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Annoncé avant-hier par le président de l’UA : Un centre antiterrorisme dans six mois à Alger par Aït-Châalal Mouloud , Le Jeune Indépendant, 18 mars 2004 Le centre de lutte contre le terrorisme, une idée qui a longtemps germé au sein de l’Union africaine (UA), sera ouvert dans au plus tard six mois à Alger. C’est ce qu’a annoncé, avant hier soir à Addis-Abeba, le président en exercice de l’UA, Alpha Oumar Konare. «Nous sommes convenus d’ouvrir dans six mois un centre antiterrorisme qui sera installé à Alger, coordonnera l’information et mettra au point un mécanisme commun de lutte contre le terrorisme sur le continent «, a fait savoir le président Konare qui s’exprimait devant des médias sur place à l’issue d’une réunion du Conseil exécutif de l’UA. «Nous ne faisons pas cela pour plaire aux Espagnols ou aux Américains, nous le faisons pour notre propre bien. Nous avons subi le terrorisme nous-mêmes, comme au Kenya et au Maroc», a-t-il souligné. Le président de l’UA faisait référence aux attentats perpétrés jeudi dernier dans la capitale espagnole Madrid et qui ont fait 201 morts, soit les plus meurtriers de l’histoire de l’Espagne. Il faisait allusion également au discours prononcé la veille par le président américain, George W. Bush, qui appelait le «monde libre» à «rester ferme « face aux terroristes qui veulent semer un vent de panique planétaire.Motivant la création de ce centre dont l’Algérie a été le principal initiateur, le président de l’UA a soutenu que «sans une paix et une sécurité durables, nos perspectives de développement et de démocratie seront vaines (...) La lutte contre le terrorisme fait partie de notre conception du développement et de la démocratie». En septembre 2002, le président Abdelaziz Bouteflika avait fait de la lutte contre le terrorisme en Afrique un leitmotiv à l’occasion de la « réunion intergouvernementale de haut niveau de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme», qui s’est tenue à Alger. Il avait appelé alors à une stratégie de riposte qui tienne compte, toutefois, des causes qui ont conduit à la dissémination de ce phénomène en Afrique. L’UA avait adopté la création de ce centre et retenu Alger pour abriter son siège eu égard à son expérience accumulée dans la lutte contre les organisations terroristes. Le centre devrait, avec le soutien d’autres institutions internationales spécialisées, servir notamment de laboratoire où se concentrent et se recoupent les informations, les expertises et les plans d’action contre l’internationale terroriste qui active en Afrique. A-C. M. |
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www.algeria-watch.org
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