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ANP
Gaïd Salah remplace Lamari
Le Soir d'Algérie,
31 juillet 2004
Pris de court par
la démission du général de corps
d'armée, Mohamed Lamari de son poste de chef d’état-major
de l’Armée nationale populaire, le président Bouteflika
revoit “sa copie” et procédera incessamment à la
désignation d’un remplaçant à ce poste stratégique.
Ce sera, indique-t-on de sources très bien informées le
général major Gaïd Salah.
Kamel Amari - Alger - (Le Soir) - Assurant jusque-là le poste
de commandant des forces terrestres, passage, quasiment “obligé” à tous
les chefs d’état-major, Gaïd Salah accomplit donc son
ascension dans la hiérarchie au “crépuscule” de
sa carrière militaire. Son statut de vétéran de
l’armée — il est septuagénaire en fait — semble
avoir grandement contribué à faire de “ammi Salah” comme
l’appellent ses collègues du haut commandement militaire “l’homme
du consensus” en haut lieu. Mais ce qui a certainement tranché en
sa faveur n’est autre que sa vieille amitié avec Abdelaziz
Bouteflika. Ayant assuré l’intérim de Mohamed Lamari
depuis un mois, la pérennisation de Gaïd Salah à ce
poste reste néanmoins une surprise. Cela, en ce sens que, ces
dernières années, la tendance générale dans
l’armée plaidait en faveur de la consécration des
nouvelles générations d’officiers ayant fait les
grandes écoles dans le monde (USA, ex-URSS, France notamment).
Ils sont de ce fait les mieux indiqués pour conduire la politique
générale de professionnalisation et de la modernisation
des forces de l’ANP. Doyen des généraux en exercice,
Gaïd Salah qui appartient à la toute première génération
des officiers supérieurs, de l’ANP avec les Attaïlia,
Hachemi Hadjerès, Abdallah Belhouchet, etc., pourrait-il faire
face à ce défi ? L’énorme et exigeant chantier
qui est la professionnalisation de l’armée, un dossier par
ailleurs très sensible en ce qu’il déterminera grandement
le destin national, tant au plan de défense nationale que politique
absolue, l’essentiel des efforts de l’ANP depuis des années.
C’est, avec la lutte antiterroriste, pratiquement les seules “préoccupations” de
l’armée depuis 1989. Et malgré une situation sécuritaire
dégradante et des turbulences politiques cycliques et régulières,
ce chantier a connu des avancées notables cette dernière
décennie. En juin 2002, une source autorisée du ministère
de la Défense nationale confiait au Soir d’Algérie,
concernant la professionnalisation de l’armée, ce qui suit
: “S’agissant de nos forces aériennes, on peut dire
sans risque de nous tromper que ces dernières ont réussi
une mise à niveau assez appréciable. les forces navales
sont sur la même voie. Il nous reste un effort à accomplir
auprès de nos forces terrestres”. Lesquelles forces terrestres
qui sont sous la responsabilité du général major
Gaïd Salah justement , depuis 1993, date de sa succession à Mohamed
Lamari à ce même poste. Il faut dire que le chef d’état-major
annoncé n’est pas particulièrement un “foudre
de guerre” dans l’administration. En la matière, son
seul fait d’armes, reste un bref passage à la tête
de l’Ecole de formation des officiers de réserve (EFOR)
de Blida, lorsqu’il avait le grade de lieutenant-colonel.
K. A.
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