés alors qu’ils étaient sur le territoire tunisien, est en train d’assumer pleinement sa responsabilité à travers son implication dans la lutte antiterroriste ainsi que sa responsabilité humaine à travers ses efforts de retrouver et de libérer sains et saufs les deux otages autrichiens. Cependant, l’Algérie s’oppose par principe à toute A. G.
Sollicitée officiellement par l’Autriche La fondation Kadhafi entre en jeuPar Hasna Yacoub, La Tribune, 18 Mars 2008 Les ravisseurs de deux ressortissants autrichiens, enlevés en Tunisie par la branche d’Al Qaïda, ont repoussé leur ultimatum, qui devait expirer dimanche à minuit. L’ultimatum «a été étendu», a indiqué un porte-parole du ministère autrichien des Affaires étrangères, Peter Launsky-Tieffenthal, lors d’une conférence de presse à Vienne, sans cependant en révéler ses détails ni son nouveau délai. «Cela nous donnera plus de temps dans nos efforts pour garantir la sécurité des otages», a-t-il commenté. Un émissaire autrichien, l’ancien ambassadeur Anton Prohaska, se trouve depuis samedi dernier pour «une mission d’information» à Bamako, capitale du Mali, pays où les deux otages -Andrea Kloiber, 44 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, un spécialiste du désert- auraient été localisés, à 150 km de Kidal (nord), selon des informations concordantes rapportées par la presse. Toutefois, le gouvernement malien a déclaré hier n’avoir «aucune information» sur la localisation géographique des otages. «Nous n’avons aucune information selon laquelle les otages sont sur le territoire malien», a déclaré le ministre de l’Administration du territoire, le général Kafougouna Koné, cité par l’AFP. Et si le lieu où se cachent les ravisseurs reste inconnu, les autorités autrichiennes gardent énormément d’espoir pour résoudre cette affaire du moment que le contact avec les terroristes est établi, notamment avec l’aide de services secrets occidentaux, en particulier le service d’espionnage français (DGSE), dont le concours a été ordonné par le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy. Officiellement, l’Autriche refuse toute négociation avec les ravisseurs. Le chancelier Alfred Gusenbauer a exigé «la libération immédiate et sans condition de ces otages» en soulignant que «l’Autriche ne négocie pas avec des terroristes». Mais le fait nouveau reste la demande autrichienne adressée à la Libye pour «participer à la libération» des deux otages. Un diplomate libyen en poste à Bamako a déclaré à l’AFP : «Mon pays a été sollicité par l’Autriche pour participer à la libération des deux otages et nous ferons tout notre possible pour que les otages retrouvent la liberté.» Les autorités autrichiennes n’ont pas voulu confirmer hier une prise de contact téléphonique entre le chancelier Alfred Gusenbauer et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, révélée par les médias autrichiens et l’agence de presse libyenne Jana. Ce qui pourrait confirmer l’information faisant état d’une rançon, dont le montant serait de cinq millions d’euros, exigée par les ravisseurs. Selon une source proche de l’état-major de crise constitué à Vienne au ministère des Affaires étrangères, les ravisseurs demandent la libération de militants emprisonnés et le versement d’une rançon, dont le montant n’a pas été rendu public mais qui serait de cinq millions d’euros, selon l’édition du quotidien autrichien Kurier paru hier. H. Y. |
Touristes enlevés dans le Sahara | ||||
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www.algeria-watch.org
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