LUTTE CONTRE LA CRIMINALITE ET L’IMMIGRATION CLANDESTINE

151 gendarmes en formation en France

Le Quotidien d'Oran, 27 mars 2005

La situation géographique de l’Algérie fait qu’elle est un pays de transit pour tous les trafics. Et pour y remédier et lutter efficacement contre ces crimes et fléaux, la Gendarmerie nationale continue «sa mise à niveau» et poursuit sa stratégie d’adaptation de ses moyens et compétences.

Ainsi, après les contacts et les échanges établis avec les services espagnols, allemands et italiens, un groupe de 151 gendarmes a été envoyé en France pour une formation dans le domaine des nouvelles technologies pour une adaptation aux nouvelles techniques d’investigation de la police judiciaire et la spécialisation dans les ressources humaines.

«Dans un premier temps, il s’agit de former des formateurs dans le domaine du contrôle mobile et fixe des frontières avec une familiarisation au niveau des unités opérationnelles de la police française, est-il indiqué» dans un communiqué de la Gendarmerie nationale.

Par ailleurs la Gendarmerie nationale étant présente dans une région considérée comme une zone de transit pour l’immigration clandestine et le trafic de drogue, les autres services similaires de la rive nord de la Méditerranée auront besoin de ses compétences, car, malgré le manque de moyens, elle maîtrise parfaitement ces deux volets qui commencent à inquiéter sérieusement l’Europe occidentale. Mais au-delà de la formation des éléments de la GN, on estime qu’il faut passer à un véritable échange d’informations opérationnelles pour lutter de manière plus efficace contre les diverses criminalités transfrontalières. Et dans ce domaine l’étendue du pays et la nécessité d’une surveillance accrue demandent des moyens matériels en conséquence.

Par ailleurs, la criminalité locale qui se diversifie et prend des proportions alarmantes, dicte une présence permanente, des techniques et des moyens d’investigation que la GN s’attache à mettre au point à travers la modernisation de ses services et la spécialisation de ses éléments.

Il en est ainsi de la lutte contre la délinquance financière et économique pour laquelle des officiers ont subi des formations au niveau du CPA pour la connaissance des techniques bancaires. Ce volet est appelé à être approfondi et élargi. Lors de cette formation, il est également prévu des cours sur la cyber- criminalité.

Par ailleurs, il y a lieu de noter que la Gendarmerie française s’est fait une réputation internationale en matière de dressage de chiens renifleurs. Une expérience utile pour les services algériens qui font face à toutes sortes de criminalité et des réseaux aux ramifications internationales.

Au réchauffement des relations entre la France et l’Algérie qui préparent, entre autres, le traité d’amitié, l’on espère dépasser l’aspect politique et diplomatique pour aller vers une coopération concrète sur le terrain.

Djilali B.

 
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