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LA
GENDARMERIE REPERTORIE TOUTES LES ARMES EN CIRCULATION
Les
GLD et les sociétés de gardiennage les premiers ciblés
Le
Soir d'Algérie, 30 septembre 2004 Toutes les armes
actuellement en circulation, y compris celles détenues
par des civils seront répertoriées au niveau de la Gendarmerie
nationale, a-t-on appris hier de source proche de cette institution.
A ce sujet, notre source a indiqué que l’opération
de recensement qui a débuté depuis janvier dernier a déjà touché 15.000
membres de Groupe de légitime défense (GLD), alors que
les prochaines structures concernées par cette opération
sont les sociétés de gardiennage privées. Selon
la Gendarmerie nationale, cette opération entre dans le «cadre
du développement et du soutien à l’enquête
criminelle dans notre pays et également dans la perspective de
la réalisation de l’Institut des sciences légales
et des investigations dépendant du commandement de la gendarmerie ».
Ainsi, c’est dans ce contexte, a expliqué notre source «que
l’acquisition d’un équipement d’expertise balistique
a été retenu par le commandement de la Gendarmerie nationale».
En somme, il s’agit, du système IBIS (Integrated Ballistics
denification Système). En d’autres termes, il s’agit
d’un «système mathématique d’expertise
balistique, qui permet l’extraction d’une signature de spécimens
numérisés à l’aide d’un ensemble d’algorithmes
de corrélation sophistiqué, qui interrogent une base de
données pour l’obtention des liens des douilles et des balles
mémorisées dans la même base de données».
A ce sujet, en répertoriant toutes les armes en circulation, la
gendarmerie veut arriver à constituer une base de données,
qui constitue d’ailleurs «le point sensible et pertinent
du système IBIS.» Cette base de données représentera,
une fois que l’opération de recensement terminée, «un
afflux d’informations des projectiles numérisées
et sauvegardés sur le système. «La base de données
est alimentée par un ensemble d’utilisateurs formés
sur le système IBIS (…), alors que le processus de corrélation
tient compte des données suivantes à savoir, le type d’événement,
la date de l’événement, le calibre de la pièce
et la forme du percuteur», explique-t-on. Cette première
chez les services de sécurités, sera d’un «d’un
apport considérable pour la justice», d’autant qu’à travers
ce système, «le processus d’acquisition des balles
consiste en l’enregistrement des images des rainures laissées
sur la balle lorsqu’elle a été tirée par l’arme à feu
et pour que IBIS puisse enregistrer une rainure, il faut que l’opérateur
détermine les limites supérieures et inférieures
de la rainure». Ceci étant, le processus de modernisation
entamée par la Gendarmerie nationale dans la perspective de la
mise en service de l’Institut national des études de criminolgies
a permis à cette institution militaire de se doter d’un «système
portrait-robot qui aide à renforcer la répression de la
criminalité et peut aider à soulager l’administration
policière de manière décisive». Le système
qui rentra en activité dans un mois et sera opérationnel
dans le Sud, et ce, dans le cadre de la lutte contre l’immigration
clandestine avant de l’introduire dans le réseau national
de la Gendarmerie nationale est «divisé en trois composantes
avec une tâche bien particulière mais complémentaire».
Selon la Gendarmerie nationale, il s’agit de la composante «Faces»,
qui représente «la banque de données électrique
de photos d’identité et des données de personnes
telles que le tatouage, l’empreinte digitale», de la composante «Phantom»,
qui permet «la création de portrait-robot employé dans
les unités de base, ou un témoin qui donne une description
d’un suspect». «Cette description permet de faire un
choix parmi un groupe de photos d’identité et ce, suivant
le type de personne, le genre, l’âge, la couleur de la peau,
etc. A partir du groupe restreint de photos choisies, l’agent spécialisé peut
faire des combinaisons avec le soutien du témoin, jusqu’à l’aboutissement à un
portrait-robot final», ajoute-t-on. Enfin, la troisième
composante est intitulée, «Checkit 3». Elle est destinée «à l’identification
de visage biométrique au moyen des éléments de la
géométrie du visage qui ne sont jamais altérables
et ce, même si des transformations surviennent sur le visage d’une
personne.» Selon la Gendarmerie nationale, ce système est
d’un «apport considérable dans l’identification
suite à des témoins occulaires de personnes recherchées
ou suspectées ». «Aussi, il peut être d’un
intérêt particulier dans le cadre de l’identification
des immigrés clandestins qui ont déjà fait l’objet
d’une arrestation et enregistrés dans la base de données
du système et qui sont refoulés hors frontière nationale»,
a-t-on déclaré. Abder Bettache
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